Décryptage
Bientôt, Paris-Lyon en TGV italien
24 Avril 2009 |
Les Français ne mesurent pas le big bang qui est en train de se produire dans les services publics. On leur a appris que service public implique monopole public : la grande tradition de la SNCF, d’EDF, de la Poste, de GDF, de France Telecom, etc. Or ce modèle est mort.
Ce modèle s’éloigne en effet en raison de l’évolution technique, qui condamne les monopoles, en raison des désordres provoqués par les grèves, qui écœurent les usagers et les font réfléchir, et surtout en raison des directives européennes. Pour Bruxelles, un service public (on dit alors un « service d’intérêt général ») peut parfaitement être assuré par des entreprises privées en concurrence.
Ils vont pouvoir bientôt le mesurer à la SNCF. Déjà, le secteur du fret est ouvert à la concurrence, mais cela concerne moins les Français au quotidien. Mais à partir du 14 décembre 2009, le trafic voyageur sera lui aussi ouvert à la concurrence, du moins pour le transport international (ce sera pour plus tard pour le transport intérieur). Or une ligne internationale peut permettre de desservir plusieurs villes nationales au cours du trajet. Pour permettre cette évolution, on a déjà depuis longtemps séparé la SNCF de Réseau ferré de France (RFF) : plusieurs trains en concurrence (dont ceux de la SNCF) peuvent circuler sur les mêmes rails, ceux de RFF.
Pour cette année, les entreprises de transport ferroviaire avaient jusqu’au 13 avril pour demander un sillon, c'est-à-dire un créneau horaire. Bien entendu, la SNCF, via RFF, a tout fait pour retarder et compliquer l’échéance. De plus, il faut un certain temps aux concurrents pour se procurer le matériel nécessaire, capable de rivaliser avec les TGV SNCF. Résultat, dans cette première étape, seule Trenitalia a déposé une demande officielle. Mais on annonce pour bientôt Virgin sur Paris-Londres, Deutsche Bahn sur Francfort-Paris-Marseille, etc.
Trenitalia, c’est la branche « voyageurs » des chemins de fer italiens (Ferrovie dello Stato). Elle avait d’abord demandé un sillon Paris-Marseille, mais on lui a répondu que la France n’était pas obligée d’ouvrir les lignes strictement intérieures à la concurrence : nouvelle manœuvre de retardement. Mais l’entreprise italienne s’est rabattue sur Milan-Paris et Paris-Milan, matin et soir, dès 2010, en passant par Lyon. Un voyageur pourra donc monter à Paris et descendre à Lyon, ou l’inverse. Il aura donc le choix entre un TGV français et un TGV italien, pour l’instant. Ce n’est évidemment qu’un début.
Ce n’est qu’un début
Pourquoi cette ligne ? Parce qu’on sait que la SNCF profite de son monopole pour y dégager des marges de l’ordre de 25% : de quoi attirer les concurrents. Commentaire du Figaro Economie : « Pour s’imposer progressivement en France, la firme italienne devrait miser sur des services différents et surtout sur des prix plus attractifs. » Ainsi, la concurrence se fait soit par des services de meilleure qualité, soit par la baisse des prix, soit les deux. Il y a alors toujours un bénéficiaire, c’est le client.
Soit, une seule ligne, c’est peu. Mais on comprend que ce n’est qu’un début, comme on l’a vu déjà dans le téléphone portable, puis fixe, l’électricité, l’avion, la poste, le gaz, etc. Ce n’est donc qu’un round d’essai. D’autres concurrents suivront. La SNCF elle-même devrait alors s’adapter, pour les services, pour les prix, pour la régularité. Si les syndicats persistent à multiplier les grèves, la SNCF finira un jour par être désertée.
Les syndicats devront choisir : ou couler l’entreprise, ou admettre les adaptations nécessaires. On ne peut se permettre les mêmes comportements en monopole et en concurrence. Les usagers ne pourront que se féliciter de cette évolution et les combats d’arrière-garde n’y changeront rien. Aux autres transporteurs français maintenant de relever le défi, pour ne pas laisser les transporteurs étrangers prendre tout le marché : on parle déjà, par exemple, de TGV Air France…
*Jean-Yves Naudet est professeur à l'université Paul-Cézanne (Aix-Marseille), président de l'Association des économistes catholiques.
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Commentaires (23)
Cette logique va rendre attractive uniquement les lignes "rentables".
Si la SNCF fait 25% de marge sur le Paris-Lyon, elle assure aussi le service pour des prix de billets peu chers sur des lignes beaucoup moins rentables.
Veut-on une France des lignes TGV, et tout le reste en bus ou voiture particulière ?
C'est plus facile pour les compagnies étrangères de venir uniquement sur les lignes rentables, tandis que la SNCF devra (parce que les politiques ou la rue l'exigeront) maintenir des lignes non viables économiquement...
