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08 février Actualité
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Son carême en ligne avec la Fraternité de Jérusalem ; baisse des vocations en France ; le statut des fœtus mort-nés relance le débat sur l’IVG ; l’homoparentalité dans l’UE… voici le “Décryptage” express de la semaine qui vient de s’écouler, par la Fondation de Service politique.





ÉGLISE


Un carême en ligne avec la Fraternité de Jérusalem

Pour faire de votre carême une joyeuse “Route de Pâques”, au pas léger, marchez en ligne en compagnie des moines et moniales de la Fraternité de Jérusalem. Chaque semaine, recevez dans votre messagerie une méditation qui vous aidera à trouver l'orientation des sept prochains jours.

Des pistes de lectio divina (un texte par jour) vous seront proposées et un texte patristique complètera le parcours. Vous trouverez également des chants, un espace pour poser des questions relatives aux textes bibliques et des “conseils pour la route”.

Pour vous inscrire à cette retraite en ligne (un envoi par semaine) :
Page d'accueil “Carême 2008”


L’Osservatore Romano nouveau est arrivé

Pour ses 100 jours à la tête de l'Osservatore Romano le nouveau directeur, Giovanni Maria Vian, présente sa nouvelle maquette au journal du pape. Après le fond qui a déjà évolué, (cf. Décryptage de la semaine dernière), c’est aujourd’hui la forme. Typographie nouvelle, graphisme plus clair et couleur en première de couverture pour apporter plus de lisibilité au vénérable journal du Vatican. Le directeur a confié au micro de Radio Vatican que les changements apportés visent avant tout à « plus de lisibilité ».

Objectif une plus grande diffusion. Avec, pour son directeur, « un souffle toujours plus international, en privilégiant sa caractéristique d'être un journal d'idées ».


Douloureuses Béatitudes

Le Saint-Siège a repoussé de deux années la reconnaissance définitive des statuts de la communauté des Béatitudes. Née en 1973, la communauté a été reconnue association privée internationale de fidèles de droit pontifical par le Conseil pontifical pour les laïcs le 8 décembre 2002. Selon Mgr Boishu, évêque de Reims en charge du Renouveau pour la conférence épiscopale, « Rome demande à chacun de clarifier sa vocation et de choisir entre la vie monastique ou celle d'une communauté de laïcs ».

L’habit ne fait pas le moine, dit-on, et de fait, une partie des membres de la communauté, au statut de laïc, portent l’habit monastique et un prénom de profession. Rome demande également à la communauté fondée par Frère Ephraïm de donner davantage d'indépendance aux familles, et de cesser les sessions de guérison.

Sur ce point, le texte romain est ferme, mais se veut un conseil :
« La tradition de l'Église, à laquelle s'ajoute l'expérience acquise au contact de certaines communautés ces dernières années, conseille d'adopter une très nette distinction entre, d'une part, la dimension psychologique et psychiatrique de la personne, et la direction spirituelle, d'autre part. Par conséquent, il faudra éviter, dans le futur, la pratique de ces psychothérapies à l'intérieur de la communauté, car elles comportent un mélange entre les différentes dimensions de la personne qui peut s'avérer nocive. Le directeur spirituel ne doit pas faire de la thérapie, mais en cas de réelle nécessité, il devra envoyer les personnes à un psychologue ou à un psychiatre, en dehors de la communauté ».

Quant aux familles, « elles doivent avoir une habitation séparée et indépendante, et pouvoir exercer une activité professionnelle rémunérée et avec la couverture sociale prévue par la législation ».
La séparation entre les familles et les membres célibataires est aussi exigée. Le texte romain pointe l’expression « enfants communautaires », un terme « inadmissible », car « les temps et les rythmes de vie d'une famille sont différents de ceux des personnes qui vivent une donation complète à Dieu dans le célibat ».

