Les émeutes qui ont suivi la mobilisation des gauches du 17 octobre devraient agir comme une piqûre de rappel pour la France. Même si la situation se calmera dans les jours à venir, il est évident que le poids démographique, l’incurie politicienne et l’idéologie gauchiste laissent couver des lendemains sanglants.
Loin d’être une mobilisation populaire, les manifestations du 17 octobre ont laissé place à une convergence des colères, et non des luttes, entre l’extrême gauche autonome (antifa, anarchistes…) et les diversitaires.
Les cortèges sans heurts des syndicats et des politiques institutionnels ne sont pas ici en cause, même si, évidemment, ceux-ci défendent souvent les casseurs et soufflent sur les braises.
L’exécutif aura été tellement éculé qu’il a fini par admettre son échec, et le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a même présenté sa démission, refusée par le président Macron.
En Macronie, on ne démissionne pas, comme l’a déjà montré la pathétique fausse démission de la ministre de l’Écologie Monique Barbut.
Gérald Darmanin, passé de l’Intérieur à la « Justice », admet lui aussi un échec. Il y a quatre ans, il désarmait les Français avec son « Opération nationale d’abandon simplifié d’armes à l’État ».
Des lendemains qui saignent
L’épisode des violences urbaines (émeutes, pillages…) sera rapidement évacué.
Les auteurs s’en sortiront majoritairement sans condamnation et les responsables politiques resteront en liberté.
La fin de la « chienlit » pourrait d’ailleurs être sifflée par les dealers et, plus généralement, par les petites mafias ethniques qui savent que le grabuge nuit à leurs affaires.
À court terme, c’est la présidentielle de 2027 qui pourrait être une nouvelle occasion de chaos. À long terme, c’est une intensification des épisodes de violence qui se produira.
Il ne faut pas être devin pour l’écrire en 2026. Jean Raspail l’avait prédit dans le Camp des saints, Enoch Powell dans son discours des « fleuves de sang » l’avait aussi écrit.
Lire ou relire ces ouvrages est indispensable ; les faire connaître est d’utilité publique. Les promoteurs de ces livres éprouvent aujourd’hui la douleur d’avoir eu raison.
Paradoxalement, avec un RN en tête des études d’opinion et une petite bascule droitière dans certains médias, la leçon n’est pas comprise.
Avec les années, la normalisation et la progression de l’antiracisme, le rouleau compresseur assimilationniste semble avoir détruit toute lecture ethnique du problème.
Le visionnage des images de violences urbaines en France ne laisse pourtant aucun doute.
Le modèle d’intégration et d’assimilation républicaine est un leurre. Le soutenir est criminel.
La confrontation, mais avant cela les confrontations, est inéluctable.
Ce n’est pas le constat d’un écrivain réactionnaire ou d’un éditorialiste nationaliste, mais celui d’un ministre de l’Intérieur de centre gauche. En octobre 2018, Gérard Collomb quittait Beauvau avec cette mise en garde : « Aujourd’hui, on vit côte à côte. Je crains que demain, on ne vive face à face. »

Olivier Frèrejacques
Président de Liberté politique
