(source : Ojim)
Les radios privées ont vivement critiqué le relèvement à 70 millions d’euros du plafond des recettes publicitaires autorisé pour Radio France. Cette hausse de 66 % par rapport à l’ancien plafond de 42 millions d’euros (limité au linéaire) constitue une distorsion de concurrence, puisque le groupe public bénéficie déjà d’une dotation publique de 652 millions d’euros.
Une « distorsion de concurrence inacceptable » : ce 22 octobre, l’Alliance de la radio, qui compte dans ses rangs les radios privées RTL, RMC et Europe 1, a fustigé le nouveau plafond des recettes publicitaires que Radio France est autorisée à réaliser.
Selon les radios privées, ce plafond fixé à 70 millions d’euros par l’exécutif depuis le 21 octobre dans le Journal officiel favorise le groupe public. Jusque-là, il était de 42 millions d’euros et seulement pour le linéaire, non pour les plateformes numériques.
Cette hausse de 66 % ne passe pas. Les radios privées demandaient qu’un plafond soit fixé, mais exigeaient une limite stricte de 52 millions d’euros, avec 10 millions pour le numérique et un maintien du maximum de 42 millions pour le linéaire, toujours selon l’Alliance de la radio. Cette dernière envisage des voies de recours.
652 millions d’euros de dotation publique
En effet, Radio France cumule deux sources de financement, sa dotation publique, de 652 millions d’euros, et ces recettes publicitaires, qui atteignaient 66,6 millions d’euros en 2025 (45,35 millions d’euros pour le linéaire et 21,25 pour le numérique), selon les rapports du groupe.
Bien sûr, le volume de publicité est limité à 17 minutes par jour en moyenne sur les principales antennes. Le hic : le service public attire des annonces et réduit ainsi le gâteau disponible pour les radios privées. En clair : financée par l’argent public, Radio France capte aussi des recettes commerciales, réduisant celles des chaînes privées.
Lire la suite
