Décryptage
Réponses au débat sur l'homophobie
18 novembre 2008 |
Au nom de la lutte contre l’homophobie, le ministre de l’Éducation nationale couvre une opération de propagande en faveur de la banalisation des comportements homosexuels. Notre mobilisation contre cette campagne a déclenché un grand nombre de réactions, positives et négatives.
Des personnes, se présentant elles-mêmes comme homosexuelles, se disent blessées par notre refus d’accepter que l’homosexualité soit présentée à des adolescents, en classe, comme une « orientation naturelle » de leur sexualité parmi d’autres.
À chacune, y compris celles qui nous insultent et malgré l’anonymat derrière lequel beaucoup se cachent, j’aurais aimé écrire personnellement. Il en va des souffrances liées à l’homosexualité comme de toute souffrance. Rien n’est plus personnel, unique, intime, singulier. Il est déjà difficile de comprendre sa propre souffrance ; comment comprendre vraiment celle de l’autre ? Cette incapacité ne veut pas dire mépris ou indifférence, au contraire. Toute personne en souffrance est respectable ; elle porte un appel à davantage d’attention et d’accompagnement, quand bien même elle insulterait le ciel et la terre entière.
Que certains qui se sentent blessés aient voulu exprimer ce qui déborde de leur cœur, soit. Leur attitude ne m’empêchera pas de penser qu’elles se trompent si elles espèrent trouver la solution à leurs difficultés en forçant la société à changer ses paradigmes et ses références fondatrices.
Le contenu même de ces réactions m’oblige à m’en expliquer davantage en précisant ici quelques points en discussion.
La souffrance ne saurait empêcher l’exercice de la raison
En premier lieu je voudrais indiquer à ceux qui nous en accusent que nous ne confondons pas homosexualité et pédophilie. La pédophilie est généralement définie comme l'attirance sexuelle d'un adulte envers des personnes impubères. Elle est classée comme trouble de la sexualité par la CM1 (Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes) qui est la liste des causes de morbidité et de mortalité publiée par l’OMS. L’homosexualité procède de processus psychologiques très différents et beaucoup la considèrent comme une « orientation » innée.
En France, si la majorité légale est à 18 ans, la majorité sexuelle est à 15. Mais à ne s’en tenir qu’à cette frontière légale, banaliser l’homosexualité chez des adolescents qui, on le sait, sont encore souvent en quête de maturité, fait objectivement courir le risque concret de banaliser la pédophilie en facilitant la transgression de cette frontière perméable et floue. En ce sens, lorsque Gérard Longuet s’étonne que l’on promeuve à l’école de nouvelles formes de sexualité tout en combattant la pédophilie, il n’a pas tort : il met le doigt sur une divergence qui va au-delà du simple « paradoxe ».
Une autre personne écrit « c’est désespérant de vous lire », et me pose cette question : « Vous êtes-vous jamais demandé ce qu'on ressent lorsqu'on est homosexuel et que 90 % des gens autour de vous sont hétérosexuels et imposent la norme (le plus grand nombre) ? »
Au risque de surprendre ce correspondant, oui, je me suis demandé ce que ressentaient les personnes homosexuelles dans un milieu hétéro !
L’enquête que j’ai conduite m’a appris qu’il existe autant de manières de vivre son homosexualité que de personnes homosexuelles. Sans doute existe-t-il des constantes ; mais en dépit de quelques généralisations approximatives, il y a autant de manières d’être heureux ou malheureux que d’individus, précisément parce que leur identité et leurs aspirations ne se réduisent pas à cela.
Un combat politique
Beaucoup de personnes homosexuelles ont le sentiment d’être marginales, minoritaires, mal acceptées, incomprises ; c’est la raison pour laquelle elles vivent souvent entre elles et ne cherchent guère à s’insérer dans des réseaux plus larges. Le communautarisme est pour elle une tentation fréquente.
Ce constat permet-il de comprendre la vraie nature de leur malaise ? Mettre des mots sur des souffrances profondes permet-il de les comprendre ?
Que les associations gayes demandent pour les personnes homosexuelles le respect dû à tout individu est une requête légitime. Si ce respect n’est pas assuré dans certains établissements scolaires ou universitaires, il est normal qu’elles en saisissent l’autorité compétente et remontent jusqu’au ministre s’il le faut.
En revanche, en tentant de prendre en charge l’éducation sexuelle des enfants, elles changent de registre et révèlent leurs véritables intentions. Il ne s’agit plus d’une juste revendication, mais d’une pensée militante destinée à asseoir le pouvoir d’un petit groupe qui utilise la souffrance des uns et la culpabilité des autres pour parvenir à ses fins. Exploiter politiquement les problèmes d’une minorité, jouer sur les ressorts personnels, moraux, intimes sont des méthodes caractéristiques des idéologies révolutionnaires qui ont ensanglanté le XXe siècle.
Les lobbies gays qui cherchent à faire croire aux homosexuels qu’ils seront heureux et respectés lorsque les comportements homosexuels seront — enfin — reconnus à l’égal des comportements hétérosexuels, grâce à leurs luttes, les trompent… Comme le Parti communiste a trompé la classe ouvrière russe en 1917.
