Blanquer après l'assassinat de Samuel Paty
Article rédigé par Claude Meunier-Berthelot, le 26 octobre 2020 Blanquer après l'assassinat de Samuel Paty

Des mots, encore des mots, toujours des mots, toujours les mêmes … toujours des mots qui sont tous faux pour aborder les vrais maux.

Monsieur Blanquer n'en finit pas d'endormir le peuple avec les mêmes ritournelles :

« Notre rôle est de transmettre plus que jamais les valeurs de la république... »

« La république est forte de ses valeurs... »

« Notre unité est essentielle autour de notre devise : liberté, égalité, fraternité... »

Qu'en est-il de la politique qu'il mène à la tête de l'Education Nationale ?

Apprécions les actes du ministre de l'Education, examinons l'action de Blanquer dont le discours se veut rassurant et plein de vigueur pour mener le combat contre l'islamisme alors que toute sa politique vise à favoriser l'imprégnation de l'islam dans le système éducatif « pour changer les mentalités des jeunes », comme l'a si bien dit Vincent Peillon et détruire ainsi la culture française, la grande absente des programmes scolaires de nos enfants.

Vade-mecum de la laïcité

Au printemps 2018, Blanquer a produit le vade-mecum de la laïcité destiné à l'usage des personnels de l'Education Nationale, un document d'appui des équipes académiques « pour que les établissements scolaires existent à l'abri de tout propagande... » (sans rire !).

Ainsi, sont prévus :

–        des autorisations d'absence ou des dispenses d'activités en raison de pratiques cultuelles,

–        des possibilités d'absences pour motifs religieux,

–        des repas différenciés, « rien ne s'y oppose » (sic) !

–        des possibilités de mises à disposition de lieux de prière... « pour ne pas heurter la liberté de conscience des autres élèves... » et pour « qu'aucune religion ne puisse être considérée comme privilégiée » (c'est sérieux !)

–        des consignes de stricte « neutralité » (sic) à observer pour le personnel de l'Education Nationale uniquement, les intervenants extérieurs ayant le droit de manifester ostensiblement leurs convictions philosophiques ou religieuses.

Cela seul, suffit à démontrer la « force » des valeurs de la République dont se gargarise Monsieur Blanquer, valeurs triturées comme celles de l'égalité qui aboutit notamment à ce qu'il soit enseigné à nos enfants qu'il n'y a pas de race, que tout le monde peut débarquer chez nous avec les mêmes droits que les Français de souche. Si pour les Français, le principe de non-discrimination à l'égard des immigrés est impératif, la politique éducative de Blanquer renforce l'application du principe de discrimination positive à leur égard. C’est une politique qui consiste à réserver à ces populations en majorité de confession musulmane une scolarité d'excellence dans laquelle le Coran est, bien entendu, au programme. Cela n’est pas particulièrement conforme aux incantations de Blanquer à l’égard de l'enseignement et du respect des valeurs de la république.

Généralisation des cours d'arabe

Par ailleurs, la généralisation des cours d'arabe pour nos enfants sur le temps scolaire est au programme de Blanquer, pour l'instant à titre facultatif, mais appelés à devenir obligatoires, de même que la culture arabe. Or, l'arabe s'appréhende à travers la lecture du Coran : est-ce bien là encore une pratique qui impose les valeurs de la république si chères à Blanquer ?

Ainsi, à la rentrée scolaire 2018, Blanquer s'est produit au micro de Bourdin sur BFMTV , se faisant le ferveur défenseur de la langue arabe : « l'arabe est une langue très importante comme d'autres grandes langues de civilisation : chinois, russe... ( sans mentionner le français ! ). Il faut donner du prestige à ces langues, c'est particulièrement vrai pour l'arabe...donc, c'est toute une stratégie qualitative vis-à-vis de la langue arabe que nous allons mener, à la place de l'anglais, cela peut être l'apprentissage de l'arabe en CP ».

Rappelons que certains députés avaient tiré la sonnette d'alarme dès 2013, dénonçant le fait que « des Etats étrangers financent les cours de langues étrangères pour transmettre des messages contraires aux lois de la république, des appels au trouble à l'ordre sur le territoire national ». C'est ainsi que le député Damien Meslot avait déposé une proposition de loi -rejetée- pour interdire le financement des cours d'arabe par les pays étrangers.

Ouverture d’écoles islamistes

A la rentrée 2019, Monsieur Blanquer a autorisé l'ouverture d'une école élémentaire hors-contrat islamiste à Strasbourg à l'initiative du mouvement islamiste fondamentaliste turc « Milli Gorüs » qui renforce ainsi sa présence au sein de l'enseignement musulman privé en France avec une centaine d'écoles et de projets d'écoles.

Ce mouvement est né à l'initiative d'Erbakan, principal acteur politique de l'islamisme turc de ces 40 dernières années et ancien premier ministre turc dont les propos sont tout un programme : « les européens sont malades...mais nous leur donnerons les médicaments. L'Europe entière deviendra islamique... »

A cet égard, des documents de « Milli Gorüs » mentionnent :

« Chaque individu membre doit s'engager dans la guerre religieuse (djihad) doit se conditionner de manière à être prêt à tout moment pour le djihad... ».

Par ailleurs, lors d'un discours au Zénith de Paris en 2010, Erdogan a déclaré devant ses compatriotes :

« Personne ne peut vous demander d'être assimilé, pour moi, le fait de demander l'assimilation est un crime contre l'humanité... » et il poursuit « On ne peut pas être à la fois laïc et musulman, on est musulman ou on ne l'est pas ...parce que c'est Allah qui est le créateur de l'islam, il est le seul souverain ».

Discours dépourvu de toute ambiguïté que tout imbécile moyen est capable d'appréhender.

Alors, Monsieur Blanquer, quel est votre combat ?

Que prévoit Blanquer après la décapitation de ce professeur ?

      -    L'amendement du vade-mecum de la laïcité ?

–        La fermeture des écoles islamistes ?

–        La suppression des cours d'arabe ?

Non ! Beaucoup plus efficace, Monsieur Blanquer mène un combat « sans merci » : une leçon de morale aux prochaines victimes ( pas moins!) :

. « Une minute de silence,

. « Une activité morale et civique,

. Et surtout... « pas de compromission avec le radicalisme islamiste « ! (sic)

Quant à Macron, il « tweete » : « les mots, nous les avons eus (?) le mal, nous l'avons nommé (?) nous savons ce qui est à faire, nos concitoyens attendent des actes, les actes sont là et nous allons les identifier »

Un discours abracadabrantesque, qui ressemble davantage à une déclamation théâtrale qu'à un discours d'homme politique responsable...et coupable !

Comment ne pas être réactif à l'égard de ces traitres qui conspirent contre leur propre peuple, génèrent des tragédies sans état d'âme et nous abreuvent de mensonges et de faux-semblants qui nous conduisent tout droit dans des bains de sang ?

 

Retrouvez le développement de cet article dans l'ouvrage de Claude Meunier-Berthelot « Blanquer le cynique, Grand Maître en subversion scolaire » aux éditions des Trianons.