Décryptage
Avignon : un évêque offensé, une Église blessée
27 Février 2009 |
Des prêtres qui réclament publiquement le départ de leur évêque, c’est l’incroyable situation du diocèse d’Avignon où les orientations pastorales de Mgr Cattenoz suscitent un rejet. Une crise emblématique où se heurtent deux visions du rôle de l’évêque et de l’avenir de l’Église.
LE SCANDALE éclate le 3 février. Lors du conseil presbytéral où sont réunis les 28 conseillers de l’archevêque, six curés doyens donnent leur démission pour protester contre les orientations pastorales de Mgr Jean-Pierre Cattenoz. Un membre du conseil épiscopal les rejoint le lendemain. Quatre jours plus tard, l’affaire s’étale dans les colonnes du quotidien local, Vaucluse matin. Sur le blog du journal, un déluge de commentaires : des prêtres et des laïcs se déchaînent contre leur archevêque, demandant son départ « le plus vite possible ».
D’après Vaucluse matin, qui revient sur le sujet le 8 et le 9 février, c’est « Mgr Cattenoz qui a mis le feu aux poudres en annonçant que les paroisses devraient reverser une partie de leurs ressources au diocèse ». Car l’opposition à Mgr Cattenoz n’a jamais désarmé depuis son arrivée. Depuis plusieurs mois, la communication devenait de plus en plus difficile entre l’archevêque et une partie de ses prêtres.
Pour Mgr Cattenoz, la priorité des priorités, c’est l’évangélisation. « Je ne suis pas un préfet catholique d’un diocèse en perdition » a-t-il l’habitude de dire. Dans un diocèse en panne de vocations, où les communautés religieuses vieillissent et disparaissent, le temps n’attend pas. L’archevêque appelle des communautés nouvelles, et attire des prêtres étrangers. Les nouveaux arrivants viennent du Brésil, d’Espagne, d’Afrique, de Pologne, mais aussi de France (Chemin néocatéchuménal, congrégation Saint Jean)… Sans prendre beaucoup de gants, il redessine la carte paroissiale du diocèse, déplace des prêtres, implante ces communautés (souvent dans des quartiers difficiles ou à l’abandon), leur confie même des paroisses.
Quelles priorités ?
Bousculé, une partie du clergé local rechigne. Officiellement, un majorité de prêtres se réjouit du sang frais qui arrive dans le diocèse, mais c’est le rythme imposé qui ne plaît pas : « Ça fait deux ans qu'on lui demande d'arrêter, dit l’un des prêtres frondeur à Vaucluse matin. Nous n'avons pas le temps de les intégrer, d'apprendre à les connaître. Il n'y a plus de fraternité. »
Plus de fraternité ? Le constat étonne quand l’hospitalité chrétienne devrait se déployer avec joie pour accueillir ceux et celles qui acceptent de tout quitter pour servir le Christ dans un pays lointain, au service de l’évangélisation. Sur le blog de Vaucluse matin, devenu le forum des opposants à l’archevêque, quelques voix tentent d’appeler à la raison. Un jeune prêtre explique : « Le problème d'intégration avancé par certains prêtres n'est pas du tout fondé, car ces communautés s'intègrent relativement bien. Je les fréquente toutes, et je sais ce dont je parle. Le problème est ailleurs, car je le dis en toute franchise, certains prêtres ne supportent pas la ferveur et l'enthousiasme que créent ces communautés-là, au lieu de s'en réjouir pour l'édification de la communauté. »
Mais le mal est profond. Un internaute écrit : « Communautés nouvelles, partez s’il vous plaît. Nous n’avons pas besoin de vous. Vous êtes en train de détruire la fraternité dans notre diocèse où tout marchait très bien avant votre arrivée. » La venue de ces communautés initialement voulue pour alléger le fardeau des prêtres diocésains et donner un nouvel élan missionnaire a donc été mal comprise ou mal acceptée.