Mais le Conseil pontifical pour les laïcs a tenu « surtout à encourager, valoriser et confirmer tout le bien opéré par les Béatitudes, en tant que maison et école de communion, pour la formation de ses membres comme disciples et témoins du Seigneur, afin que ces dons et ces bénédictions se multiplient et que soit assurée une progression harmonieuse de la Communauté vers la maturité ecclésiale ». La communauté a indiqué vouloir mettre à profit la période ad experimentum demandée par le Saint-Siège pour « mettre en œuvre les indications qui [lui] ont été données » et « approfondir la réflexion sur son charisme ». P.S.G


France : baisse des vocations

Le nombre de séminaristes continue de décroître en France. En 1966, ils étaient 4.536, ils ne sont plus que 756. Mais le plus inquiétant est la chute des entrées en première année de séminaire. Elles sont passées de 902 en 1966 à 180 en 1996 et à 133 l’an dernier (dont douze pour le Vietnam). Dans le même temps, le nombre de prêtres est passé de 41.000 à 15.900 mais avec un âge moyen de 70 ans.

Ce tarissement des vocations est sans doute l’un des signes les plus inquiétants pour l’avenir de l’Église de France. Notre pays a connu toutes sortes de crises. Il n’a jamais fait l’expérience d’aussi peu de prêtres depuis des siècles. Jusqu’il y a peu d’années, il y avait une paroisse par commune. Elles vont tomber à moins d’une par canton. Derrière se profile probablement la réduction du nombre de diocèse et un allégement significatif des structures de l’institution. Les tentatives pour remplacer dans des tâches pastorales les prêtres par des laïcs ne durent pas. Les laïcs n’ont pas dans la plupart des cas de successeurs et se posent pour eux un problème crucial de formation.

Le seul remède connu à la crise des vocations est la ferveur des familles. La pastorale des vocations est intimement liée à la pastorale des familles. Les communautés nouvelles, qui l’ont compris, fournissent un grand nombre de jeunes prêtres. Mais la prise de conscience est plus longue dans le clergé diocésain. T.B.


Mondiovision en Avignon

La VIe Journée européenne des universitaires organisée par le Conseil des conférences épiscopales européennes et le Bureau de la pastorale universitaire, aura pour thème « Europe et Amériques ensemble pour construire la civilisation de l'Amour ». Elle aura lieu le samedi 1er mars prochain en Avignon, chez Mgr Cattenoz. Cette rencontre sera clôturée par une veillée mariale présidée de Rome par le pape, et sera diffusée en mondiovision dans de grandes capitales : Bucarest, Edimbourg, Naples, Tolède, Aparecida, Mexico, La Havane, New York, Loja et Minsk.

Dans un communiqué, Mgr Cattenoz se réjouit que la ville d’Avignon accueille pour la première fois cette grande journée de « communion et d’espérance ».
« Rendez-vous est pris le 1er mars pour le Forum des étudiants, où des personnalités rencontreront les universitaires présents. À 17 heures, la métropole d’Avignon connaîtra la joie de vivre à l’unisson de l’Europe et des Amériques la prière du chapelet avec Benoît XVI, par liaison satellite, entouré de milliers d’étudiants et d’universitaires présents à Rome. »





FRANCE


Les Français, Nicolas Sarkozy et la laïcité

Selon un sondage réalisé les 21 et 22 janvier, 81% des Français pensent que la reconnaissance des « racines essentiellement chrétiennes » de la France, ne remet pas en cause la laïcité. En revanche, selon OpinionWay 73% des personnes interrogées déclarent ne pas être d'accord avec les propos de Nicolas Sarkozy au Latran affirmant que « dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé ».

De plus, une courte majorité (51%) n’est pas d'accord avec l’affirmation du Président selon laquelle « un homme qui croit est un homme qui espère, et [que] l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent ».

Encore un sondage difficile à décrypter : qu’est-ce que les sondés mettent sous les mots valeurs, croire, espérer ? Mais pour eux, il semble bien que la France ne soit pas née en 1789, mais bien avant. T.B.


Le fœtus mort-né est un enfant

La Cour de cassation reconnaît aux parents le droit d'inscrire tout foetus né sans vie à l'état-civil, quel que soit son niveau de développement. Cette décision a relancé le débat sur l’avortement. Les juges de la Cour ont cassé mercredi 6 février un arrêt de la Cour d'appel de Nîmes qui refusait l'inscription à l'état-civil d'enfants morts-nés. Les juges nîmois s'appuyaient sur une circulaire de l'Organisation mondiale de la santé qui définissait un seuil de viabilité à moins de 22 semaines d'aménorrhée (absence de règles) et un poids de moins de 500g. Pour la Cour de cassation, une simple circulaire n'a pas force de loi, et il convient de revenir à la lettre du Code civil, qui ne mentionne ni poids ni âge pour l'inscription à l'état-civil.

