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Affaire Mitterrand : l'Unicef rappelle à la France le droit des enfants

16 Octobre 2009

Alors que l’Unicef vient de publier un bilan sans précédent sur la protection de l’enfance dans le monde et que la polémique enfle autour du livre de Frédéric Mitterrand, l’Unicef tient à remettre les enfants et la préservation de leurs droits fondamentaux au centre du débat. Des millions d’enfants dans le monde étant victimes d’exploitation sexuelle, il est impératif que l’enjeu du débat dépasse les clivages partisans et la défense de personnalités.

La France a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant, elle a eu un comportement remarqué dans la lutte contre le tourisme sexuel et sa législation sanctionne sévèrement les infractions commises dans et hors du territoire de la République. Dans ce contexte, des questions aussi graves que la violation de l’intégrité physique des enfants ne peuvent être banalisées.

C’est pourquoi l’Unicef déplore la manière dont le débat s’est engagé autour de l’affaire Mitterrand : « Il est regrettable que la polémique médiatico-politique et la récupération qui en est faite monopolisent le débat au détriment des vrais enjeux de la lutte contre l’exploitation des enfants », dénonce Jacques Hintzy, président d’Unicef-France.

En 2000, les États ont pris un engagement fort à travers le protocole additionnel concernant la vente d’enfants, la prostitution et la pornographie infantiles. À ce jour, il est ratifié par 131 pays, dont la France.

L'article 34 de la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE) stipule :

«Les États parties s'engagent à protéger l'enfant contre toutes les formes d'exploitation sexuelle et de violence sexuelle. À cette fin, les États prennent en particulier toutes les mesures appropriées sur les plans national, bilatéral et multilatéral pour empêcher :

a/ Que des enfants ne soient incités ou contraints à se livrer à une activité sexuelle illégale ;
b/ Que des enfants ne soient exploités à des fins de prostitution ou autres pratiques sexuelles illégales ;
c/ Que des enfants ne soient exploités aux fins de la production de spectacles ou de matériel de caractère pornographique.»



[Source : Unicef]


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Commentaires (2)

Paulette Leblanc (17/10/2009): Je vous approuve 100%.
Merci pour tout ce que vous faites. Continuez.
Notre petite équipe travaille aussi pour l'Évangélisation. Voyez notre site

nouvl.evangelisation.free.fr

P.Leblanc
Et n'hésitez pas à nous critiquer
Bien ambigu (22/10/2009): Votre titre laisse entendre qu'à l'occasion de cette affaire misérable l'UNICEF serait intervenue, en quelque sorte dans la foulée de l'indignation provoquée, pour rappeler au respect des droits de l'enfant. En réalité, la citation que vous donnez de M. Jacques Hintzy, président d’Unicef-France, constitue plutôt un désaveu de cette indignation, "polémique", "récupératrice", monopolisatrice" et présentée comme cachant les vraies problèmes. De ce point de vue, elle est choquante, en ce sens qu'elle tend à dissoudre le lien pourtant patent entre les pratiques scandaleuses du ministre et les droits dont la protection est présentée comme une urgence. Ce n'est pas cela que l'on aurait attendu de sa part, mais une interrogation ferme sur la cohérence des engagements de la France, que vous rappelez, et le maintien en son gouvernement d'un personnage qui s'est piqué d'élever au rang de pratique esthétique le tourisme sexuel et l'abus de personnes humaines fragilisées par leur pauvreté. On ne sait ce qui donne le plus lieu à l'écœurement, en tout cela, des pratiques non repenties du personnage Mitterand ou des indulgences dont il est l'objet.

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