Ce changement radical qui s'opérait dans le diocèse nécessitait sans doute une préparation, un accompagnement, un respect plus importants des prêtres et des laïcs en service. À en croire certaines réactions, Mgr Cattenoz n’aurait pas pris suffisamment le temps d'amener ses prêtres à une décision inéluctable mais qui demandait un peu de temps, d'écoute, de diplomatie et d'échanges de vue. C’est pourtant ce qui avait été proposé lors de rencontres importantes comme les forums nationaux « Communion et Evangélisation » (2006, 2008), mais délibérément boycottée par les démissionnaires. Urgence ou patience ? Mgr Cattenoz a tranché : ne pas attendre. Le résultat est là : sur 85 prêtres en activité, 28 séminaristes sont incardinés dans le diocèse (dont 8 Vauclusiens). Combien de diocèses peuvent en dire autant ? Mais les conséquences sont lourdes.
Une Église blessée
L’affaire est grave : cette division blesse l’Église et révèle les faiblesses de quelques catholiques, incapables de renouveler leur mode de penser et d’agir en communion avec d’autres chrétiens qui ne partagent pas leur sensibilité, certains préférant mettre en péril l’unité de leur communauté plutôt que de changer leurs habitudes.
« Là où est l’évêque, là est l’Église » disait saint Ignace d’Antioche. On ne critique pas un évêque comme on critique un sous-préfet. Que l’on soit ou non d’accord avec lui, que sa personnalité soit ou non difficile à supporter, il est le successeur des apôtres, institué pour être le médiateur de la grâce du Christ. Il est le principe visible et le fondement de l’unité dans son Église particulière. C’est à lui qu’est conférée la plénitude du sacerdoce, les prêtres n’étant que les coopérateurs de la mission de celui à qui est confiée la charge de « rendre témoignage de l’Évangile de la grâce de Dieu » (Lumen gentium, 21).
Le devoir d’un catholique est d’obéir. Si un désaccord survient avec l’évêque de son diocèse sur ce pour quoi il a autorité, il est légitime de débattre, mais il existe des instances de conseil et des procédures prévues pour cela. Mgr Cattenoz n’a jamais refusé de recevoir qui que ce soit (cf. son communiqué, ci-dessous). On objecte sa personnalité : « Le problème du diocèse, c’est Mgr Cattenoz lui-même » affirment publiquement les prêtres démissionnaires (La Croix, 18/02). On sait que dès sa nomination, Jean-Pierre Cattenoz s’est vu reproché d’être un religieux (il est membre de Notre-Dame de Vie). Lui-même prêtre du diocèse, il est connu pour être un esprit libre, déterminé, et sans doute peu « maniable ». D’emblée, on l’a jugé selon des critères plus psychologiques et politiques que spirituels : est-ce ainsi qu’un prêtre peut s’unir et coopérer à la plénitude du sacerdoce ?
Jeter sur la place publique son désaccord avec son évêque est une atteinte très grave à l’unité de l’Église et une source de scandale, surtout de la part de prêtres. Il est en effet « illogique » qu’un ministre de l’eucharistie célèbre le sacrement de l’unité par excellence sans une véritable communion avec l’évêque (cf. Ecclesia de eucharistia, 39). Certes un des prêtres démissionnaires affirme n’avoir pas voulu divulguer leur décision. On peut cependant s’étonner de la facilité avec laquelle l’information s’est répandue, et le retentissement qui lui a été donnée. Mais publique ou pas, la manœuvre est une provocation. Affirmer dans La Croix que « la situation est bloquée » trahit une volonté de déstabilisation peu spirituelle. Les mots employés évoquent davantage la rhétorique politique que le service du bien commun. C’est une fuite en avant irresponsable, indigne de prêtres de Jésus-Christ, quelle que soit les erreurs de leur pasteur. Bien des schismes sont nés ainsi, à commencer par le schisme lefebvriste. Une Église où le rapport de force ferait la loi, où les minorités agissantes dicteraient leur volonté, ne serait plus l’Église.