J'ai un peu de mal à croire que tout sera rose ... ça le sera peut-être à terme, mais non sans douleur pour les "usagers".
les "marges" de la SNCF ne financent pas les lignes peu rentables, elles financent les syndicalistes CGT.
1- une perte de la toute puissance de la SNCF et par conséquence de ses syndicats nuisibles.
2- une pression plus importante de la part des exploitants de chemin de fer qui seront certainement plus efficaces que nous dans ce domaine.
3- moins de subventions ( 13 milliards par an aujourd'hui payés par nos impôts) voire plus du tout pour ne pas tomber sous le coup de la distortion de concurence.
4- de toutes façons, ce sera toujours mieux que l'état actuel même si, comme vous le dites, le chemin sera long et laborieux. Au moins cela bougera.
Chef d'entreprise, je l'attends avec impatience!!
Merci d'avance pour vos commentaires sur la question...
M
1) Déjà qu'aujourd'hui c'est compliqué de s'y retrouver dans les tarifs, avec plusieurs compagnies, cela va être complexe !
2) Lorsqu'un voyageur voudra faire une correspondance, et qu'un train sera en retard, comment va-t-il faire ? Va-t-il devoir acheter plusieurs billets ?
3) Si un voyageur rate un train pour Lyon de l'opérateur Italien, doit-il attendre 4 heure le prochain de la même compagnie ????
On pourrait multiplier les exemples qui montrent que ceux qui se réjouissent de la libéralisation du rail telle qu'elle est faite aujourd'hui ne connaissent pas grand chose à ce mode de transport qui a des spécificités techniques qui font qu'il n'est pas comparable au téléphone. Il le serait plutôt à l'électricité. Peut-on dire que la libéralisation de ce marché a apporté quelque chose au client ?
La grande différence est que le réseau de train ne peut être dédoublé, que l'exploitation ferroviaire est très stricte. Ce n'est pas en multipliant les compagnies sur telle ou telle ligne que l'on simplifier la vie du client.
Je trouve curieux de se réjouir ainsi au moment même où la dérégulation a montré ses énormes limites.
Ceci-dit, il y a un argument en fait contre le monopole actuel : le risque de grève. Je pense que la manière de le résoudre est de l'interdire, car c'est du service public. Il faut justement interdire la grève car le train est un moyen de transport rigide qui permet à quelques agitateurs de bloquer un pays.
Ce n'est pas la dérégulation qui méconnaît le transport ferroviaire qui y parviendra.
Autre suggestion: pour éviter à ces agitateurs d'abuser de leur situation, il faut des sanctions fortes à leurs agissements.
Voilà la véritable nature d'une dérégulation adaptée au rail et qui sert les voyageurs.
Voyons ce que cela donnera pour le train.
ça fait 15ans qu'on voit le vent venir et souffler dans le mauvais sens quand on est (ou a été !)fonctionnaire .(classe moyenne!)
J'ai vu le démentellement programmé de France Telecom se réaliser tranquillement et patiemment, brader l'outil de travail que plusieurs générations ont créées. Déli d'initiés, pot de vin, avantages catégoriels, mensonges...politiques syndicats et dirigeants "complices"...et ça continue.quelle mascarade!
Vite rendus inoffensifs ceux qui osaient poser quelques questions!
La SNCF a juste 5ans de retard sur France Telecom..pardon ORANGE! Pas encore dévoilé le logo qui remplacera SNCF...
Dans ma région Lorraine on a déjà donné: la sidérurgie a été remplacée par le parc des Stroumps il y a 20ans. Arcelormital n'est que le point final.
Le big bang on a déjà connu
Nos grands décideurs n'avaient pas prévus que le superbe rouleau compresseur qu'ils s'activaient tous à bien huiler( pour en tirer qqs profits, pas pour améliorer le bien commun!) s'emballerait vite et les écraseraient à leur tour....
Qui parle de l'épidémie de suicide générée par ce système?
Ne nous prenez en plus pas pour des cons , on n'est pas tous aveugles!
à lire :"l'éthique ou le chaos?" de DOm Huges Minguet et JL Dherse
pour le moment c'est plutôt le chaos....
s'améliorer?évidemment ...au pris de plusieurs générations sacrifiées..encore et toujours... tant que la "pâte humaine" ne se laissera pas spiritualiser...
ça fait du bien de l'écrire.
j'apprécie énormement votre site.
cordialement
L'article de M.J.Y Naudet est consternant d'angélisme, de radicalisme économique et de présupposés libéraux bénéfiques.
Les segments ferroviaires Paris-Lyon-Marseille ouverts à la concurrence représentent pour lui l'avenir d'un service public de qualité, qu'il soit entendu, mais rien ne le prouve.
Je crains le contraire, non en raison de la capacité de nuisance de certains agents d'entreprises ferroviaires mais en raison même de cette concurrence qui accaparera toutes les ressources de la SNCF au détriment des lignes moins rentables, mais d'un haut intérêt pour le développement local et l'aménagement du territoire, qui, elles, n'attireront pas la concurrence!...