Et c’est là que fonctionne le piège politique ; car il s’agit aussi de politique et de liberté politique, c’est pourquoi cette question nous concerne. Bien loin de libérer les personnes homosexuelles, les associations gayes qui veulent structurer la vie en société sur le respect de fausses identités, institutionnalisent l’aliénation et les conflits dont celles-ci sont la cause.
C’est à quoi songent les lobbies gays en voulant introduire dans les enseignements sur la sexualité l’idée qu’il n’existe plus deux sexes mais seulement des « orientations » diverses, toutes équivalentes en fait, et plus encore en droit : hétéro-masculin, hétéro-féminin, homo-masculin, homo-féminin, « bi » et enfin transsexuel.
Cette utopie augmentera peut-être un peu le nombre de jeunes homosexuels mais les rendra-t-elle plus respectueux les uns des autres et mieux dans leur peau ? Au vu de très nombreux témoignages, l’expérience, y compris celle de la vie dans les milieux gays ou lesbiens, ne permet pas de l’affirmer. Les rapports de domination ne sont pas abolis pour autant ; ils changent simplement de support.
La notion d’identité
Pour respecter une personne, il n’est heureusement pas nécessaire de connaître ni de qualifier son comportement sexuel. Que cette réponse soit éprouvée comme blessante ou révoltante par une partie de la communauté homosexuelle témoigne qu’il existe en effet un vrai problème. Mais ce problème n’est pas tant dans la société que dans l’esprit de ceux qui, pour des raisons idéologiques, veulent faire du prosélytisme.
Ce problème repose sur plusieurs confusions.
En premier lieu, la réduction de l’individu à ses actes, quels qu’ils soient. Or toute personne les dépasse infiniment, heureusement pour chacun de nous. Inversement, conférer à un individu une identité sur la base de son comportement, en particulier sexuel, c’est à coup sûr l’aliéner en l’enfermant dans une finitude d’autant plus désespérante que l’acte, une fois posé, devient irréversible et irrémissible.
Cette confusion entretenue — sciemment ou non — fait l’impasse d’une part sur la liberté fondamentale de chacun, plus ou moins réalisée dans les actes posées, d’autre part sur la possibilité de changer, en bien ou en mal, donc sur le progrès possible de chacun dans sa conduite. Dès lors, juger un acte, devient juger la personne, donc la rejeter si cet acte qui désormais la définit est refusé ou jugé négativement par d’autres, voire par lui-même. C’est la raison pour laquelle, sans le savoir clairement, certains désespèrent de leurs propres actes, et renoncent à toute possibilité de changement au point d’être tentés par le suicide.
On sait bien que l’adolescence est fréquemment l’occasion d’expériences de toute nature, y compris homosexuelles, souvent passagères, voire réduites au stade préliminaire de la tendance, expériences qui témoignent seulement d’une ambivalence qui tarde plus ou moins à se stabiliser. Mais à cause de cette confusion entre l’acte et l’identité, des jeunes qui ont eu une relation homosexuelle occasionnelle en viennent de ce seul fait à se définir comme homosexuels et sont contraints de s’enfermer dans ce qui leur est imposé comme une identité. Au prix d’une désespérance immense.
Au risque de blesser les 5 à 7 % de Français qui ont fait, font ou feront une expérience homosexuelle (d'après le site militant monchoix.net), il n’y a jamais eu, il n’y a pas, et il n’y aura pas davantage demain d’identité homosexuelle, pas plus qu’il n’y a une identité hétérosexuelle. Sous ce rapport sexuel, il n’y a d’identité que masculine et féminine, et cette différence est reçue, qu’on le veuille ou non : elle échappe à notre volonté, comme d’ailleurs nombre des autres constituants de ce qui finit par faire l’identité, spécifique et unique, de chacun de nous : à commencer par ses parents, sa famille, son pays de naissance. Un comportement, une inclination, une habitude, ne constituent pas une identité : on ne s’identifie pas plus à son honnêteté (ou sa malhonnêteté), à son courage (ou à sa lâcheté), qu’à sa profession, sa confession ou à ses hobbies.
Qu’il existe des bipolarités différentes, que la bi-sexualisation psychique soit en partie culturelle, qu’elle puisse être difficile pour certains, personne ne le conteste. Il n’en demeure pas moins qu’être femme, c’est être né d’un être du même sexe que le sien, et qu’être homme c’est être né d’un corps de sexe différent. Il n’est pas nécessaire d’avoir fait beaucoup de psychologie pour comprendre que « parce qu’il est sexué, l’homme devra renoncer à être ce qu’il est à son origine, union des différences. Il ne trouvera son identité qu’en s’identifiant à celui qui est comme lui à l’origine, et en renonçant à s’identifier à celui qui n’est pas comme lui et qui cependant lui aussi est à l’origine » (Thibaud Collin – in Le Mariage gay, les enjeux d’une revendication, Eyrolles, 2005.)
Tout individu se structure dans la différence grâce à un tissu de relations complexes qui commencent dès avant la naissance. La sexualité y entre pour une large part ; mais elle n’est pas seule en cause, loin s’en faut. Toute relation humaine n’est pas sexuelle même si l’érotisation actuelle de la société tend à le faire oublier. L’amitié, la connivence, la communion entre deux personnes peuvent être de nature principalement spirituelle, intellectuelle ou esthétique ; elles sont d’autant plus riches qu’elles sont libres de toute connotation sexuelle, à l’inverse de la démarche d’identification par l’homosexualité.
