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Laboratoire d’idées au service du Bien Commun

Étalage de mauvais goût, indécence et scandale : la Coupe du monde, un révélateur de l’inconséquence du trumpisme

La Coupe du monde de football vient de s’achever avec la victoire finale de l’Espagne contre l’Argentine. Les amateurs de ballon ont pu voir, comme toujours lors de ces agapes internationales, des matchs plus ou moins intéressants. Mais ce qui nous intéresse ici est ailleurs.

La compétition, dans son versant étasunien, a oscillé entre scandales et vilaines affaires en tout genre.

La Coupe du monde 2026 commençait mal. Organisé dans trois États géants (Canada, États-Unis et Mexique), avec les conséquences que cela implique en matière de transport à l’heure de l’« écoresponsabilité », le tournoi rassemblait 48 équipes au lieu de 32.

Le but : plus de matchs et donc plus de revenus… Avec, en prime, la mise en place de « pauses fraîcheur », à raison d’une pause durant chaque mi-temps pour que les joueurs boivent et, surtout, pour que les téléspectateurs ingèrent davantage de publicités.

Trump : la chute du vieux con blanc

Si le choix des trois États et le format à 48 relèvent de la Fédération internationale de football (FIFA), d’autres éléments sont directement imputables à l’actuelle administration américaine.

La finale a été entachée d’une cérémonie insupportable d’une demi-heure (au lieu d’un quart d’heure), faite de « spectacles » musicaux et de chorégraphies d’un goût particulièrement douteux, en dépit des qualités objectives de certains artistes présents.

On relèvera ici que, même en s’étant débarrassé d’une gauche « woke », on peut cultiver le mauvais goût de manière industrielle et véhiculer des valeurs tout aussi détestables, ou presque.

Le tournoi a aussi été l’occasion pour le président Trump de faire pression directement auprès de son compère hautement corrompu, Gianni Infantino, président de la FIFA, afin de faire annuler le carton rouge infligé à un joueur américain. Un comportement digne d’un président de république bananière.

Le début de la compétition avait déjà été assombri par le refus des États-Unis d’accueillir un arbitre de nationalité somalienne, pourtant titulaire d’un visa valide. Trump avait qualifié la Somalie de « pays pourri » en décembre 2025. Si la responsabilité directe du président américain n’est pas établie, son absence de réaction témoigne a minima d’un manque d’humanité et de simple bon sens. Enfin, le président des États-Unis a tenté, très lourdement, de s’incruster sur la photo de la victoire de l’Espagne…

On savait le président américain impulsif, volontiers menteur et grossier. On découvre sans trop de surprise qu’il parvient à saper tout ce qui pourrait rendre son pays sympathique : esprit pionnier, goût de la liberté, sens du spectacle (le « show à l’américaine »).

Sa guerre ratée en Iran pour servir les intérêts d’Israël, son incapacité à mettre fin à la guerre en Ukraine en « 24 h », comme il l’avait promis, nous avaient déjà montré les limites du Trump diplomate. Sa Coupe du monde ratée en révèle un autre volet : son incurie. Pour la droite américaine, le mal est probablement plus profond encore. Empêtrée dans un héritage « MAGA » de plus en plus encombrant, elle défend une forme de patriotisme qui semble surtout servir les intérêts d’un chef d’État et de ceux qui bénéficient de ses faveurs, qu’il s’agisse d’entités étatiques ou de personnes physiques.

Olivier Frèrejacques
Président de Liberté politique

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