L'Alliance pour les droits de la vie a salué une décision qui "suit l'évolution de la science qui reconnaît de plus en plus l'humanité du foetus". Cependant, "nous ne rêvons pas que cette décision vienne remettre en cause la loi sur l'avortement", a affirmé son délégué général, Tugdual Derville.

Le Planning familial s’est quant à lui déclaré "scandalisé", dénonçant une "usine à gaz" : "On ouvre une brèche" a déclaré à l’AFP Maïté Albagly, la secrétaire générale du mouvement, qui " à la longue peut mettre en cause l'avortement".

Tugdual Derville et Maïté Albagly ont débattu de leurs positions respectives sur i-Télé, avec Jean-Paul Legros, psychologue à Saint-Vincent de Paul. Vous pouvez visionner le débat en cliquant sur l’image ci-dessous. P.S.G.




Franc-maçonnerie et argent publique

À Nantes, Jean-Marc Ayrault subventionne massivement la franc-maçonnerie. Selon Nantes.Maville.com, le maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, voudrait faire attribuer une subvention de 400 000 € par le conseil municipal pour rénover et agrandir un immeuble où se réunissent les francs-maçons du Grand Orient et de la Grande Loge de France. La subvention est sollicitée par l’Association fraternelle d’études sociales (Afes). L’ensemble des travaux seraient estimés à 1,3 M €. La candidate UMP à la mairie Sophie Jozan, s’interroge sur cette subite générosité, alors qu’on n’a trouvé que « 115 000 € pour deux crèches ».

Selon Presse Océan,
« certains membres de la Grande Loge de France et du Grand Orient avouent leur opposition à un tel financement public. Outre la crainte portant sur la charge financière importante d'un tel chantier, d'aucuns s'inquiètent de l'ingérence, voire de la “mainmise du système municipal” sur une activité qui privilégie la discrétion. Un franc-maçon note que “l'association doit s'engager à faire apparaître sur tous les documents informatifs ou promotionnels édités par elle, le soutien apporté par la Ville” ».
Bref, pour les uns, c’est surtout le silence qui fait défaut dans cette affaire, pour les autres, l’alliance du trône et du triangle est normale. À quand la séparation des loges et de l’État ? T.B.




INTERNATIONAL


L’homoparentalité dans l’UE : pas si vite

Cinq pays européens sur vingt-sept ont adopté une loi sur l'homoparentalité. Contrairement à ce qu’affirme le lobby gay, l'Union européenne n’évolue pas si vite sur la question. Après la décision des juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) condamnant la France pour avoir refusé à une célibataire lesbienne le droit d’adopter un enfant, l’avocat d’une des plaignantes, Caroline Maccary, s’était réjouie, en prétendant que neuf pays européens avaient légalisé « l’homoparentalité », ce que nous avions rapporté par erreur (“Homo-adoption : les juges européens condamnent la France”, Décryptage, 28 janvier)

Outre ces cinq pays, deux autres (l’Allemagne et le Danemark) ont une législation particulière. La Norvège n'a pas encore statué et le projet de loi à l'étude se rapproche des législations allemande et danoise. Voici le détail des législations en vigueur (hors Islande) :

Pays-Bas
Depuis juillet 1999 l'adoption est ouverte aux homosexuels avec certaines restrictions :
  • l'adoption en dehors des Pays-Bas est exclue ;
  • les candidats doivent être citoyens des Pays-Bas.
  • les demandeurs doivent avoir cohabité au moins une année avant la demande et prendre conjointement en charge l'enfant ;
  • le délai d'attente est de 3 ans.
Royaume-Uni
Depuis le 7 novembre 2002, les couples homosexuels ou non mariés peuvent adopter des enfants. Les candidats doivent être âgés de 21 ans, former une relation stable et disposer de ressources financières suffisantes.
Suède
Depuis le 23 juin 1994, les couples homosexuels unis dans le cadre du partenariat légal peuvent adopter dans le pays ou à l'étranger. L'un des partenaires peut également adopter l'enfant de l'autre.
Belgique
L'adoption est possible pour les couples mariés et les célibataires. La loi ne fait pas de discrimination spécifique envers les homosexuels. Dans les faits peu de couples homosexuels voient leurs démarches aboutir.