L’avenir de l’Église
Reste l’objet lui-même de la contestation. Il est significatif que la contestation ait éclaté sur des motifs financiers. Pour certains, c’était une manière de montrer que la critique portait plus sur la forme que sur le fond. Pour d’autres, c’est le fond qui gêne. L’argent parle. Toujours dans Vaucluse Matin, un curé assure que les communautés nouvelles, « ça coûte énormément d'argent au diocèse, sans l'assurance de les voir rester ». On explique aussi benoîtement dans La Croix que l’archevêque s’est mis dans une situation financière difficile : « L’évêque, qui ne nous a jamais demandé notre avis, nous demande de boucher des trous qu’il a lui-même creusés. » On est surpris par le manque de compréhension des priorités. Mgr Cattenoz a voulu une communauté religieuse par doyenné. Son but : une présence de prière au cœur des paroisses. Dans La Croix, un doyen s’étonne : « Les carmélites brésiliennes perçoivent chacune 650 € par mois “au même titre qu’un prêtre diocésain alors qu’elles n’ont aucune activité définie”. » En dehors du fait que la plupart des prêtres ont d’autres ressources comme les honoraires de messe, pour ce prêtre, une carmélite, ça ne sert à rien.
Pas étonnant que le père évêque ait du mal à se faire comprendre. Le partage de la générosité des fidèles des paroisses, est d’usage dans la plupart des diocèses. Mais c’est souvent en s’intéressant de trop près aux budgets des paroisses pour harmoniser les efforts de tous que les économes diocésains rencontrent des blocages. Beaucoup d’évêques en ont fait l’amère expérience. En Avignon, le refus de certains curés de grandes paroisses du diocèse de partager leurs ressources s’explique par la volonté de ne pas suivre les orientations pastorales de l’évêque, de récuser sa conception de l’évangélisation, et au final de refuser son pouvoir propre dans un domaine qui est le sien.
Les souffrances invoquées contre le gouvernement de Mgr Cattenoz, et les griefs concernant son style propre, illustrent le choc de deux écoles : la pastorale de l’enfouissement et la dynamique de la nouvelle évangélisation. Dans un diocèse qui s’étiole, un jeune évêque renverse les perspectives. Priorité à l’annonce de Jésus-Christ, à la visibilité de l’Évangile. L’Église locale ne peut se contenter de survivre avec des fonctionnaires du culte, distribuant baptêmes et enterrements.
En réalité c’est le conservatisme, le refus de l’autre, le repli sur ses habitudes qui sont les obstacles à la nouvelle évangélisation et l'arrivée des communautés nouvelles. « Nous, on est d'ici ! » crie un père curé au journaliste de Vaucluse Matin*.
Rien de très nouveau. Combien de jeunes catholiques de la génération JMJ, nourris par la ferveur des communautés nouvelles et la radicalité joyeuse de leur message n’ont-ils pas entendu les reproches de prêtres formés par l’Action catholique, fidèles à leur vocation, mais touchés par l’amertume des églises qui se vident et meurtris par l’efficacité des nouveautés venues d’ailleurs ?
Partout, pour que la greffe prenne, il faut du temps et de l’attention, l’évêque « envoyé par le Père pour gouverner sa famille » (Lumen gentium, 28) ne peut l’oublier. Le style du gouvernement de Mgr Cattenoz pourra toujours faire débat, et faire religieusement débat, c’est ce qu’il dit et ce qu’il veut comme successeur des apôtres qui fait autorité. Là où est l’évêque, là est le Christ : « Celui qui vous écoute, m’écoute ; celui qui vous rejette, me rejette et celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé » (Luc 10,16).
*Et non de La Croix, comme écrit précédemment (Nda).
