Chaque semaine apporte son lot de provocations de la part du parti mélenchoniste. De la campagne des municipales aux affaires de drogue impliquant ses élus en passant par le soutien actif à l’organisation criminelle Jeune Garde, La France Insoumise n’en rate pas une et parvient pourtant à rester dans « l’arc républicain ».
LFI multiplie les affaires liées à la drogue, que ce soit avec le député Louis Boyard qui se vante d’en avoir vendu ou son homologue Andy Kerbrat qui en a acheté à un mineur avec l’argent du contribuable… Plus récemment, c’est le député européen Rima Hassan qui a été évoquée pour une détention de drogue, sans que pour l’heure des éléments suffisants permettent de confirmer ces accusations. Du côté des consommateurs comme des dealers, LFI devrait faire front derrière son égérie. Quelques heures plus tôt, le député Raphaël Arnault, fondateur du groupement antifa criminel Jeune Garde, faisait son retour à l’Assemblée. Pour l’occasion, il s’est offert un entretien en forme de soutien au média d’extrême gauche subventionné Blast. Là encore, soutien total des Insoumis en dépit de l’assassinat d’un jeune nationaliste il y a quelques semaines par les compères du député. Quelques jours plus tôt, l’élection de maires LFistes a été l’occasion d’humiliations pour les sortants, généralement socialistes et communistes, sortis de leurs mairies sous les quolibets, parfois même sous escorte policière. On ne pleurera pas ces clientélistes rouges remplacés par plus communautaristes qu’eux, mais là encore, LFI fait bloc.
Tenir la ligne : la leçon de LFI
La leçon ? En dépit de tous ces scandales, les mélenchonistes ne s’excusent jamais et serrent les rangs. Là où d’autres partis condamnent les leurs pour une phrase trop haute ou pour plaire à tel média ou telle coterie, LFI tient la ligne (sans mauvais jeu de mots).Cette constance est remarquable même si, évidemment, elle est utilisée ici à mauvais escient. La domination culturelle de la gauche et la carapace que se sont forgées les troupes mélenchonistes semblent même préserver le parti de la diabolisation, comme en témoignent les nombreuses alliances avec le reste de la gauche lors des élections locales récemment, nationales par le passé. Jean-Luc Mélenchon a engagé une lutte contre la montre. 2027 est sa dernière fenêtre de tir.
Après, rien n’indique que le parti lui survivra, d’autant que les communautés clientes voudront un jour prendre la place des visages pâles qui dirigent le parti et provoqueront probablement l’effondrement de l’embryon de nouvelle France marxisée du créateur.
La méthode LFI fonctionne pour l’instant. Elle semble taillée pour tenter d’atteindre le second tour contre le RN dans un an et tenter de ravir le pouvoir à la faveur d’un reliquat de front républicain, en misant sur l’effondrement de l’adversaire. Évidemment, rien n’est écrit et Mélenchon est loin dans les sondages pour un second tour, mais le fondateur ne sera pas spectateur et fera tout pour inverser la tendance, même s’il faudra, dans la dernière ligne droite, faire quelques concessions.

Olivier Frèrejacques
Rédacteur en chef de L’Observatoire parlementaire
