Les élections de 2012 offrent l’occasion de saisir les candidats sur leur vision de la “politique culturelle”, cette exception française qui interroge aujourd’hui de bien des manières. Comment interpréter en effet les blasphèmes subventionnés qui ont défrayé la chronique durant l’année 2011, comme Piss Christ ou Golgota Picnic ? Bien avant Mai 68, l'introduction de la “culture” dans le champ politique a bouleversé la politique elle-même, mais aussi les idées et les mœurs… Non sans malice ! Depuis que la culture est supposée relever de la responsabilité de la politique et de l’État, c’est aussi le monde de l’art qui s’est totalement repensé, sans qu’on sache qui est complice de qui. Les dérives occidentales de l'art dit « contemporain » des quarante dernières années en sont une parfaite illustration. Quand un théâtre subventionné programme une pièce blasphématoire, qui est responsable ?
C’est bien l’État aujourd’hui qui finance et soutient des œuvres dites « christianophobes ». La liberté de création est-elle sans limite ? La production artistique peut-elle se juger selon le bien commun ? Est-il possible de soutenir une autre politique culturelle, ou de penser la culture autrement ? Un exemple à suivre : aux États-Unis, les œuvres jugées anti-chrétiennes ne peuvent plus être soutenues par des fonds publics...

Avec : 

Catherine Rouvier

Docteur d'État en droit public et sciences politiques de la faculté de droit de Paris 2 (Panthéon Assas), membre du conseil éditorial de la revue Liberté politique, auteur notamment de Sociologie politique (Lexis-Nexis, 4e édition, 2006). A paraître fin janvier : Les Secrets de la mobilisation des foules, préface de Paul-Marie Coûteaux (Terra Mare).

Christine Sourgins

Historienne et critique d’art, membre du comité de rédaction de Commentaire, chroniqueuse régulière de Liberté politique, auteur des Mirages de l’art contemporain (La Table ronde, 2007). 

 

Un événement espace Georges-Bernanos / Fondation de Service Politique 

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