(source : Economie matin)
La situation est critique dans les hôpitaux français. Entre flambée épidémique, intempéries et grève des médecins libéraux, les services d’urgences connaissent une suractivité brutale. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, dénonce une « tension dans tous les services d’urgences ». Un signal d’alerte pour un système de santé à bout de souffle.
Un « moment compliqué » dans les hôpitaux, selon Stéphanie Rist
Le 8 janvier 2026, au cœur de l’hôpital Saint-Antoine à Paris, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a dressé un constat sans appel. Les hôpitaux français traversent une période de tension aiguë. L’accumulation de plusieurs événements, virus hivernaux, retour de la neige et mobilisation des médecins libéraux, a plongé les urgences dans une situation critique.
« Il y a une tension dans tous les services d’urgences », a déclaré la ministre lors de sa visite à l’AP-HP, dans des propos rapportés par Le Monde. Face à la saturation, elle a évoqué un « moment compliqué », tout en soulignant la capacité de résilience des équipes médicales. L’option des réquisitions a été évoquée : « On arrive à réquisitionner s’il y a besoin », a-t-elle précisé, citée par le quotidien. Au même moment, les urgences de Saint-Antoine enregistraient une activité hors norme : 240 passages en 24 heures, contre 180 habituellement. Soit une hausse de +40 %. Une charge de travail qui, malgré l’ampleur, a été absorbée, selon la ministre.
