Cet été www.libertepolitique.com rencontre les députés de l’opposition et tente de comprendre avec eux la nouvelle donne politique, les leviers de pression et les moyens d’action à sa dispositon. Cette semaine, entretien avec Xavier Breton, député de l'Ain, membre de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation à l’Assemblée nationale.
Transcription de l'interview Vidéo :
Quel regard portez-vous sur le quinquennat qui s’annonce et les projets du gouvernement Ayrault ?
Je crois qu’il y a plusieurs dimensions dans un quinquennat. Il y a bien sûr l’aspect économique, qui aujourd’hui est notre première préoccupation parce que, derrière l’économie, il y a la vie matérielle, concrète de milliers, de millions de nos citoyens. Donc ça c’est le premier point avec cette intention particulière de redressement de nos comptes et de la compétitivité de l’économie. Et là on a beaucoup d’inquiétudes par rapport aux mesures annoncées par François Hollande lors de sa campagne et qui ont été confirmées par le nouveau Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Il y a une dimension, également, politique qui est « Quelle va être la nouvelle gouvernance, comme on dit maintenant, de notre pays ? ». On voit qu’on va aller vers une loi de moralisation de la vie publique. Tant mieux mais après qu’est ce que ça veut dire concrètement ? Une Commission sous l’égide de Lionel Jospin va être installée. On va regarder ça de près avec beaucoup d'attention. Autant il y aurait de l’inquiétude au niveau économique, je pense que sur ce côté-là c’est plus des interrogations qu’on va se poser et on va regarder ça de manière vigilante. Et puis il y a une troisième dimension, qui est sociale-sociétale, où on s’interroge sur la société dans laquelle nous voulons vivre. Il a bien sûr des mesures qui favorisent le vivre-ensemble qui sont annoncées. Je pense au dialogue social, c’est bien, en même temps il ne faut pas que ce soit des raisons pour rester immobile. Et puis il y a d’autres choses qui touchent beaucoup plus au fonctionnement de notre société dans ses fondements, dans ses fondations. Je pense notamment à tout ce qui relève de la famille, et là c’est plus que des interrogations, c’est plus que des inquiétudes, c’est une hostilité, une opposition complète à certaines mesures qui sont annoncées et qui n’auraient qu’un seul effet, c’est de déséquilibrer, déstabiliser notre société. Je pense notamment à tout ce qui touche à la famille, bien entendu.
Sur ces fameuses mesures, dans le programme de François Hollande, il y en avait de nombreuses qui étaient de nature à inquiéter parce que directement opposées à la loi naturelle : on pense au mariage et à l’adoption pour tous, à la légalisation de l’euthanasie, à la libéralisation de la recherche sur l’embryon. De quels moyens disposons-nous aujourd’hui dans la nouvelle donne politique pour réagir face à ces mesures et faire pression sur le gouvernement et s’opposer à ces projets de loi ?
Effectivement, il y a pour nous en tout cas, en tant que députés, une nouvelle donne politique qui est que nous sommes aujourd’hui dans l’opposition. Avant nous étions dans la majorité : nous avions donc une influence au sein de la majorité pour réorienter les choses. Je pense notamment sur les lois de bioéthique qui sont loin d’être parfaites mais qui auraient pu être pire, très clairement. Je pense que la diversité des opinions, des courants, des sensibilités a pu s’exprimer dans la majorité sortante et donc on a pu faire ce travail. C’est clair que, quand on est dans l’opposition, on n’a plus cette possibilité d’influence sur le gouvernement. Le deuxième point, ou deuxième différence aussi : on se rend compte que les lois de bioéthique étaient très complexes, très compliquées également d’un point de vue technique, parce qu’il y avait beaucoup de sujets entre la recherche sur l’embryon, les questions de diagnostic aussi bien prénatal que préimplantatoire, les questions d’assistance médicale à la procréation, tout ce qui concerne les dons, les différentes formes de dons ; c’étaient autant de chapitres de la loi de bioéthique avec différentes nuances, différentes sensibilités. Là, sur les questions comme le mariage, c’est plus tranché. On n’est pas sur un curseur qu’on peut déplacer en disant on se marie à à un-tiers, à moitié, à trois-quarts. Non. On se marie ou on ne se marie pas. C’est oui ou non. Donc à la fois ce positionnement dans l’Opposition qui va amener à avoir moins de possibilités d’influence, et, donc, à chercher à avoir peut-être une confrontation plus frontale. Deuxièmement, le sujet en lui-même fait qu’effectivement je pense qu’il sera plus en terme de confrontation, au bon sens du terme, c’est à dire confronter des idées, confronter des options. C’est comme ça que j’aborderai ce débat là.