L’aliénation par l’enfermement dans le regard de l’autre
L’affirmation selon laquelle la différence sexuelle, masculin/féminin, serait source d’aliénation et favoriserait la projection d’une situation dominante des « hétéros » sur les « homos », résulte de la même confusion. L’un de nos détracteurs m’écrit : « Tu te crois supérieur parce que tu es attiré par les filles ? Ca te fait être quelqu'un de supérieur? Foutaise! » Et un autre dit à peu près la même chose avec plus de courtoisie : « Cette campagne permettra aux jeunes homos ou bisexuels et bisexuelles de pouvoir s'affirmer, et ne plus se sentir dévalorisés et humiliés sans cesse. »
Elle résulte d’une erreur fondamentale sur le sens dans lequel fonctionne l’aliénation. La revendication gay consiste à faire croire que l’on ne peut exister que dans le regard de l’autre et donc à imposer à l’autre de conformer son propre regard à ce que chacun voudrait que cet autre voie de lui.
Un lycéen l’écrit sur notre site : « Je suis gay, et l'homophobie à l'école, je connais : insultes, moqueries au quotidien, dévalorisation de soi par ces propos qui nous humilient sans cesse, alors qu'on ne choisit pas d'être homo ! Risque d'agression physique, devoir se taire pour éviter le rejet, etc. »
Il n’est pas question de mettre en doute ce témoignage ; mais est-ce que la cause du rejet dont est victime ce jeune homme est son homosexualité, ou bien sa fragilité intérieure dans un environnement scolaire où les règles de respect les plus élémentaires n’ont plus cours ? Faire croire à des jeunes qu’ils seront heureux lorsque le regard des autres sur eux aura changé, c’est les placer sous une dépendance qui est à l’opposé de toute libération véritable. Chacun sait que la maturité affective n’est possible que si on se libère du regard des autres, en particulier de celui des parents, pour exister par soi-même et s’aimer tel que l’on est, et non comme les autres nous voient, ou nous imaginent.
Le plus sûr moyen d’être respecté et reconnu, c’est donc d’abord de savoir soi-même qui on est. Quel que soit le groupe ou la communauté, ceux qui manquent de confiance en eux-mêmes risquent toujours d’être transformés, à un moment ou à un autre, en souffre-douleur ou en bouc-émissaire.
En conclusion, imaginer que l’on va enseigner le respect de l’autre en jetant un voile sur la structure profonde de la personnalité, en confondant identité et comportement sexuel à un âge où la personnalité est mouvante, relève de la plus pure utopie et d’un grave déni de la réalité.
Les très nombreuses réactions que nous avons reçues nous confirment que la pétition que nous avons lancée pour alerter l’opinion publique et le ministre de l’Éducation nationale est plus justifiée que jamais. C’est pourquoi nous invitons toutes les personnes de bon sens à la signer, y compris les personnes homosexuelles qui ne veulent pas se faire manipuler par des lobbies qui ne défendent leurs intérêts qu’en apparence et instrumentalisent leurs souffrances à des fins politiques.
Pour en finir sur le respect des différences, je ne peux pas passer sous silence les insultes dont certains ont agrémenté leurs propos. Le site Liberté politique.com est un site d’échange. Nous remercions tous ceux qui nous ont adressé des commentaires, dans un sens comme dans l’autre, même s’ils sont en désaccord avec nous. Certains ont exprimé leur souffrance : nous les respectons. D’autres ont crié leur colère ou nous ont insultés sous le masque de l’anonymat : nous ne l’acceptons pas.
Ce forum est libre d’accès, la parole y est libre, mais cette liberté comporte une condition sans laquelle elle ne survivra pas : le respect de l’autre et de ses arguments. Ceux qui espèrent nous intimider se trompent. Nous refusons le terrorisme intellectuel de ceux qui se croient, d’un bord ou de l’autre, les bien-pensants d’aujourd’hui.
Nous en appelons donc à la responsabilité de chacun. Si certains ne le comprennent pas, nous retirerons leurs commentaires de la liste des messages reçus.
* Thierry Boutet est porte-parole de la Fondation de Service politique.
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Commentaires (17)
La dignité humaine consiste à affirmer que la vie humaine à une valeur inestimable. Donc, elle ne peut pas être manipulée. Il n'y a donc pas plusieurs façon de fonder une famille car un enfant a la droit d'avoir un père et une mère. De même, ce n'est pas une chose qui peut être désirée. Il n'y a pas de droit à l'enfant. Voilà pourquoi il n'est pas admissible que les homoseuxels puissent se marier et former une famille grâce à des recours extérieurs.
Enfin, j'ajoute que les revendications des lobbies gayes deviennent de plus en plus insupportables. Jamais la société n'a autant rejettée les homos que depuis qu'ils revendiquent l'accès à une institution et des droits qu'il n'est pas légitime de leur accorder.
Je ne suis absolument pas d'accord avec Christophe. Depuis que des droits ont vu le jour pour les homos, depuis que leurs revendications se font davantage entendre et sont relayées par les médias, les choses ont évolué dans le bon sens pour leur acceptation même si des problèmes demeurent. Depuis 10 ans, le regard sur les homosexuels me semblent avoir beaucoup changé. Désormais nombreux sont les parents qui soutiennent leur enfant gay au lieu de le rejeter par exemple...C'est tt de même un sacré progrès !
