(source : Marianne)
Le Conseil d’État a validé l’usage de l’écriture inclusive sur des plaques officielles parisiennes. Une décision qui a provoqué, ce 9 janvier, une protestation solennelle de l’Académie française, dénonçant une atteinte grave au patrimoine linguistique national.
Le 31 décembre 2025, dans une décision passée relativement inaperçue en dehors des cercles juridiques, le Conseil d’État a tranché un débat qui agite la France depuis plusieurs années : l’écriture inclusive peut être admise dans un cadre officiel. En rejetant le pourvoi de l’association Francophonie Avenir, la plus haute juridiction administrative a validé l’usage de graphies inclusives – comme le point médian – sur des plaques commémoratives installées à l’Hôtel de Ville de Paris. Une décision technique en apparence, mais dont la portée symbolique est considérable.
Des plaques de marbre au cœur de la polémique
L’affaire remonte à 2018, lorsque la municipalité parisienne décide d’actualiser deux plaques de marbre en y ajoutant des mentions telles que « conseiller·e·s de Paris » ou « président·e·s du Conseil de Paris ». Pour les opposants, cette graphie dénature la langue française et transforme un support commémoratif en vecteur idéologique. Après des décisions favorables à la Ville de Paris en première instance et en appel, le Conseil d’État a confirmé que cet usage n’était ni illégal, ni contraire aux principes de neutralité du service public. L’écriture inclusive, estime-t-il, ne constitue pas en soi une prise de position politique.