Est-il encore possible d’avoir un dialogue entre la gauche et la droite à l’Assemblée et au Sénat dans le cadre de cette confrontation dont vous parlez ?
Je l’espère. En même temps, j’ai pu constater sous le mandat précédent que les socialistes votaient comme un seul homme. On a parfois l’idée que les députés UMP sont godillots. Je peux vous dire que ce n’est pas du tout vrai. On a une vraie liberté de vote et je crois qu’on est beaucoup plus représentatif des différentes sensibilités qui existent dans notre société. Sur des sujets comme la loi de bioéthique, les socialistes ont tous voté contre. Qu’on ne me dise pas qu’il n’y a pas un socialiste pour qui la recherche sur l’embryon pose un problème de conscience. Ils n’ont pas de liberté de vote. On va voir si dans la majorité ils vont avoir cette liberté de vote. Je ne suis pas du tout sûr. On le verra notamment sur la question du mariage des personnes homosexuelles. Je suis persuadé qu’il y a des socialistes pour qui c’est une option qui ne convient pas à leur conscience. Est-ce qu’ils vont pouvoir l’exprimer, ça c’est une vraie question. En tout cas, ce que je souhaite, c’est qu’il y ait un dialogue qui se fasse. Ce que je constate, c’est, aujourd’hui, effectivement, un appauvrissement de l’expression politique à gauche qui est très uniforme. J’ai envie de dire : où sont les chrétiens de gauche ? On les connaît les chrétiens de gauche. Ils existent dans notre société. Ils apportent beaucoup. Je pense notamment à tout le mouvement associatif, qui amène beaucoup en terme humanitaire, de solidarité. Je crois que c’est une action précieuse qui existe au niveau de nos territoires. Mais dans les chambres parlementaires, il n’y a plus d’expression. Pas obligatoirement une expression revendiquée en disant « je suis chrétien de gauche » comme on ne va pas dire « je suis chrétien de droite ». C’est simplement une inspiration qui s’exprime en regardant tel sujet en disant : « c’est effectivement mes convictions qui me permettent d’avoir cette position ». Aujourd’hui, très clairement, je pense que ça manque. Il y a une insuffisance d’expression du christianisme de gauche. Je le dis très clairement. Je pense qu’il a des tropismes qui font que sur des sujets de société, à droite nous seront plus attentif aux questions de la famille, question de dignité de la personne ... La gauche peut elle amener sur les notions de solidarité, d’accueil du plus pauvre, de l’étranger. Il y en a certains qui arrivent à concilier ces deux dimensions éthiques. Je pense notamment à Etienne Pinte qui a été député, qui vient de choisir de lui-même d’arrêter son mandat parlementaire. Etienne Pinte était quelqu’un qui arrivait à trouver cet équilibre. Je crois qu’on a besoin de personnes comme lui dans un parlement.
Pour beaucoup, l’UMP a besoin de se reconstruire en tant que parti d’Opposition. Jean-François Copé a initié une réflexion sur les valeurs. Pour vous, quelles valeurs peuvent unifier la droite et sous quelles modalités concrètes la droite peut-elle devenir un parti d’opposition ?