Espagne
Depuis 2004, l'adoption est ouverte aux couples mariés et aux célibataires. L'orientation sexuelle n'est pas, légalement, un critère de sélection.
Allemagne
La loi ouvre un droit à l’adoption des enfants de l’un des partenaires (Stiefkindadoption). Dans un tel cas de figure, s’appliquent les procédures normales de l’adoption, l’autre parent naturel devant donner son accord.
Danemark
Les "partenaires" n’ont pas le droit à l'adoption. Il est possible à une personne célibataire d'adopter un enfant, et si par la suite la personne conclut un partenariat, le partenaire sera en mesure de partager l'autorité parentale à condition que l'enfant n'ait pas été adopté à l'étranger.
Norvège
Le ministère de la Famille et de l'Enfance norvégien a déposé un projet de loi selon lequel une personne ayant conclu un PaCS pourrait adopter l'enfant biologique ou l'enfant adoptif de son conjoint, avec la seule condition que l'enfant ne peut-être adopté d'un pays étranger. Il ne serait pas possible d'adopter un enfant étranger étant donné qu'aucun des pays avec lesquels travaillent les associations norvégiennes concernées par l'adoption ne reconnaît deux parents de même sexe. B.B.
Source : www.protection-enfance.fr


Turquie : du voile autorisé au voile obligatoire ?

La Turquie autorise les étudiantes à se voiler dans les universités. Le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan proposait de modifier la Constitution turque pour lever l’interdiction jusqu’ici en vigueur du voile dans les universités. C’est désormais chose faite. Le Parlement l’a suivi, même s’il reste encore à passer l'obstacle de la Cour constitutionnelle.

La Turquie demeure cependant divisée sur la question. Deux positions s’affrontent. Pour les uns l'interdiction du voile à l'université est une violation de la liberté religieuse. Pour les autres, son autorisation remet en cause les fondements du système laïque. Ces derniers craignent aussi que cette autorisation ne permette aux religieux de faire pression sur les jeunes filles.

Le week-end dernier, 125.000 personnes, des femmes en majorité, on défilé dans les rues d'Ankara contre la légalisation du voile. Des dizaines de présidents d'universités s'étaient quant à eux réunis pour exprimer leur opposition. Quand bien même la liberté religieuse est un droit, celle-ci s’harmonise avec la dignité de la femme. Qu’en pense le commissaire européen à l’Élargissement ? P.S.G.


Liban : les chrétiens victimes du chaos

Sans président depuis le 24 novembre, le Liban s’enfonce dans la violence et l’anarchie. Les évêques lancent un cri d’alarme. Le pays est victime d’affrontements qui ne sont pas les siens. Les chiites cherchent à amender en leur faveur la Constitution de 1989 qui a fait perdre aux chrétiens une partie de leurs droits. Une modification refusée par les sunnites.

