Pour cet édito du 1er mai, nous vous proposons un article de l’Observatoire du journalisme (Ojim) sur la réussite du Canon Français qui trouble la gauche.
Il suffit parfois d’un béret, d’un cochon grillé et de quelques chansons françaises pour déclencher l’alerte générale dans la presse militante d’extrême gauche. Avec Le Canon Français, des journalistes, y compris au sein des médias publics, semblent moins enquêter sur un phénomène culturel qu’instruire le procès politique du terroir. Ils peuvent pour cela compter sur les hallucinations de l’eurodéputée insoumise Emma Fourreau.
« Victoire antifasciste, d’autres suivront », exultait sur X le 27 avril l’eurodéputée insoumise Emma Fourreau. Le Parc des expositions de Quimper a annoncé l’annulation d’un banquet, prévu pour décembre 2026. Une conséquence d’une campagne d’extrême gauche bien rodée.
Le Canon Français voulait organiser une fête de terroir : cochon grillé, chants populaires, grandes tablées, vin, bérets et convivialité assumée. Il s’est retrouvé au centre d’une séquence politico-médiatique, où le procès en « extrême droite » précède souvent l’établissement des faits. Depuis plusieurs mois, ces banquets sont scrutés par une partie de la presse, inquiète de voir une entreprise privée transformer le folklore français en produit culturel à succès.
Un banquet populaire devenu cible politique
Dernier événement : le 18 avril, le « banquet normand » du Canon français réunissait plus de 4 000 personnes à Caen. Mais avant même que les premières bouteilles ne soient débouchées, l’événement, organisé autour du terroir et de la « ripaille », avait déjà suscité l’hostilité d’élus de gauche, notamment celle d’Emma Fourreau, également conseillère municipale à Caen.
Le fond de l’affaire date de l’automne 2025 : depuis une édition à Quimper, Le Canon Français est attaqué, d’abord en raison de la présence de l’homme d’affaire Pierre-Édouard Stérin parmi ses soutiens originels, ce qui suffit à certains médias pour lire chaque banquet comme une opération politique. Et même, selon la journaliste de La Montagne Seher Turkmen, liée à la mouvance antifasciste, comme « un projet séparatiste » (dans un article de février 2026). Le site officiel de l’entreprise affirme pourtant vouloir « faire vivre la convivialité et le terroir » à travers des banquets géants organisés dans des lieux d’exception. Pour ses détracteurs, Le Canon Français ne serait pas seulement une entreprise événementielle, mais un outil de « bataille culturelle ».
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