Ce qui me choque le plus ds les mots de Christophe c'est "la relation homosexuelle n'a en rien la même valeur qu'une relation humaine" ...Comment ça ?? Déjà c'est profondément insultant, méprisant et indigne d'affirmer celà ...et intellectuellement c'est très bas : tte relation qui relie deux êtres humains est par définition une union, une relation humaine.
De plus contrairement à ce que dit Christophe, anthropologiquement au contraire il y a plusieurs façon de fonder une famille : l'histoire et différentes sociétés l'ont bien montré.
Les comportements de haine que vous décrivez sont scandaleux. Mais je ne suis pas sûr qu'ils soient "intrinsèquement" liés à l'homophobie. Des comportements similaires ont été ou sont hélas toujours aussi fréquents à l'égard des "youpins", des "nègres", des "bicots". Et malheur à l'enfant qui a tendance à beaucoup loucher, au rouquin, à celui qui a un bec de lièvre, etc.
La seule constante, c'est le besoin de haïr et la lâcheté du groupe qui s'acharne sur son souffre-douleur. L'occasion n'est souvent que cela, l'occasion.
Il est possible de condamner vigoureusement les comportements que vous décrivez sans pour autant considérer que l'homosexualité va de soi. Les homosexuels doivent être respectés non pas parce qu'ils sont homosexuels, mais parce qu'ils sont des hommes.
La comparaison n'est pas parfaite, je sais, mais elle n'est pas totalement hors de propos non plus. Dire qu'il vaut mieux voir que d'être aveugle, ce n'est pas insulter les aveugles. Et le respect dû aux aveugles est dû aux hommes qui se trouvent être aveugles, pas à leur cécité. Et il est légitime qu'une société s'emploie à prévenir la cécité.
Bien à vous.
Pour ce qui concerne la famille, il n'y a pas droit de fonder une famille sans tenir compte du principe de dignité humaine. Par ce principe, on considère que la vie humaine à une valeur inestimable, donc qu'elle N'EST PAS MANIPULABLE A VOLONTE. Cela dit,
1: un enfant a le droit d'être élever dans la mesure du possbile par un père et une mère, puisqu'il faut un homme et une femme pour lui donner la vie.
2: Un enfant n'est pas une chose qui peut-être désirée, ce n'est pas un objet de droit. IL N'Y A PAS DE DROIT A L'ENFANT. Reconnaître un droit à l'enfant, c'est lui refuser le statut de personne humaine. L'adoption consiste à trouver une famille à un enfant et non à trouver un enfant pour une famille. Comme un enfant a le droit d'avoir un père et une mère, une famille consite en l'union d'un homme et une femme (une famille humaine). Donc on lui trouve un père et une mère. L'adoption par les célibataires est déjà une reconnaissance partielle d'un droit à l'enfant (ou droit au désir d'enfant) et un non respect de la dignité de l'enfant. Maintenant, la dignité humaine on y croit ou on y croit pas. Soit on est humaniste, soit on est fasciste ou communiste et dans ce cas la vie humaine n'a pas de valeur. Celui qui croit à la dignité de l'homme ne peut pas défendre les revendications des homos, pas plus qu'il peut être favorable à l'euthanasie.
Enfin, une dernière chose. Il serait tant d'arrêter de croire qu'il y a une discrimation entre homosexuel et non homosexuel. Il n'y a pas de genre homo ni de genre hétéro. L'homme est libre. Les homos ont déjà les mêmes droits que les autres pour se marier et fonder une famille sauf qu'ils qu'ils n'ont pas choisis de s'unir en tant qu'homme et femme. Il faut assumer ses choix.
Si votre objectif est de promouvoir le respect de tous, et notamment des homosexuels, en tant que personne humaine et au delà de nos actes/comportements/tendances, comment proposez-vous de le faire concrètement tout en considérant l'homosexualité comme inférieure?
En effet, le décideur politique est confronté à la souffrance des personnes homosexuelles, notamment à l'école, et propose -une fois de plus- une solution expéditive. Vous nous montrez que cette solution est une impasse; mais vous ne proposez rien pour améliorer le problème.
Cela manque à votre article et je pense que votre action gagnerait beaucoup en efficacité avec une alternative politique concrète en plus de vos réflexions intellectuelles, si justes soient-elles.
Il convient que nous Chrétiens en particulier, les jeunes dont je fais parti,
prenions conscience que c'est d'abord sur le terrain de la raison
que nos concitoyens et contemporains nous attendent.
Les réactions aperçues sur le sujet prouvent bien qu'il était bien nécessaire de diffuser votre article et la réflexion.
Je vais faire mon possible pour diffuser le plus largement et contribuer financièrement par mes propres moyens.
Bonne continuation merci d'apporter sur la place publique ces actualités tuent par les grands médias.
"Dès lors, juger un acte, devient juger la personne, donc la rejeter si cet acte qui désormais la définit est refusé ou jugé négativement par d’autres, voire par lui-même"
->Tout à fait ce que vous faites!