Le débat sur les valeurs, en même temps, j’ai envie d’y participer parce que je trouve que c’est toujours intellectuellement intéressant de se demander d’où on vient et d’être bien au clair sur les valeurs, et puis en même temps on les connaît nos valeurs et il faut faire attention à ne pas trop figer les choses dans un texte. Je vais vous donner un exemple qui va illustrer. Nicolas Sarkozy, en tant que président de la République, avait chargé une Commission, à la tête de laquelle il avait placé Simone Veil, pour réfléchir sur une modification du préambule de la Constitution et intégrer certaines notions, comme par exemple le principe de dignité humaine. Très bonne intention au départ, en disant : « il faut sacraliser au niveau institutionnel cette notion de dignité ». Et, en fait, les conclusions de la Commission avaient été de dire « non » : « surtout n’inscrivons pas dans la Constitution une notion comme celle là ». Parce que ça voudrait dire qu’après ça elle va être à géométrie variable, qu’elle va pouvoir faire l’objet d’interprétations par le juge, mais, même si c’est le juge suprême, le Conseil constitutionnel ça reste quand même quelque chose qui peut être dangereux. Il y a des valeurs qu’on ne peut pas figer non plus dans un texte. Au contraire, il faut les faire vivre. Le fait qu’on soit obligé de réfléchir dessus montre peut-être qu’on ne les fait pas assez vivre. Le débat sur les valeurs, encore une fois, intellectuellement il est intéressant, politiquement j’en comprends l’utilité vu la séquence qu’on a eu, en vue du congrès de l’UMP, ça d’accord. Mais, en même temps, je ne suis pas accro à un texte qui voudrait dire les choses. Ce n’est pas ma manière d’être. Je préfère faire vivre des principes concrètement. Deuxième versant de votre question : comment l’UMP doit devenir un parti d’opposition ? Ça, je crois que ce mois de juillet qu’on est en train de vivre sert à faire le basculement. Moi, j’ai eu l’occasion de passer de majorité à opposition dans une mairie. Ça se fait très rapidement. Là c’est très brutal. Vous avez les élections, vous les perdez, vous vous retrouvez au niveau des opposants et vous vous retrouvez dans la minorité du Conseil municipal : ça va très vite. Au niveau de l’Assemblée, c’est beaucoup plus long parce que vous avez d’abord les premières séances qui sont des votes d’installation, vous n’êtes pas par groupes, vous êtes par ordre alphabétique, donc même physiquement vous ne le ressentez pas encore. C’est donc au bout de la troisième semaine que vous avez le fonctionnement par groupes qui est fait puis on a encore vote de président, vice-président, de questeurs …. C’est seulement quand on arrive au niveau des textes qu’on commence à voir cette configuration, nouvelle majorité et une opposition, et c’est ce que nous sommes en train de vivre à la mi-juillet. L’UMP va vite prendre des habitudes, qui j’espère ne durereront pas, de parti d’opposition. C’est le jeu des institutions, encore une fois la démocratie vous place soit pour gérer les choses, soit pour un rôle d’opposition. C’est ce que nous allons faire en étant vigilants, en étant représentatifs d’une partie des Françaises et des Français qui ont à cœur certains sujets. Et puis on va essayer de faire partager ces sujets au maximum de compatriotes.
Vous faites partie de la Commission pour l’éducation à l’Assemblée nationale. Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, a lancé la concertation nationale pour la refondation de l’école de la République. Que préconisez-vous en la matière ?