Communiqué de Mgr Cattenozle 9 février 2008, en réponse à l’article de Vaucluse matin du 7 février Je voudrais tout d’abord demander pardon, au nom de l’Église, à tous ceux et celles qui ont été blessés ou choqués par ce qui a été publié dans la presse sur la vie de notre Église diocésaine. Je pense aussi à tous les fidèles qui vivent en authentiques témoins du Christ au cœur de nos paroisses et qui se sont sentis atteints dans leur foi par tout ce qui a été écrit sur celui qui est leur évêque. Il a ses défauts. Ils en sont conscients, comme lui-même d’ailleurs. En même temps, je comprends la souffrance de tous ceux qui se sont exprimés, quelle que soit leur violence à mon égard et je les remercie de leur franchise.
|
***
Commentaires (33)
Cependant, et c'est en cela que toute cette crise me choque, l'attitude des-dits prêtres est contestable à plusieurs égards :
- pourquoi critiquer sur la place publique leur évêque ? Premièrement il me paraitrait plus sage de le faire en privé, et puis ensuite il doit exister des instances de débats au sein de l'Église diocésaine pour permettre cela sans que les désaccords fusent en public et aggrave encore l'image de l'Église de France.
- comment oser refuser l'apport de sang neuf que représente les communautés nouvelles et les prêtres venu d'au delà de nos frontières ? J'y vois ici un esprit bien français égocentrique et chauvin n'acceptant pas qu'on vienne remuer ses plates-bandes. L'attitude nombreux chrétiens français vav du Pape concernant la levée des excommunications des évêques "traditionalistes" en est un autre symptômes. De grâce : la situation de l'Église en France est suffisamment préoccupante pour qu'on arrête de se tirer des balles dans le pied ou dans le pied de notre voisin le plus proche dans la foi !
Bref je crois qu'ici l'humilité a manqué dans cette affaire et c'est une nouveau coup dur pour l'Église de France et plus particulièrement pour ceux qui veulent faire bouger les choses comme Mgr. Cattenoz tente de le faire si courageusement.
Nous vous soutenons par la prière, vous et les prêtres de votre diocèse !
je n'ai pas voulu suivre sur la presse régionale le débat encore moins sur Internet où l'anonymat permet de gérer au plus mal ses excès de charité chrétienne!!
Cette affaire est ahurissante. Comment imaginer qu'une telle fronde serait restée "hors du monde?" et qu'attendre des supports journalistiques pour régler des questions à l'intérieur de l'Eglise.
L'humanité ne trouvera pas la paix tant qu'elle ne se tournera pas avec confiance vers ma Miséricorde confia Jésus à Ste Faustine le 22 février 1931. Ce n'est manifestement pas ce qui a présidé à cette "bronca" et tout ça à partir du fric!!
Quelle autorité restera-t-il à ces manifestants pour commenter l'Evangile, servir Dieu et l'Argent, se réconcilier avec son frère de peur que le juge, etc.... Comment suivre le Seigneur et s'opposer à son évêque ? Ca c'est une vraie question. la réponse est aussi chez Ste Faustine. La plus petite faute d'une âme qui m'est consacrée me pèse bien plus que celle d'une âme qui ne me l'est pas...
A bon entendeur Salut. Monseigneur, notre prière ne vous fera pas défaut!
Je ne sais pas si Mgr Cattenoz a manqué de diplomatie. On constate qu'il ne donne pas dans la langue de bois et ne manque pas de courage pour affronter les vraies difficultés du moment : le diocèse d'Avignon a de la chance. Mais j'ai l'impression que Mgr Cattenoz se serait de toute manière heurté à la même opposition résolue, compte tenu de ses options pastorales innovantes et parfaitement légitimes. Nul doute que les raisons qui font sa notoriété nationale dopent également un certain nombre d'opposants qui trouvent dans la presse un relais complaisant.
Bref, nous en connaissons tous, de ces prêtres âgés qui furent souvent de bons pasteurs, parfois de moins bons aussi (la génération des curés doyens de Mgr Cattenoz a particulièrement été atteinte par la crise post-conciliaire), mais qui ont fini par se considérer plus ou moins comme les propriétaires de leur paroisse et qui "ostracisent" les autres ressources disponsibles dans le diocèse (commautés nouvelles ou non, jeunes prêtres affectés pour assurer la relève) souvent avec la complicité de "braves" laïcs cooptés par le curé et entièrement soumis à son pouvoir clérical...Comme si une paroisse était un fonds de commerce reposant sur la notoriété personnelle de l'officiant principal ou une association des amis du curé !
