(source : JDD)
LES SECRETS DU PUY DU FOU (2/4). Il y a bientôt 50 ans, un jeune énarque franchissait les buissons de ronces pour contempler les ruines d’un château Renaissance. 48 ans plus tard, le Puy du Fou est devenu le premier parc à thème de France, et exporte à l’international son modèle et son savoir-faire.
Minuit. Les projecteurs de fortune éclairent les ruines du château du Puy du Fou. Sur la pelouse, plusieurs centaines d’acteurs reconstituent une bataille entre Vendéens et républicains. « Un événement en Vendée. Ce soir, première représentation du spectacle « Son et Lumière » au Puy du Fou », titre Ouest France, ce 16 juin 1978. La première Cinéscénie est en train d’être jouée devant plusieurs milliers de spectateurs, assis sur des gradins de bois rendus spongieux par la pluie. Mais le ciel vendéen se découvre, l’émotion gagne les cœurs des invités : la représentation est un succès.
Tout a commencé un an auparavant, le 13 juin 1977. Comme il le raconte dans son livre Puy du Fou : Un rêve d’enfance, Philippe de Villiers, alors âgé de 28 ans, découvre sous le soleil printanier les ruines du château du Puy du Fou. Pour l’énarque, c’est une véritable révélation. Après une négociation ardue avec le gardien des lieux, il se rend, chaussé des grandes bottes de ce dernier, de l’autre côté de l’étang qui lèche la façade Renaissance. Dans les heures qu’il passe, songeur, devant les fenêtres aux meneaux brisés, lui vient à l’esprit une épopée, une fresque vivante et spectaculaire, qu’il décide de réaliser.