"Mais à cause de cette confusion entre l’acte et l’identité, des jeunes qui ont eu une relation homosexuelle occasionnelle en viennent de ce seul fait à se définir comme homosexuels et sont contraints de s’enfermer dans ce qui leur est imposé comme une identité"
->Je profite de cette phrase pour rappeler que la Ligne Azur n'est en aucun cas constitué de personnes voulant faire croire aux jeunes hétéros en questionnement qu'ils sont homosexuels, contrairement à ce que disait l'un des anciens commentaires. Ce sont les jeunes eux-même qui se contraignent à cet enfermement, car ils n'ont personne à qui parler, personne qui à l'école ne leur à jamais dit qu'une relation homosexuelle ponctuelle spontanée n'est pas signe d'une homosexualité, si elle ne s'accompagne pas de désir, d'attirance véritable pour les membres du même sexe. Et je pense que cette campagne contre l'homophobie serait un bon prétexte pour justement mettre les choses aux points.
"Le plus sûr moyen d’être respecté et reconnu, c’est donc d’abord de savoir soi-même qui on est. Quel que soit le groupe ou la communauté, ceux qui manquent de confiance en eux-mêmes risquent toujours d’être transformés, à un moment ou à un autre, en souffre-douleur ou en bouc-émissaire."
->Donc pour résumer, si on s'assume, si on a confiance en soi, si on se libère du regard des autres, tout ira bien? Il est évident qu'il faut ignorer le regard des autres, mais quand ce regard est de l'étonnement, de l'incompréhension, ça va, quand ce regard est haineux, on peut être encore l'ignorer, mais les coups, les vrais coups physiques qui blessent, c'est pas en fermant les yeux qu'ils vont disparaitre. N'étant pas publiquement "sorti" du placard (pas que je le cache, mais je vais pas le crier sur tous les toits), je ne peux m'imaginer ce que peut subir un jeune "outté" et visé directement pas les insultes, mais je tiens à vous dire que dire à un jeune dans ce cas là que c'est parce qu'il est "fragile", que c'est de sa faute, que c'est à lui de dresser une barrière, pas aux autres d'arrêter de l'abattre, c'est maladroit, vraiment maladroit!
"C’est pourquoi nous invitons toutes les personnes de bon sens à la signer, y compris les personnes homosexuelles qui ne veulent pas se faire manipuler par des lobbies qui ne défendent leurs intérêts qu’en apparence et instrumentalisent leurs souffrances à des fins politiques."
-> Et là , qui est ce que manipule l'autre? Vous, vous qui considérez que les ados sont innocents et que ça ne les regarde pas, vous qui considérez que tous les enfants sont hétérosexuels, et qu'il faut mieux sacrifier la minorité que de risquer de déranger la majorité.
"D’autres ont crié leur colère ou nous ont insultés sous le masque de l’anonymat : nous ne l’acceptons pas."
->Autant vous n'acceptez pas que certaines personnes vous traitent d'homophobes, mais vous acceptez très bien que certains parmi vous insultent les homosexuels (sous couvert de "ce n'est pas l'homme que je condamne, mais la pratique" et pas toujours)
Maintenant les commentaires
->A Krohn, j'ai un instant pensé à imprimer ton post et de le distribuer en grande quantité dans mon lycée, mais c'est pas trop réalisable ^^
"Jamais la société n'a autant rejetée les homos que depuis qu'ils revendiquent l'accès à une institution et des droits"
-> En même temps, si les homos se taisent, l'hétéro moyen en oublie leur existence. Il oublie qu'il côtoie quotidiennement des homos qu'il pense spontanément hétéro. Et c'est d'ailleurs je pense l'un des but de la tant décriée Gay Pride : rappeler aux gens que les homos existent, qu'ils ne sont pas (encore) sur un pied d'égalité avec le reste de la population, et qu'ils ne se tairont pas jusqu'à ce qu'ils le soient.
"Les homosexuels doivent être respectés non pas parce qu'ils sont homosexuels, mais parce qu'ils sont des hommes. "
->Très belle phrase. D'ailleurs, les homosexuels doivent avoir les mêmes droits que les autres, non pas parce qu'ils sont homosexuels, mais parce qu'ils sont des hommes.
PS: Désolé pour la longueur!
Je comprends bien cette souffrance par rapport à ces insultes.
Mais j'ai du mal à voir le lien entre faire la promotion des pratiques homosexuelles auprès des jeunes en train de construire leur vie et défendre les personnes homosexuelles.
Ce sont deux choses bien différentes, et c'est cet amalgame que ce site dénonce.
Oui, il faut éduquer les jeunes à ne plus lancer d'insultes contre toute "catégorie" (homosexuels, noirs, juifs, cathos, maghrébins....).
En revanche il est illusoire de penser que les gays auront moins d'insultes si on propose une éducation sexuelle qui valorise le comportement homosexuel. En quoi un tel enseignement apprend le respect des personnes ? En rien. Si quelqu'un est anti homo et qu'il suit cet enseignement, il le restera puisque son raisonnement est : si une personne est homosexuelle, alors je peux l'insulter.
Nous voyons bien par là que ces enseignements sont inutiles pour protéger les gays.
Mais en outre ces enseignements posent un problème moral lorsque l'on pense que le comportement homosexuel pose un problème sur le plan moral.
Prenons une comparaison pour bien comprendre à quoi mène la confusion entre respect des personnes et promotion des comportement.