Le plus souvent, cela se traduit par une désertion des forces vives de la paroisse vers d'autres lieux plus dynamiques...et plus jeunes.
Par conséquent, en cas de désaccord irréductible entre l'évêque et ses prêtres, ce ne devrait pas être aux seconds de demander le départ du premier dans la presse, mais bien au premier d'inviter les seconds à envisager une affectation dans un autre diocèse ou un départ à la retraite si la limite d'âge est atteinte.
Claire LESEGRETAIN
Les remarques de Msg Cattenoz sont toujours criantes de vérité. Mais cela dérange d'où cette hostilité. Malheureusement dans la plupart des diocèses, ne rien faire pour ne pas faire de vague semble au contraire être de rigueur.
En tout cas il est sidérant de voir un évêque traité de cette façon par ceux qui devraient le soutenir. Msg Cattenoz porte vraiment sa croix comme également notre Saint Père le Pape Benoît XVI.
Mais toute cette agitation a aussi le mérite de nous apprendre l’énorme travail fait par Msg Cattenoz en Avignon. Cette agitation raffermit donc notre notre foi et nous encourage à prier plus encore pour Benoît XVI et Msg Cattenoz (Et pour les autres aussi malgré notre exaspération bien peu charitable!).
Je suis effrayée par cette ambiance : manque de tact de Mgr Cattenoz (c'est probable), fermeture d'esprit de bien des prêtres et des fidèles qui invoquent Vatican II pour gérer au jour le jour le crépuscule de la Foi en Avignon, vulgarité de l'argument financier mis en avant pour justifier le refus de la stratégie épiscopale d'évangélisation ...
Une observation : alors qu'on parle tant d'ouverture au monde et d'audace de l'Eglise, pourquoi se rebeller contre un évêque qui met en oeuvre ces slogans ? pourquoi opposer la comptabilité à l'évangélisation ?
2 remarques : la présence de l'abbaye traditionnelle du barroux explique-t-elle et la position de l'Evêque et la crispation de son clergé ?
Mgr Cattenoz serait issu du diocèse... Fut-ce une bon idée de le nommer "sur place" ? un bon évêque - comme un bon préfet - ne doit il pas être extérieur au diocèse ? ne doit il spas être enrichi d'expériences variées avant d'accéder à l'épiscopat ? Mgr Cattenoz affirme ne pas être un préfet - certes mais n'at-t-il pas pour obligation de gérer au mieux les biens du diocèse et d'y faire régner la paix ?
je suis de la generation 68 nous avons tous détruit ,plus de vocation ,etc .Devons nous encore attendre pour accepter les communautées nouvelles svpl
j'attend et j'espere avec cet eveque et je voudrai la meme chose dans mon diocese
Vous avez raison, la citation est extraite de "Vaucluse Matin" du 7/02. Pardon pour cette erreur, que nous allons mentionner et rectifier.
Ph. de St-Germain
Qu'il est difficile d'être la voix qui crie dans le désert ! Il y a peut-être un manque de tact mais à force de patience peu de choses ont bougés en 40 ans. Ce qui est sûr c'est qu'il est grand temps de passer à la vitesse supérieure si nous souhaitons que le Christ soit reconnu.
Peu importe le diocèse, mais d'une manière générale il est quand même consternant que ces "vieux" prêtres "dépassés" (malgrés eux) ressentent souvent de la jalousie (?) face à de "nouvelles" façons d'évangéliser qui donnent des fruits ! Faut-il des Eglises vides et grises ou des Eglises pleinent et vivantes ?
Je veux simplement dire qu'il y a beaucoup de catholiques, dans d'autres diocèses, qui prient depuis des années pour avoir un évêque comme Mgr Cattenoz. C'est de pasteurs dont nous avons besoin, qui font VIVRE l'Eglise, et qui ne l'enterrent pas.
L'Eglise française souffre du cancer de la désobéissance et de l'immobilisme.