Fadi Assaf, consultant stratégique à Beyrouth, décrit ainsi la situation dans Valeurs actuelles :
« La lutte est politique mais cache des rivalités confessionnelles ancestrales sur fond de tensions régionales. Les références historiques et religieuses sont pratiquement absentes de l’affrontement entre le Hezbollah pro-iranien et le Courant du futur pro-saoudien. Chacun défend les intérêts de son sponsor régional : l’Arabie Saoudite et l’Égypte pour les sunnites, l’Iran et la Syrie pour les chiites. Les Libanais qui ont payé et paient toujours pour le drame palestinien sont à nouveau en première ligne…
L’Arabie Saoudite et l’Égypte sont engagées dans un bras de fer ouvert avec la Syrie. Cette confrontation interarabe se déroule en partie au Liban. Les États-Unis et l’Iran sont engagés dans un duel, y compris au Liban. La scène libanaise est “internationalisée”, avec l’Onu au sud et l’infiltration du djihadisme terroriste. »
Quant aux chrétiens, qui joue aujourd’hui un rôle de supplétif entre sunnite et chiite, « ils doutent de la pérennité de leur présence en Orient, car ils subissent davantage que les autres les actions terroristes ».
Résumant la situation au Liban, l’assemblée des évêques maronites réunie sous la présidence du patriarche Sfeir, a dénoncé un plan visant à « vider le pays de tous ses éléments constituants ». Voici le texte intégral du communiqué publié par l’Assemblée à l’issue de sa réunion :
« Le climat général au Liban ne porte pas à la tranquillité. On dirait que les gens sont en conflit sur tout. Les institutions constitutionnelles sont paralysées, à commencer par la présidence de la République, en passant par la Chambre des députés, pour finir par le gouvernement. On tente en outre de paralyser l’armée et de porter atteinte à l’Église. Le tout en application d’un plan visant à vider le pays de tous ses éléments constituants, afin de porter les Libanais à désespérer de leur situation et à les pousser, surtout les jeunes, à l’émigration.
« Le conseil exprime sa profonde douleur pour l’assassinat du commandant Wissam Eid et pour les victimes tombées avec lui, ainsi que pour les victimes tombées le 27 janvier, et leur présentent leurs condoléances, tout en souhaitant prompte guérison aux blessés tout en espérant que l’enquête parvienne à faire la vérité.
« La paralysie de l’appareil d’État porte tort aux Libanais et à leurs droits. C’est le cas de jeunes gens et jeunes filles qui ont réussi à un concours pour la désignation de notaires, mais qui attendent depuis deux ans leur affectation. Il s’agit là d’une injustice à réparer, sans compter qu’ils jouissent dorénavant de certains droits acquis.
« L’État néglige toujours, en outre, d’exécuter une décision de justice réintégrant dans ses fonctions un haut fonctionnaire blanchi d’une fausse accusation lancée contre lui [allusion à Louis Lahoud, ancien directeur général du ministère de l’Agriculture, Ndlr]. C’est là autant d’atteintes au prestige de l’État.
« Le carême est un temps de retour sur soi et d’élévation vers Dieu. C’est aussi une saison où les fidèles aisés aident les plus défavorisés et les bien-portants, les malades. Nous demandons à nos fidèles au Liban et dans les pays d’émigration, à l’occasion de la Saint Maron, de célébrer cette fête avec piété, en se souvenant de ce que leurs pères et leurs aïeux ont fait comme sacrifices pour le Liban afin qu’il demeure la patrie de la liberté, des valeurs et des vertus.»
N’oublions pas le Liban.


Afrique : démographie et développement

La démographie de l’Afrique reste très déséquilibrée. Une étude récente publiée par l’Agence française du développement (AFD), montre que le processus de transition démographique avance. Globalement la natalité africaine serait de 5, 5. Dans de nombreux pays africains elle baisse comme en Asie et en Amérique latine d’un enfant par femme tous les dix ans. Vers 2050, une douzaine de pays du continent pourrait avoir une natalité de deux enfants par femme et une espérance de vie supérieure à 70 ans.

En revanche, la population de l’Afrique subsaharienne augmente à un rythme encore très élevé. Celle-ci a été multipliée par sept au XXe siècle, et pourrait passer de 750 millions à 1,5 milliard vers 2040. L’Afrique, qui ne comptait qu’une ville de plus d’un million d’habitants en 1960, pourrait en compter 300 en 2050. À noter que l’ensemble de l’Afrique conserve un désir d’enfant élevé : autour de 5,5.

Mais ce chiffre tombe à 3 pour l’Afrique du Sud, et 4 pour la Namibie, comme le modèle européen ; il est à 4 pour des pays comme le Ghana, le Kenya, le Malawi, le Zimbabwe, mais 8 au Niger et 9 chez Tchad.

Ce ne sont pas les politiques de planning familial qui expliquent ces disparités. En Afrique, les politiques démographiques n’ont pas fait preuve de leur efficacité Il existe en revanche une corrélation étroite entre la scolarisation des filles et la natalité. L’allongement des études retardent l’âge du mariage et le nombre d’enfants. Le meilleur indicateur prédictif de fécondité reste le niveau d’alphabétisation (cf. Le Rendez-vous des civilisations, de Youssef Courbage et Emmanuel Todd, Le Seuil, 160 p., 12,50 €). T.B.



Thierry Boutet,
Philippe de Saint-Germain,
avec Béatrice Bourges.




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