Une insulte courante dans notre société est "poivrot". Le ministère de l'éducation nationale décide alors de faire la promotion de l'alcoolisme dans les collèges pour protéger les alcooliques. Inutile d'imaginer le tollé jusitifié que cela provoquerait. Et bien c'est pourtant exactement ce qui se passe avec l'homosexualité aujourd'hui (et c'est ce pourquoi ce site réagit). Pourquoi ces campagnes sont-elle alors acceptées par le ministère et les médias ? Parce que l'idée sous jacente est que les comportements homosexuels sont normaux sur le plan moral (et même à encourager chez ceux qui le souhaitent).
En conclusion, on voit que le vraie sujet de non accord est sur la valeur morale de l'homosexualité.
En revanche, nous sommes tous d'accord pour dire que toutes les personnes ont droit à un respect, quelque soit leur état de vie, il n'est donc pas question de juger les personnes.
Je me permet d'insister sur un point que je rencontre souvent en temps que (trés) jeune en questionnement: La méthode.
Nous découvrons chaque jour la puissance des lobbies.
Et le lobbie Gay est à traiter de la même manière que n'importe quel lobbie (car le lobbie de la cigarette n'est pas composé de fumeurs).
Ne vous excusez pas de leur rentrer dedans !
Ce que je veux dire par là , c'est que ce sont des personnes prenant le milieu homosexuel en otage, lui faisant faire et dire des choses sans (ou trés peu) fondement aucun.
Et ce n'est pas le cas, car les homosexuels ne sont pas des grandes folles gueulantes en plumes fluos sous les porches de lycées: ça ce sont des Gays !
Effectivement leurs revendications ne sont que des copié-collé-inversé de discours d'associations comme la votre, qui - et je vous en félicite encore - s'évertuent à prôner la prudence et le discernement sur la question de l'orientation sexuelle.
C'est d'ailleurs un point qui me laisse toujours admiratif: Le calme et la dignité dont vous faites preuve face au débordement dont ces lobbies sont coutumiers (j'en ai vu quelques uns à l'oeuvre...). Et ceci en sachant qu'ils tiennent le haut du pavé et dominent toute l'intelligentsia médiatique.
Et c'est là aussi que réside leur "force": ils s'opposent et détruisent et ne proposent jamais rien:
De tout les tracts et pseudos militants que j'ai vu au sortir de la fac (et pourtant j'en ai tapé des discutes), pas un n'aligne le quart de la moitié du commencement de votre argumentation.
Par contre ils réclament, insultent, s'opposent, s'indignent (celui là ils l'aiment bien) à tout bout de phrase.
De plus, mais je ne vous apprends rien hélas, ils insultent tout opposant sans la moindre once de tolérance.
Effectivement l'Education National m'a bien parlé de pareils "agissements", mais il parait que c'était dans les années 1930...
j'avais personnellement mes opinions: Trés "open"... avant de les avoir vus à l'oeuvre (seuls lobbie que j'ai vu entrer dans les salles de cours avec les vieux syndicalistes ! ).
Et c'est là que réside votre "force": Car nous jeune, aussi alarmant que cela puisse paraître et aussi inexistante soit notre formation (MTV, MSN, le JT au mieux...), on nous la raconte de moins en moins. J'aime défier l'autorité autoritaire, et quand on me dit quoi penser ... soyez sûr que j'irais en tâter !
Donc au risque d'avoir eu l'air décousu, je résume:
Ce n'est pas tant par la force de vos arguments que par la douceur et le respect (la clandestinité) de vos méthodes que vous ferez passer votre message.
Courage les jeunes ne sont pas si cons !
Un Homo Sapiens (autant qu'il peut)
Si l'homosexualité était "normale", cela impliquerait qu'elle soit viable comme choix de société. Hors ce n'est pas le cas, simplement pour des questions de renouvellement des générations. La nature elle même nous montre l'homosexualité ne peut être un mode de fonctionnement viable puisque stérile par essence. Elle sera toujours cantonnée à un choix marginal.
Chaque individu à droit au respect, tant que ces choix demeurent dans une sphère privée et sans nuire aux autres.
Quand on décide d'imposer ses choix comme norme, en voulant les inculquer à nos enfants dans nos écoles, on n'est plus dans le domaine du privé, on est dans le domaine du conflit.
Pourquoi ne parle-t-on pas de "l'agression" des lobbies gays envers les valeurs familliales, dans bien des médias ?
Mikaël
Déjà respect les gars de poster ici. Y'a de la démarche.
Désolé pour le doublon, mais j'avais pas vu tout les commentaires, et ceux là sont tout a fait dans ce que j'ai posté plus haut.
La méthode les gars. La méthode !
Que ce soit justifié ou non, les lycéens et étudiants en ont ras le c/bol de se faire harponner à la sortie des cours (ou en cours) par des gars qui n'ont rien a dire de plus que ce qu'on voit déjà sur TNT ou Web. c'est à dire des slogans ineptes au mieux, insultants ou haineux au pire.
Et si certains gobbent tout tel quel, par faiblesse ou absence de réflexion, certains le vomissent.
Et c'est là que je veux attirer votre attention: On est plus en 1960.
La révolution elle est passée. Les acquis sont acquis. Libération et assimilation sont passés. Tout n'était pas parfait, mais à force de gueuler sur des types sincères et intelligents comme Mr Boutet, vous avez attisé du fond de notre passé des instincts qui auraient du restés endormis.
Et ce que vous évoquez ça et là d'homophobie etc... ce n'est pas tant la bête que vous achevez que celle que vous réveillez.