On a été trois députés de l’opposition à être invité à participer à cette concertation. Ça s’est passé dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. J’étais avec Michèle Tabarot, l’ancienne présidente de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation, et Benoist Apparu, qui a été lui rapporteur de la loi sur l’autonomie des universités, donc il connaît bien les sujets, surtout d’enseignement supérieur. On est sur un schéma classique : concertation, un grand rassemblement pour commencer, ensuite des ateliers qui se mettent en place, un rythme de travail assez intensif au niveau des ateliers et on nous annonce une loi d’orientation et de programmation pour l’école pour l’automne. Nous suivons les travaux de cette concertation. Je crois que les premières mesures qui ont été annoncées - il n’y a pas eu beaucoup de choses en ce mois de juillet au niveau législatif -, mais notamment la loi de finances rectificatives, ça a été 1000 postes supplémentaires pour la rentrée. C’est de l’ordre du symbole parce qu’en fait on reste bien sur un discours purement polémique et qui consiste à avoir une vision purement quantitative de l’éducation. L’Education, ce n’est pas 1000 postes en moins ou 1000 postes en plus. C’est comment c’est organisé. Ce n’est pas une bonne manière d’amener le débat éducatif : la première mesure qu’on ait à voter c’est une mesure de dépense supplémentaire et uniquement quantitative. Et puis, ce qui m’inquiète beaucoup dans cette concertation : il faudra qu’on se mette d’accord. Quel constat avant de partir sur des propositions et sur une programmation pour l’avenir ? Quel constat on fait de l’état de notre école aujourd’hui ? Est-ce qu’on est bien sur un constat que nous pourrions partager en disant « l’école va de moins en moins bien depuis 20-30 ans » et on ne va pas chercher à savoir si c’est la faute à Sarkozy, à Chirac, à Mitterrand, à Jospin. Globalement, on vient d’avoir un cycle au niveau de notre école de deux ou trois décennies qui conduit à un affaiblissement de nos résultats, de notre performance de notre système éducatif. Ou bien est-ce qu’on est en disant, comme on entend : la majorité sortante vient de procéder à la caresse du service public de l’éducation ? Des grands mots et à ce moment là on n’a pas le même constat. Si on arrive déjà à avoir ce constat en disant « oui on est d’accord pour dire il y a des problèmes qui ont été aggravés par telles mesures ». Mais on se rend compte que le problème ce n’est pas les cinq dernières années, mais ça a bien été ces 25 ou 30 dernières années. Ça sera déjà une chose importante. L’autre point qui sera regardé, c’est qu’est ce qu’on entend quand on dit « refondation de l’école » donc qu’est ce qu’on met derrière le mot « école ». Est-ce que c’est uniquement l’enseignement public et est-ce que les autres formes d’enseignements, notamment privés, sont pris en compte et comment ? Aujourd’hui il y a une ambigüité mais on est au début donc on va pouvoir travailler là-dessus. Je suis un grand partisan qu’il y ait une ambition nationale partagée sur l’école donc si on a l’occasion de le faire, on le fera. Mais il faut encore une fois qu’on rentre dans une logique, non pas corporatiste, de défense purement défensive, mais qu’on ait une vraie ambition, qu’on n’entre pas dans des guéguerres d’un autre siècle.
On parle souvent des idéologies au sein de l’école. Régulièrement est pointé du doigt l’idée que pour améliorer l’école il faudrait déjà la débarrasser de ces idéologies. Quelles sont les idéologies de l’école de votre point de vue et comment s’en débarrasser ?
Je pense qu’il y a bien sûr une sensibilité très forte de notre pays sur les questions de l’école. C’est sûr qu’il reste un arrière-fond idéologique, qu’on voit bien entre l’enseignement public et l’enseignement privé cette guerre scolaire. Il reste de part et d’autre des possibilités de rallumer cette guerre scolaire. Aujourd’hui, c’est plus le fait de ceux qui sont intransigeants en faveur de l’enseignement public. Mais ce débat, même s’il est sûrement moins prégnant qu’il y a X décennies, il reste encore important. Ça c’est une question importante. Je crois que dans une nation c’est important de savoir qu’il y a des sujets sur lesquels il y a des clivages importants. Mais je pense qu’il y a un deuxième point ou une deuxième explication qui, là, n’est pas d’ordre idéologique mais qui consiste à dire que les Françaises et les Français deviennent très sensibles dès qu’on