Nous prions pour cet évêque courageux et pour tous nos évêques: qu'ils aient le "Feu de Dieu", comme saint Paul ! Et nous suivrons !!!!
un berger sait que son fromage sera exceptionnel si il transhume dans les hauts plateaux...la diversité d'herbes et de fleurs qu'il y trouve,parfumeront autrement bien le lait de ses brebis.
et puis, Lui, le seigneur, si il vous a rassemblé a avignon....c'est qu'il vous fait confiance;non?
Ne nous y trompons pas ; là où il y a division, confusion, mensonge, inversion.. on est sûr d'où cela provient. Ne tombons pas dans son piège, c'est par la prière que nous pourrons contrecarrer son action, et seulement par la prière. Invoquons l'Esprit Saint, qu'Il éclaire ces prêtres rebelles leur donnant l'humilité et l'envie de faire autant sinon mieux que ces nouvelles communautés qui savent canaliser la ferveur de chacun et la guider vers Jésus par les mains de Marie.
Nous aimerions bien avoir un Mgr Cattenoz dans notre diocèse où certaines paroisses, en tous cas la mienne, ont beaucoup de prêtres qui ressemblent plus à des fonctionnaires qu'à des pasteurs, ce qui fait que nous allons faire retraite à Avignon dans l'une de ces communautaires missionnaires pour nous ressourcer et cultiver notre foi. Merci Mgr Cattenoz de soutenir ces communautés qui apportent tant à nos âmes !
PS : Ce prêtre qui dit qu'une carmélite n'a "aucune activité définie" a besoin de beaucoup de prières, mettons le sous la protection de la petite Thérèse et invitons le à lire "l'histoire d'une âme", peut-être comprendra-t-il que sans ces paratonnerres que sont les contemplatifs, le monde serait un enfer,.. et cela n'a pas de prix.
Tout notre soutien et nos prières à Mgr CATTENOZ et aux nouvelles communautés qu'il maintient autour de lui, sans oublier les brebis égarées.
Avant de parler, un journaliste doit s'informer et si les personnes concernées on décidé de ne rien dire, comme c'était le cas des doyens, vous devez vous taire. Laissez le diocèse diocèse d'Avignon "laver son linge sâle" en famille et non sur la place publique.
J'aimerais savoir combien de doyens vous avez rencontre ?
Merci de nous oublier.
Père,
Il faut distinguer les faits et l'analyse. Les faits eux-mêmes n'ont pas été démentis, ils ont été vérifiés. Les propos cités (de la part de laïcs, de prêtres et de doyens) ont été adressés à la presse locale et dans la presse chrétienne, et n'ont pas été rétractés. S'il y a mensonge, vous nous rendriez service en rétablissant la vérité.
Nous avons interrogé des prêtres et des laïcs du diocèse qui ne partagent peut-être pas votre analyse de la situation, mais leur jugement n'est pas superficiel. Quand on se met en situation de provoquer un scandale public, volontairement ou non, il faut prendre sa part de responsabilité. En revanche, nous saluons votre souci de discrétion.
Bien courtoisement.
Bollène
8/3/2009
M P de Saint Germain
Liberté Politique
Monsieur,
Votre article sur les problèmes du diocèse d’Avignon ne peut rester sans réponse.
Nous avons la chance de connaître Monseigneur Cattenoz ainsi que de nombreux prêtres du diocèse et en particulier certains qui ont manifesté leur incompréhension de la situation du diocèse.
Nous ne pouvons pas laisser dire que c’est sur le fond de la prédication de Monseigneur Cattenoz que porte la mésentente. Le problème dénoncé est un problème de méthode, de relation, de gestion. Certes certain cherchent à profiter de la critique pour faire passer des idées contraires au Magistère. De grâce ne tombez pas dans le piège de l’amalgame, de l’injustice, en refusant de voir les problème réels.
