Repos dominical

Le projet d'extension du travail le dimanche, voulu par le président Sarkozy, a finalement abouti en août 2009, après une longue et houleuse bataille parlementaire, sur la base d'un compromis arbitré entre l’Elysée, Matignon, le groupe parlementaire UMP et une soixantaine de députés opposés.

Le "principe" du repos dominical est préservé, mais les situations existantes sont légalisées. Dans des zones spéciales, les maires sont autorisés à ouvrir huit dimanches par an contre cinq aujourd'hui. C'est ainsi que les lois "d'exception" fonctionnent en France : le principe est protégé, mais l'infraction - exceptionnelle - au principe est légalisée.

Pour autant, le problème reste entier. Personne ne veut de cette loi, y compris de  nombreux dirigeants d'entreprise. Des citoyens ne cessent de protester auprès de leurs élus. Ici et là, des salariés manifestent, refusant l'instauration du travail dominical dans leur entreprise. Le refus de faire ses achats de confort le dimanche va-t-il devenir une attitude éthiquement responsable ?

Durant l'été 2013, le débat rebondit. Quatorze magasins Castorama et Leroy Merlin ouvrent leurs portes en Ile-de-France, malgré l'interdiction de travail dominical imposée par le tribunal de commerce. Au gouvernement les positions divergent : la logique ultra-libérale s'affronte à la culture sociale et syndicale de certains responsables socialistes.

La Fondation de Service politique est membre de l'European Sunday Alliance

Bibliographie

Mise à jour juin 2010 (cliquer sur le lien)