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Laboratoire d’idées au service du Bien Commun

Interdiction du voile : la démagogie et l’hypocrisie comme boussole politique (rediffusion)

(Cet édito a été publié en mai 2025. Compte tenu de l’actualité médiatique, il nous semblait pertinent de le publier à nouveau pour affirmer notre opinion sur ce sujet de société.)

La proposition de l’ancien Premier ministre Gabriel Attal d’interdire le port du voile aux filles de moins de 15 ans est le fruit d’une défaite culturelle et d’une course à la surenchère démagogique, aussi stérile qu’hypocrite.

Une mesure juridiquement inapplicable et opportuniste

La proposition portée par Gabriel Attal, patron du parti macroniste Renaissance, d’interdire le voile aux mineures de moins de 15 ans, sent l’annonce électorale à plein nez. Alors que l’exécutif planchait, le mercredi 21 mai, sur un rapport dénonçant l’influence des Frères musulmans en France, plusieurs acteurs politiques y sont allés de leur petite proposition. Valérie Pécresse, par exemple, propose d’imposer un serment de loyauté à la République aux fonctionnaires, plaçant celle-ci au-dessus de leur religion.
Ces mesures, aussi absurdes qu’inapplicables, passent à côté de la racine du problème. Ce n’est pas l’islam en soi qui pose question, mais l’immigration massive, qui force la cohabitation de populations culturellement incompatibles. Pendant cinq décennies, la classe politique française a orchestré l’arrivée de populations musulmanes, pour ensuite s’indigner qu’elles pratiquent leur foi.

Une critique stérile de l’islam.
Se complaire dans une attaque vaine contre l’islam ou brandir la « laïcité » comme rempart face à l’essor d’une religion ne fait que renforcer cette dernière. La diffusion de l’islam en France repose sur deux facteurs qui fragilisent le pays : l’immigration et l’athéisme. L’immigration brise l’homogénéité de la société, tandis que l’athéisme, cultivé depuis des décennies, crée un vide spirituel prêt à être comblé.
S’en prendre à l’islam en tant que religion, plutôt qu’au phénomène migratoire qui en permet l’expansion, est une démarche inefficace. Pire, elle risque de se retourner contre les catholiques, en menaçant les écoles confessionnelles ou en censurant la diffusion de la foi chrétienne. Déjà, le député Ruffin s’est aventuré dans une comparaison grotesque entre le port du voile par une fillette de 6 ans et le baptême.

Un opportunisme politique éhonté

La bataille médiatique autour du rapport sur les Frères musulmans révèle l’opportunisme crasse de la classe politique. Emmanuel Macron, piqué par l’omniprésence de son ministre de l’Intérieur, cherche à reprendre la main sur le dossier. Gabriel Attal, lui, mise sur une proposition choc pour marquer des points. Quant à La France insoumise, elle s’adonne à un tapinage électoral éhonté, caressant dans le sens du poil un électorat musulman qu’elle espère séduire.
Pendant ce temps, alors que les mesurettes et le relativisme dominent en France, une initiative européenne, le « Sommet de la remigration », s’est tenue à Milan, en Italie, avec la participation de plusieurs Français, dont l’ancien député européen Jean-Yves Le Gallou.
Ce type d’initiative pourrait, à moyen terme, ouvrir de nouvelles perspectives pour aborder la question migratoire de manière alternative aux discours éculés sur l’assimilation et l’intégration.

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