parle de l’école parce que ça touche à l’avenir de leurs enfants. Tout simplement. Et des débats de société, que nous n’avons pas dans notre société, que nous n’arrivons pas à avoir entre adultes, on va les transférer dans l’école. C’est à l’occasion de l’immersion de certains sujets –je vais prendre l’exemple de la théorie du genre - dans l’école que tout à coup le débat éclate au niveau social. La question de la théorie du genre dans les manuels scolaires, ça a été typique. C’est à dire : on introduit la théorie du genre dans les manuels de première. Ouf ! Ça a créé un débat, mais j’allais dire « enfin ! ». Le problème, c’est que ce débat, il ne doit pas avoir lieu dans l’école ; le débat sur la théorie du genre, il doit avoir lieu dans la société. C’est pour ça que j’ai fait un rapport à ce sujet en disant « laissons l’école tranquille avec ce problème de la théorie du genre et débattons-en vraiment ». Faisons un débat public à ce sujet au niveau de la société. Est-ce que oui ou non la théorie du genre c’est quelque chose qu’on adopte comme étant une option philosophique qui va nous conduire dans notre action politique, dans notre action diplomatique, dans notre action sociale ? On se rend compte que, dès qu’on parle de ça, il n’y a plus personne. A côté de ça, on va avoir, donc, une sensibilité parce qu’effectivement les parents vont dire « on va enseigner ça à nos enfants » et là ça choque. Il y a beaucoup de choses aussi qui prennent une ampleur parce que c’est vu dans l’école et qu’à l’école ça s’adresse aux enfants mais que, c’est logique, les parents sont très attentifs à ce qui est enseigné à leurs enfants. Donc là on est loin de l’idéologie. C’est simplement pour dire que l’école c’est aussi, un miroir, non, je dirais plutôt un amplificateur des problèmes sociaux. Donc ça ne contribue pas non plus à avoir un débat serein, un débat posé sur les questions d’éducation.
Vous avez parlé de l’enseignement public, de l’enseignement privé. Certains professionnels de l’enseignement libre sont très inquiets parce qu’ils ont peur de voir justement se rallumer cette guerre scolaire de 1981. Est-ce que de votre point de vue, avec ce que vous avez vu au sein de l’Assemblée nationale, ces craintes sont justifiées ou est ce qu’on est face à un gouvernement plus raisonnable sur ces questions ?
Pour l’instant il est trop tôt pour le dire parce que je pense que le gouvernement est face à une situation compliquée. On le dit depuis longtemps. Le gouvernement de François Fillon l’a vécu pendant 5 ans. Il l’a posé très clairement. La gauche est en train, non pas de le découvrir, elle le savait, mais elle fait semblant de le découvrir. Donc il va y avoir des réalités économiques qui vont être très importantes, des difficultés économiques, surtout, qui vont être aggravées, amplifiées par les meures qui vont être prises. Moi, ce que je crois c’est qu’on risque d’avoir une accélération au niveau de sujets de société, style le mariage des personnes homosexuelles, l’adoption, la recherche sur l’embryon. On intéressera les gens avec des débats qui ne coûtent rien et ça sera très facile à faire. Je ne pense pas que le gouvernement va s’amuser à créer un front d’opposition, d’hostilité en rallumant la guerre scolaire. Mais je pense qu’à l’intérieur de la majorité il y a des personnes, et qui sont très influentes, qui, elles, sont prêtes à le faire. On le voit bien quand il y a eu des sujets. Je pense à la loi Carle sur la participation des communes au financement des écoles. Tout de suite on retrouve des personnes qui sont quand même très extrémistes, très radicales sur ces sujets. J’ai eu l’occasion de participer à un débat dans la campagne législative où il y avait le candidat du Front de Gauche qui disait « l’argent public cause école public » point. Voilà, donc, il faut savoir qu’il y a des positions comme celles là, alors elles ne sont peut-être pas dans le gouvernement mais elles sont bien sûr au Front de gauche. Elles sont partagées par certains socialistes et elles ne demandent qu’à s’exprimer. Donc c’est là-dessus que nous devons avoir plus qu’une vigilance, une attention de tous les instants parce qu’aujourd’hui il y a la place pour tous les enseignements dans notre pays, que les difficultés sont telles en matière d’éducation. Encore une fois, on ne peut pas se permettre de rallumer des guerres qui n‘aboutiraient qu’à créer des oppositions qui n’arrangeraient rien du tout.
Propos recueillis par Antoine Besson