Monseigneur Cattenoz nous enseigne régulièrement le devoir de regarder notre voisin pour chercher ses qualités. Je crois que nos prêtres ont besoin que soit reconnu le travail magnifique qu’ils font chaque jour, leur dévouement extraordinaire, leur foi profonde, leur abnégation face aux insultes, critiques injustes reçues quotidiennement. La place de leur Evêque est à coté d’eux dans le soutien.
Il y a urgence à aider Monseigneur Cattenoz à affronter la vérité, le réel tel qu’il est, à soutenir fraternellement les prêtres de très grande qualité de son diocèse. Etre ouvert à l’Eglise Universelle, aux communautés nouvelles, savoir demander une aide extérieur sont certes des qualités, mais quand cela devient une fuite devant les problèmes quotidiens il y a problème grave. N’encouragez pas les flatteurs qui cachent la vérité pour mieux se mettre en avant, il ne suffit pas d’être une communauté nouvelle, un prêtre étranger pour être un bon prêtre, avoir un enseignement et une conduite pure.
Etes-vous venu sur place pour rencontrer les prêtres en question, avez-vous eu l’occasion de discuter avec leurs paroissiens, les chrétiens ou non qui les cotoyent ? Ce que vit notre diocèse est un drame, un vrai drame. Si des gens insouciants ou provocateur ont tenus des propos inadmissibles sur un blog de journal, qui ont pu soulever votre indignation, n’auriez-vous pas du réfléchir à la gravité pour un prêtre diocésain de se mettre ainsi en opposition à son evêque à qui il a promis fidélité, n’auriez-vous pas du avant de parler leur faire la grâce de croire en leur sincérité et écouter ce qu’ils ont à dire ? Ne serait-ce pas que justice ?
Votre amalgame provoque une injustice vis à vis d’excellents pretres en grande difficulté et tend à aggraver la division déjà cruelle de l’Eglise de Vaucluse. Quelle que soit l’issue, votre attitude fait croire que ce qui est en jeu est le fond de l’évangélisation, vous renforcez la confusion dans les consciences. Ce ne peut-être votre but.
Croyez en nos sentiments les meilleurs.
Monsieur,
merci de votre message, et de votre sincérité. L'article - qui est en quelque sorte une réponse à celui de La Croix - ne voulait dire qu'une seule chose : on a le droit de faire des reproches à son évêque, mais pas publiquement. Je sais que les motifs de critique de Mgr Cattenoz sont différents, mais se mettre en situation de faire éclater une critique publique est une manière de s'associer à la remise en cause de ses orientations pastorales et de sa théologie. Les prêtres qui ne l'ont pas voulu se sont faits piéger, ils ont été imprudents. Aujourd'hui, qu'on le veuille ou non, il faut soutenir l'autorité de l'évêque.
Bien sincèrement.
"Dans l'exercice de son ministère, l'évêque se comportera avec ses prêtres
non pas tant comme un simple gouvernant avec ses propres sujets, mais plutôt
comme un père et un ami. Il s'engagera totalement à favoriser un climat
d'affection et de confiance de sorte que les prêtres répondent par une
obéissance CONVAINCUE, appréciée et sûre. L'exercice de l'obéissance est
rendu plus facile, et même, renforcé, si l'évêque, autant que possible et
étant toujours sauves la justice et la charité, manifeste aux intéressés les
motifs de ses dispositions. Il aura les mêmes égards et les mêmes attentions
envers chacun des ses prêtres, parce que tous, bien que dotés de
dispositions et de capacités diverses, sont également ministres au service
du Seigneur et membres du même presbytérium. L'évêque favorisera l'esprit
d'INITIATIVE de ses prêtres, évitant que l'obéissance soit entendue de
MANIERE PASSIVE ET IRRESPONSABLE. Il mettra tout en oeuvre pour que chacun
d'eux donne le meilleur de lui-même et se donne avec générosité, mettant en
jeu ses propres capacités au service de Dieu et de l'Eglise, avec LA
MATURITE DE FILS DE DIEU." (n°76).
Directoire pour le ministère pastoral des évêques (2004)
Le Nord a tant besoin d'un évêque comme le vôtre!
