Challenges

Le week-end dernier à Camp David, les dirigeants des huit pays les plus industrialisés et ceux de l'Union européenne (UE) se sont retrouvés  pour discuter de « questions économiques et mondiales ». Challenges dresse un bilan des discussions.

« Les dirigeants des pays du G8 ont plaidé samedi 19 mai avec un bel ensemble en faveur de la croissance économique pour compenser l'effet de l'austérité budgétaire et appelé de leur vœux le maintien de la Grèce dans la zone euro » estime l’hebdomadaire économique.

La question économique

Le Président américain, hôte du sommet, a conclu les travaux en déclarant « Tous les dirigeants sont d'accord aujourd'hui ici, la croissance et l'emploi doivent être notre priorité absolue ». Ce bel ensemble n’était pourtant pas gagné d’avance, notamment à cause du désaccord notoire entre Angela Merkel, « apôtre de la rigueur », d’un côté et Mario Monti et François Hollande de l’autre, qui entendent privilégier la relance.

La tendance du sommet a toutefois davantage privilégié ces derniers et François Hollande a exprimé sa satisfaction de voir le soutien à la croissance devenir « le grand sujet » du sommet répondant à une « attente » des opinions publiques et des marchés.

Son homologue italien, Mario Monti, a quant à lui déclaré qu’on ne pouvait pas « se contenter d'attendre des réformes structurelles et la réduction des déficits pour générer de la croissance ».

Les partis sont cependant parvenus à un accord de principe selon les dires de Barack Obama : « Il y a maintenant un consensus de plus en plus net sur le fait qu'il faut en faire plus pour créer de la croissance et des emplois dans le contexte des réformes budgétaires et structurelles » engagées en Europe.

Mme Merkel a appuyé cette apparente entente en soulignant : « Le message important à retenir du sommet, c'est que la consolidation des budgets et la croissance sont les deux faces de la même médaille ».

Les blocages géopolitiques

Toujours à propos de la dette, les dirigeants du G8 ont abordé la question de la Grèce. « Les Grecs sont à nouveau appelés aux urnes le 17 juin et leur sortie de l'euro est ouvertement évoquée » rappelle Chalenges avant de rapporter les propos d’un François Hollande qui s’est particulièrement mis en avant sur ce sujet : « Le message que j'ai voulu porter (...) ça a été le souhait que la Grèce reste dans la zone euro, respecte ses engagements mais soit appuyée, accompagnée par l'Europe pour stimuler sa croissance ».

Les sujets de la Syrie et de l’Iran ont été également évoqués et tous les participants ont encouragé la pacification des tensions en conflit en soutenant l’émissaire international Koffi Annan pour la question syrienne et en encourageant les rencontres avec le groupe des 5+1 pour l’Iran.

 

Source : Challenges