Car de ceux qui vomissent toute tentative de matraquage de cerveau au lycée ou à la fac, ceux qui n'ont pas les moyens de résister autrement a ces intrusions dans leur libre arbitre, ceux là se réfugient dans des slogans faciles.
Ces gars et ces filles sont mes camarades. Je les entends, et c'est pas beau, dans un sens ou dans l'autre !
Car ils vont se servir de ce que les lobbies leur ont appris: l'hypersensibilisation, le sensationnel, l'irrationnel...
Comment croyiez vous qu'ils allaient réagir?! en argumentant comme monsieur Boutet !? Ben non ! Ils vont faire comme au JT, taper, insulter ... Vous les entendez déjà rejoints par les vieux loups...
Ce sont ces "campagnes de sensibilisation" que j'accuse.
Toutes: anti racisme anti celà , désobéissance civique etc... Eh ben croyez moi ils vont désobéir les gamins, mais pas comme l'esperait ce bon Noël M.
L'intolérance n'a jamais été aussi florissante sous toutes ces formes. Reveillez vous !
Pourquoi? Car les Réac et les fachistes ont changé de camps, les libertaires et libertins aussi... et devinez qui est qui ?! Mais à la différence de 68, je doute qu'il y ait d'issue positive.
Je suis un peu fougeux, mais comprenez moi bien les gars !
Ces méthodes vous desservent... gravement. Ces lobbies gays sont des gars virulents et violents, qui répondent sur le même registre que les fascistes des années 30... comme tout les lobbies. Et je n'en défends aucun soyez en sûrs !
L'Homo Sapiens (encore un peu)
Nous oublions que sous prétexte d'éducation vertueuse, des générations ont subi la violence muette des soi-disant "bien-pensants". Nous oublions de prendre en considération cette violence-là , qui sait hypocritement prendre le masque de la douceur et du respect qui impressionne tant Mikael ci-dessus. On juge un arbre à ses fruits. Essayons de comprendre que l'agressivité des lobbies gay est le fruit de cette prétendue "éducation vertueuse" mal digérée car souvent indigeste. Faut-il encore en "remettre une couche"??
Je crois que nous l'admettons tous ici, l'amour envers une personne du même sexe est une réalité qui touche une partie minoritaire de la population, et nul ne souhaite que cela se répande.
Mais alors pourquoi le taire, pourquoi faire comme si elle n'existait pas ? Doit on cacher à nos enfants que cette minorité existe ? Qu'elle a le droit au respect, bien qu'elle ne corresponde pas à ce que j'ai vu appeler ici la norme naturelle ? Que cette attirance n'a rien de honteux, qu'elle ne mérite donc pas les railleries, les quolibets, le rejet mais au contraire l'écoute et l'attention ?
C'est uniquement de cela qu'il est question dans ce projet de loi, et non un prosélytisme pour convertir les adolescents majoritairement attirés par des personnes du sexe opposé, de la même façon qu'on tente de faire comprendre aux adolescents attirés par les personnes du même sexe qu'ils ont des comportements dangereux pour la société qu'ils se doivent donc de cesser...
A trop vouloir protéger nos enfants (but louable s'il en est), on souhaiterait leur cacher la diversité du monde qui les entoure, auquel ils sont et seront confrontés tous les jours. A nous de les armer pour qu'ils puissent appréhender cette diversité avec l'ouverture d'esprit nécessaire et ainsi aider leur prochain.
Le respect est dû à toute personne, en tant qu'être humain. En tant que catholique je dirai que son éminente dignité est d'être à l'image et à la ressemblance de Dieu, mais ceci est vrai, même si vous ne croyez pas.
Je crains que l'action des lobbies n'obtienne que le contraire de l'effet escompté car le bon sens (qui est peu visible dans les médias) fait que la plupart des gens ne veulent pas savoir ce que fait leur voisin dans l'intimité.
Les plaisanteries "à deux balles", ne sont souvent que des expressions toutes faites sans grand intérêt et qui reflètent le grand appauvrissement de la langue et de la culture française (chez des gens qui ne réfléchissent pas beaucoup, peut-être...)
Pourquoi les lobbies gays sont agressifs? Pourquoi ne pas les comprendre au vue des violences qu'ils ont subi de la part des "bien pensants"?
A t'écouter je déduis qu'il faut laisser la violence des lobbies gays s'exprimer en s'excusant pour les fautes d'hypothétiques ancêtres "bien pensants" (lesquels d'ailleurs?).
Je ne vais pas jouer au "qui est qui" Loran: Qui est hypocrite, qui le fut, qui le sera ... Je te laisse le faire car tu semble avoir les convictions qui le permettent.
Pour ma part, je me bats uniquement pour la possibilité d'être laissé "tranquille" le temps que j'affermisse mes faibles convictions.
Ce que je sais par contre, c'est que nous sommes en face d'un fait: Des militants d'une minorité sexuelle mènent une campagne de prévention au sein de notre système éducatif.
La question n'est pas de savoir s'ils ont tord ou raison.
Mais ici la question est de savoir s'il faut rejeter tout prosélytisme au sein d'une institution républicaine laïque que ce soit les "cathos", les "gays" ou les "juifs"?