Vous avez tant de chance! Et vous ne saisissez pas cette grâce de rebondir! avec beaucoup plus de fervents... Laissez les rangs des chrétiens catholiques grossir! Revenez à la prière et au Sacré!...
ici, on continue à discuter, à parlementer, à évoquer vaguement les manques, les changements à pratiquer, les évolutions à étudier...etc... A ne faire que tolérer vaguement et de très loin les communautés nouvelles. Nos églises sont fermées, les prêtres toujours en réunions, on a encore des célébrations pénitentielles malgrè la dizaine de prêtres présents et qui n'auront qu'une heure pour la vraie confession et beaucoup de monde repart sans avoir pu se confesser... les jeunes prêtres obéissent... Et souffrent.
Le programme de caté est nul, on le sait, on discute mais on reste à la roulotte!... On rejette tout groupe de parents qui tentent une vraie formation pour ses enfants...
L'horreur!
Et la Joie de la Foi? Et le prêtre dans sa mission d'évangélisation ou est-il? Et ces laïcs qui décident et se considèrent comme si important...
monseigneur Cattenoz venez dans le Nord boostez notre Foi !
Nous t’en prions : que la Vierge Marie enveloppe ses prêtres de son manteau et les fortifie par son intercession, dans leur ministère.
Nous t’en prions : que Marie guide tes prêtres à écouter ses propres paroles: "Faites tout ce qu'Il vous dira" (Jn 2,5)
Que les prêtres aient le coeur de Saint Joseph, l'époux très chaste de Marie.
Que le coeur transpercé de la Vierge Marie les incite à étreindre tous ceux qui souffrent au pied de la croix.
Que tes prêtres soient saints, remplis du feu de ton amour, ne cherchant que ta plus grande gloire et le salut des âmes. Amen !
St Jean Marie Vianney, priez pour nous !
(Secrétariat du Clergé, de la Vie consacrée et des Vocations. Année du Sacerdoce. USA)
?




Oui merci pour cet article très complet et qui vise l'essentiel : notre Eglise de France a perdu sa vocation missionaire et ceux de nos évèques qui osent bousculer l'ordre établi et le politiquement correct se font tirer dessus à boulets rouges (cf par exemple Mgr REY pour l'affaire du Téléthon en 2006!). Continuaons comme celà et notre France sera beaucoup plus rapidement que l'on ne croit occupée par les barbares de notre temps, qu'ils soient athés ou fanatiques religieux. Les communautés nouvelles (je chemine personnellement avec le Chemin néocath cité dans votre article) sont un moyen nécessaire à la nouvelle évangélisation (dixit JP II). Nos paroisses meurent. Si l'on ne compte que sur elles dans leur mode de fonctionnement et leur sens de l'être chrétien, nos églises seront vides dans moins de 30 ans!!! Plus de prêtres, plus de fidèles!!! Il faut être aveugle et sourd pour ne pas s'en appercevoir.
Message :
Alors, chers frères en Christ qui voyez d'un mauvais oeil cet apport majeur de missionnaires dans vos paroisses, n'ayez pas peur! Ce que vous avez fait est bon et vos efforts vous seront comptés. Mais il faut donner une impulsion nouvelle sous peine de mort. Au nom de Dieu laissez vous guider par l'Esprit Saint, soyez docile à Son appel, faites confiance au discernement de votre Evèque en charge sur qui pèse toute la responsabilité. La France, notre France, à besoin non plus seulement d'une nouvelle évangélisation mais (malheureusement ou heureusement ?) d'une primo évangélisation. Il vous est proposé d'y collaborer activement. Sortez de vos conforts, laissez vous bousculer un peu, sortez sur la place publique et si vous n'y parvenez pas implorez la Grâce du Ciel. Vous le savez, Satan est le diviseur. N'entrez donc pas dans son jeu, dans son mensonge, dans ses manipulations. "Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés. A ceci tous vous reconnaitrons comme mes disciples" et "Comme le Père et moi sommes un, vous aussi soyez unis les uns aux autres". Courrage mes frères bien aimés en Christ!