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Laboratoire d’idées au service du Bien Commun

Blocages des lycées : entre nouvelle France, gauchisme et attardés

Les blocages des lycées et les incidents qui ont eu lieu ces derniers jours révèlent davantage une dégradation mentale de la jeunesse qu’un simple manque de moyens ou de quelconques revendications légitimes. Ceux-ci peuvent constituer l’étincelle d’un mouvement massif et violent, ou n’être qu’un soubresaut dans le destin assez morose d’une génération sinistre.

Sur les plateaux télévisés, tous les politiques se sont mis d’accord : les revendications et les manifestations sont légitimes, mais les violences ne le sont pas.

C’est la première erreur. Les manifestations et la « grève » des lycéens n’ont rien de légitime. D’abord parce qu’il ne s’agit pas de travailleurs, mais de bénéficiaires de l’aide publique, ensuite parce que les revendications sont très diverses et jamais vraiment étayées, tantôt susurrées à l’oreille par des syndicats extrémistes de professeurs, tantôt par La France insoumise et ses lubies indigénistes.

Un tour de chauffe avant l’entre-deux-tours ?

Des lycées ont été brûlés, des professeurs, des policiers et des journalistes agressés. Jeudi après-midi, le seuil des 600 interpellations a été dépassé et les estimations des dégâts se chiffrent déjà en millions d’euros… Un peu cher pour des mouvements qui dénoncent le manque de moyens.

Les slogans sont généralement éculés, vulgaires et surtout très divers.

Les petits agitateurs sont des esprits encore jeunes, mais surtout franchement malformés par une Éducation nationale à la dérive et une addiction aux écrans qui ne tire pas vers le haut…

Évidemment, LFI a sa part de responsabilité dans l’affaire. Soufflant sur les braises, s’affichant aux côtés de criminels et désormais d’incendiaires, le parti mélenchoniste joue une partition risquée, car il peut aussi se faire diaboliser.

Le centre au pouvoir a également sa part de responsabilité : il a assisté en spectateur à la dégradation de l’école, du collège et du lycée pendant plus de neuf ans, s’attelant toujours plus à s’attaquer aux lycées privés sous et hors contrat.

Quelle part des lycées publics et quelle part des lycées privés dans le chaos de cette semaine ?

Les intelligences artificielles avancent un rapport de 95 % contre 5 %.

Le candidat à la présidentielle Gabriel Attal, tout comme son ancien chef de gouvernement Édouard Philippe, sont comptables de cet échec.

Plus généralement, c’est toute une partie de la classe politique et de la caste enseignante, acquise à l’éducation libérale, qui sont aujourd’hui coupables de cet échec.

Les dégradations massives, pour une classe d’âge relativement jeune, laissent entrevoir les débordements qui pourraient survenir demain en cas d’agitation si les résultats des élections ne plaisent pas à l’extrême gauche ou à la France diversitaire, très active dans les mouvements actuels, et cela probablement pour la première fois avec une telle intensité.

Si « jeunesse se passe » et que, dans cinq ans, toute une partie de cette génération aura renoncé aux slogans de ces derniers jours, il convient néanmoins d’envisager sérieusement ce qui peut se passer en avril 2027.

Olivier Frèrejacques
Président de Liberté politique

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