Si on se base sur le socle de la loi républicaine seule (sans pathos, ni affects), il est claire que ces lobbies n'ont pas a entrer dans l'espace éducatif.
Ils doivent faire comme tout le monde: Tracter à la sortie et point final !
@ Thomas
Comme je le disais plus haut: J'aimerais savoir qui ignore que les homosexuels sont respectables et ont le droit de vivre leurs inclinations en paix?
Très franchement avec le battage médiatique, c'est dur d'être jeune et de l'ignorer. Et c'est tant mieux.
Mais cela ne donne pas le droit à des lobbies (sous prétexte de "quolibets" d'ados) "gays", "disney" ou "papiste", d'investir nos écoles laïques.
Qu'il faille défendre les bébés phoques, lutter contre le sida ou interdire aux enfants de jouer (même bêtement), et que ce soit justifié ou non, ma réponse est la même:
Allez le dire à la sortie de l'école, tractez si vous voulez ou chantez le, mais faites le en dehors des limites de l'éducation laïque à laquelle nous les "jeunes" avons le droit ! Pas dans nos salles de cours !






Justement, le respect des homos, il faudrait en parler au lycée, comme toute autre discrimination.
A part "PD" "pédale", les tapettes, les tarlouses, moi je ne vois rien d'autre que des insultes au lycée pour qualifier les homos!
Sans compter le reste, propos homophobes que certains disent sans connaitre la portée de leur parole , mais qui font très mal, et qui ne sont que mensonges (c'est une maladie) car beaucoup de jeunes, à part avoir été bercés dans une homophobie au quotidien, ils ne savent rien! Ignorance, préjugés, c'est ça qu'il faut combattre et expliquer au lycée.
Beaucoup pensent que c'est "normal" d'insulter les homos ou de les qualifier avec des insultes violentes comme citées ci dessus.
Vous trouveriez normal qu'on parle des maghrébins en les qualifiant de bougnoules ou de bicots? ça leur ferait plaisir?
Pour les homos, toujours du négatif, on est sans cesse dévalorisés.
L'homophobie commence comme ça, avec des insultes, des propos, des moqueries, qui nous dévalorisent sans cesse.
Avant de prendre conscience qu'on est homo soi même,à l'école, on apprend l'homophobie: ça fait bien de dire "PD", "gouine", etc, alors que pour nous , c'ets violent et vulgaire.
Aussi, à l'école quand on veut parler d'un objet qui ne vaut rien, que c'est nul, ils utilisent l'homosexualité, et de façon rabaissante et avec insultes, exemple: "ça c'est une voiture de PD, ça c'est un sport de tapette, ça c'est un IPOD pour les pédales, les blogs, c'ets pour les PD, etc etc
aussi, si un homo a le malheur d'etre identifié homo, ce seront les insultes, le mépris, le rejet, voire une agression physique ou du racket ("si tu me donnes pas 10 €, je dis à tes parents que t'es un pédé!")et souvent les homos n'osent pas en parler à leur parents, car les parents ne le savent pas qu'il est homo. Donc, ils préfèrent se taire, et encaisser les horreurs.
Vous croyez que ça détruit pas une personne, ça?
Un mec noir qui subirait des insultes, aura toujours la chance d'avoir ses parents et aura un refuge parmi ses semblables, etre avec d'autres noirs, qui ne le rejetteront pas.
Nous, on est tout seul, personne à qui en parler. même pas nos parents. On doit encaisser ça tout seul. C'est dur de tout garder, beaucoup d'homos en souffrent.
Parler d'homosexualité, ou d'homophobie, ce n'est pas promouvoir l'homosexualité, mais expliquer qu'on a le droit au même respect que quiconque, faire prendre conscience aux lycéeens de ne plus être insultés, ou tenir des propos homophobes qui sont aussi répréhensibles que les insultes et propos racistes car beaucoup ne savent pas ça.
Et ça permettrait aux homos des lycées d'avoir enfin une écoute, et se sentir moins seuls, et savoir quoi faire en cas d'actes homophobes.
Il faut sensibiliser les lycéens à l'homophobie, on en a marre d'etre vus comme des monstres.
Nous, on doit se taire sur notre homosexualité, ne pas parler, seuls les hétéros ont le droit de parler des filles, de leur sexualité.
Nous, on a toujours le risque d'etre rejetés, insultés, car pour beaucoup, il n'y a pas pire que d'etre homo, puisqu'ils utilisent l'homosexualité que pour en dire du mal, et se moquer, et je peux vous assurer que c'est violent, plus que pour d'autres personnes, les gros ou les roux.
Jamais je n'ai entendu des jeunes roux se faire agressés physiquement ou être mis à la porte de chez leurs parents, par contre les homos OUI,partout en france, sans compter dan le monde entier où les homos sont lynchés, pendus ou mis en prison, etc...
Si on leur apprend ce qu'est l'homophobie, le fait d'en parler, sans doute qu'un jour ce sera enfin banalisé, respecté beaucoup plus et qu'on pourra le dire plus facilement.
Devoir cacher sa vraie nature, c'est pas une vie.
C'est l'homophobie qui nous pourrit la vie, rien de plus.
Plus une société est tolérante avec nous, et plus nous on l'assume sans se sentir rabaissés et mal dans notre peau. Et ça commence à l'école.
Voilà , j'ai essayé d'expliquer, mais c'ets pas facile. merci.