Le mariage homosexuel s'invite aux élections. Il se trouve que la Cour Européenne des Droits de l'Homme considère que « les autorités nationales sont mieux placées pour apprécier les besoins sociaux en la matière et pour y répondre, le mariage ayant des connotations sociales et culturelles profondément ancrées qui diffèrent largement d'une société à l'autre. ». La question revient donc aux magistrats ou aux législateurs français.
Seulement, le mariage homosexuel et l'adoption par ces couples ne demandent pas qu'un simple ajout au code civil. La reconnaissance du statut de beaux-parents ferait perdre au parent biologique sa légitime autorité sur l'enfant ; supprimer les références aux différences sexuelles pour « libéraliser » le mariage serait la porte ouverte à un mariage qui se fonde sur la volonté des individus – ce qui pourrait déboucher, à terme, sur l’acquiescement juridique à la polygamie.
Tout le droit de la famille serait remis en cause aux profits des désirs dits « bourgeois » d'une minorité de la population. Tout cela au détriment de l'enfant dont il n'est pas établi qu'avoir deux pères ou deux mères lui serait réellement profitable; de l'enfant sur lequel toute expérimentation de ce type est répréhensible; de l'enfant qui est devenu une sorte de poupée aux yeux du monde.










Ceux qui y sont favorables sont les mêmes qui brandissent le sacrosaint "principe de précaution". Pourquoi pas ici ? Sans même faire de référence spirituelle, le mariage tel qu'il existe est une institution soigneusement sélectionnée par l'humainté depuis des milliers d'années pour son utilité. On n'y touche pas sans courir de très grands risques.