Les feux de forêt qui ont marqué cette année 2026 ont politisé une période souvent peu encline aux anicroches. La responsabilité et l’inaction des uns, vilipendées par les autres qui « auraient fait mieux », ont été au cœur de l’actualité… Le tout saupoudré d’un zeste de presse people, pour ne pas dire de journalisme de cour…
Pas de repos pour les braves… Ni pour les bavards.
Les terribles feux de forêt ont naturellement occupé l’actualité de l’été avec un constat toujours plus criant : il n’y a plus de responsables dans la vie politique française. Depuis le départ de Chevènement en 1983 ou de Rocard en 1991, c’est plutôt la jurisprudence Fabius qui s’applique : « responsable mais pas coupable ».
Le faux départ du ministre de l’Écologie, retenu par le président de la République mais qui rechigne à visiter les pompiers en première ligne, témoigne également d’une détérioration de la vie politique. Une détérioration morale pour une classe politique qui n’a jamais autant parlé de morale (morale écologique, diversitaire…).
Entre people et stratégie, la politique loin du peuple
L’été aura aussi été l’occasion d’une jolie « une » de Paris Match sur le président Macron. Le chef de l’État, qui se rêvait en prophète écologiste, a une nouvelle fois cru malin de se montrer en jet-ski… Le tout avec une photo retouchée pour lui donner un tour de bras plus avantageux… Un comble pour celui qui dénonce sans cesse les mensonges induits par l’intelligence artificielle !
En petit encart, son successeur raté : Raphaël Glucksmann était photographié embrassant sa « compagne » Léa Salamé, journaliste que l’on imagine « engagée », selon la formule consacrée, a minima pour son conjoint et candidat putatif à l’élection présidentielle. Une photo en forme de chant du cygne pour un candidat largué dans les sondages et beaucoup trop mal à l’aise pour espérer quoi que ce soit en 2027.
Sébastien Lecornu, dans sa stratégie de candidature discrète, a tenté de se montrer au travail, quand Édouard Philippe et Gabriel Attal ont fait parler d’eux. Le premier pour continuer de se distancier de l’exécutif ; le second pour tenter de proposer un référendum sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, après avoir vu ce texte emblématique du président Macron être retoqué par le Conseil constitutionnel.
Marine Le Pen comme Jean-Luc Mélenchon se sont montrés plus en retrait, préparant probablement leurs forces pour septembre dans une campagne qui devrait être particulièrement houleuse et riche en rebondissements.

Olivier Frèrejacques
Président de Liberté politique
