Dans un contexte politique national comme international morose, l’augmentation du nombre de baptêmes d’adultes constitue une bonne nouvelle qu’il s’agit d’apprécier. 21 000 adultes et adolescents seront baptisés à Pâques en 2026 après une moisson 2025 déjà record !
Et si la crise de l’Église et les perspectives maussades tant terrestres nationales qu’internationales étaient le terreau d’un renouveau durable du catholicisme chez nous en France ?
Cette année, pour Pâques, plus de 13 000 adultes seront baptisés en France et 8 000 adolescents.
En 2025, ils étaient près de 18 000 et il s’agissait déjà d’un chiffre inespéré. À titre de comparaison, il y a moins de cinq ans, en 2021, ils étaient bien moins nombreux.
L’esprit souffle où il veut, mais entretenir la flamme dépend aussi de la communauté
Les explications de ce renouveau sont multiples. La première permet de relativiser ces données : il y a un phénomène de rattrapage alors que de moins en moins d’enfants sont amenés sur les fonts baptismaux. La détérioration de la société est une autre explication : entre hyper-numérisation, individualisme, insécurité et perte de repères, la religion catholique est un pilier solide et le message évangélique un remède pour les maux du temps.
D’autres causes pourront être avancées et nous y verrons plus clair dans quelques années avec un peu de recul. Ce qui doit être entrepris immédiatement est l’accueil des nouveaux baptisés.
C’est là qu’entre en jeu la communauté. Si les sacrements et le Saint Sacrifice de la messe demeurent l’épicentre de la foi catholique, ils dépendent essentiellement du rôle des clercs ; en revanche, la communauté des fidèles, elle, doit accompagner ces nouveaux chrétiens pour qu’ils intègrent au mieux l’Église et que leur ralliement à la vraie foi ne soit pas ébranlé par les aléas de la vie ou ceux de l’institution ecclésiastique.
Avec l’effondrement du nombre de prêtres, la place essentielle des fidèles dans l’évangélisation est partagée largement dans l’Église à travers toutes les « sensibilités » que compte l’institution.
Pour approfondir l’état de l’Église de France, nous vous proposons de retrouver notre étude statistique inédite de 2025 qui porte notamment sur un indicateur très numérique mais central : celui du denier du culte. Le numéro 104 de Liberté Politique est encore disponible ici, mais pressez-vous car il ne reste que quelques dizaines d’exemplaires.

Olivier Frèrejacques
Président de Liberté politique
