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Laboratoire d’idées au service du Bien Commun

Homme blanc, histoire : le roman anti-national de Macron et des autres

Le patriotisme cosmopolite comme héritage. Faute de réformer, Emmanuel Macron, président minoritaire, inaugure les chrysanthèmes. Après une salve de panthéonisations indigestes, il a fait placer une statue du lieutenant-colonel Dreyfus devant la Cour de cassation. La place Maurice Barrès est, pour l’occasion, « débaptisée » au profit de l’officier déchu puis canonisé par la République, qui l’a même, un peu ridiculement, élevé au rang de général en 2025…

Quand on parle de réécriture de l’histoire, on pense souvent à l’extrême gauche mélenchoniste, aux déboulonneurs de statues, aux indigénistes et aux mouvances anarchistes et antifascistes.

En réalité, point besoin d’avoir Mélenchon au pouvoir pour mettre en place une « cancel culture ». Le centre macronien se charge du travail. Nouveau témoignage du fait que la « bataille culturelle » n’est pas du tout remportée par la droite… Celle-ci se montre d’ailleurs incapable de critiquer les lubies mémorielles du président, cherchant même à avoir son rond de serviette pour les sauteries républicaines, comme lors de l’arrivée de Badinter au Panthéon.

Il n’y a pas de culture française ; il n’y a d’ailleurs même pas de Français

Les références historiques sont choisies selon des critères que chacun appréciera, et tout ce qui ressemble un peu trop à une France blanche ou chrétienne est balayé.

Parallèlement à la réécriture de l’histoire, c’est l’intégrité ethnique des Français qui leur est refusée. Toute la classe politique s’est ainsi émue des déclarations de l’ancien chef du gouvernement espagnol, qui remarquait que l’équipe de France de football est africaine.

C’est pourtant un fait. D’ailleurs, demandez aux joueurs en question s’ils se considèrent comme africains : la réponse sera positive.

On va ainsi reconnaître un peuple kanak, un peuple corse, un peuple ukrainien ou n’importe quel peuple, mais les Français de souche n’y auraient pas droit. La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP, adoptée en 2007) consacre pourtant explicitement la protection de l’intégrité ethnique et culturelle des peuples autochtones (*).

Le plus inquiétant dans cette tendance anti-française est l’absence d’opposition au rouleau compresseur cosmopolite. Aucune force politique française ne défend en réalité autre chose que la « nouvelle France » de Mélenchon, avec des nuances allant de l’assimilation républicaine au communautarisme assumé.

Tous sont convaincus du bienfait du brassage ethnique, tous défendent l’idée qu’être français est un état d’esprit plus qu’un héritage intégral qui implique une donnée ethnique majoritairement blanche et européenne.

Les années Macron auront été marquées par un dénigrement inédit de ce que sont les Français, et cela dans la lignée de ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy inclus.

Aucun parti politique ne se place sur ce terrain, si ce n’est le parti Reconquête ! d’Éric Zemmour, mais avec des limites évidentes dues à de multiples raisons qui poussent notamment ce parti à défendre la binationalité. Le tabou de l’immigration a largement été battu en brèche, mais la conséquence de ce phénomène demeure paradoxalement complètement ignorée.

(*) Article 8 :

  1. Les autochtones, peuples et individus, ont le droit de ne pas subir d’assimilation forcée ou de destruction de leur culture.
  2. Les États mettent en place des mécanismes de prévention et de réparation efficaces visant :

a) tout acte ayant pour but ou pour effet de priver les autochtones de leur intégrité en tant que peuples distincts, de leurs valeurs culturelles ou de leur identité ethnique.

Olivier Frèrejacques
Président de Liberté politique

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