Le tout libéralisme n'a pas les effets autorégulateurs que ses tenants lui prêtent et précipite même la concentration des moyens comme des lieux et des hommes.
Le discours des responsables du transport par fer ne se prononce-t-il pas qu'en termes comptables ?
L'ouverture du service public, si l'intérêt général est réellement pris en compte dans la logique libérale, devrait s'assortir de l'obligation de desservir des lignes déficitaires certes, mais à service local incontestable.
Le marchandage existe déjà puisque le maintient de certaines dessertes se fait, pour les voyageur, qu'au prix d'un minimum de fret pour les filiales de la SNCF sur les même tronçons.
Il est facile du haut de sa chaire marseillaise de parler TGV quand, ailleurs, 90 km de rails se parcourent en 1h30 ou que trois cents kilomètres pour rejoindre la capitale demandent un changement de train et trois heures et demie de transport dans des conditions dignes des troisième classes aux banquettes à lattes, sans possibilité de se plaindre tant la compassion sert à justifier le maintien de la ligne.
Ce qui est en jeu n'est rien moins que l'aménagement du territoire, dans la répartition harmonieuse, entre autre, des emplois et de la population, sans parler de la conservation des paysages.
Il devient indécent, pour un système libéral, d'en arriver à imposer des installations de personnels de santé dans des zones sous-médicalisées quand dans le même temps l'ouverture des réseaux ferrés à la concurrence désertifie certaines zones du territoire, exilant des professionnels hautement qualifiés et accélérant la dégradation des liens familiaux en empêchant, par exemple, un conjoint de trouver un emploi à la hauteur de ses compétences faute d'entreprises dans un rayon géographique décent et sans desserte ferroviaire… Pollution es-tu là ?
Les universitaires ont beau jeu d'écrire de telles fadaises eux qui évoluent dans un environnement intellectuel qu'ils jugent à la hauteur de leur propre valeur auto-décernée, en imposant la crasse ignare et œnolique d'élus locaux au faciès déteignant sur leur piquette locale, sans autre possibilité que subir, et sans pouvoir s'en évader, l'abrutissement d'un désert intellectuel...
Mais au moins les TGV eux circuleront en concurrence, donc tout est bien dans le meilleur des mondes... libéral!
La concurrence vue d'ailleurs que de l'axe Paris-Lyon-Marseille n'est rien moins que l'exil intérieur, un dommage collatéral nécessaire au bien financier de l'actionnariat, sans doute.
Au fait M. Naudet la concurrence étrangère pour les postes universitaires, c’est pour demain ? Venir au vert et à pieds pour la fin de vous jours, ça vous tente ? Allons un effort, les navets sont splendides cette année dans le jardin sous la rosée charmante!
Sans prendre tous les arguments pour ou contre, je me contenterai de quelques remarques :
- la plupart des intervenants soulignent le problème de l'attitude de certains syndicats et de la grève; il me semble que la concurrence (pluralité d'offreurs donc) est une des façons de contribuer à résoudre le problème de l'abus de grève. Il serait bon ici de relire le passage de "Laborem exercens" de Jean-Paul II portant sur le nécessité d'assurer en toute hypothèse le fonctionnement des services publics ;
- je suis toujours surpris quand on dit que la concurrence, multipliant les choix, complique ou perturbe la vie des gens. Il est vrai qu'avec un monopole, on n'a pas à réfléchir et à choisir; l'URSS en était un bon exemple; mais la liberté de choix me semble quand même toujours préférable, même s'il est clair qu'elle nécessite aussi une éducation à un usage responsable de cette liberté
- en ce qui concerne la réponse un peu vive de Philippe, je veux lui dire qu'il n'est pas le seul à subir de longs trajets peu rapides; cela existe aussi entre Aix et Marseille, et c'est justement pour cela que la concurrence doit exister, pour obliger la SNCF à s'adapter et à rendre un meilleur service à tous.
- Enfin, je le rassure sur deux points: la valeur des universitaires, que l'on peut évidemment discuter, n'est pas "autoproclamée", mais passe par une vie de concours et de travaux à chaque étape, devant des jurys, et surtout, qu'il se rassure pleinement, il n'y a aucune condition de nationalité pour devenir professeur d'université en France: la concurrence étrangère, qu'il semble souhaiter pour les postes universitaires, existe depuis bien longtemps. Son souhait est donc déjà réalisé.
Il ne faut pas non plus faire d'angélisme sur le service public de la SNCF, pas plus que sur celui d'EdF, ou de France Telecom. Si on regarde l'exemple des telecom, la concurrence a permis au minimum de maintenir, mais plutôt d'améliorer la qualité de service pour un prix donné (e.g. gratuité des appels sur lignes fixes), et les sujets de services publics, à savoir par exemple les zones blanches, sont traités par exception. Pour le ferroviaire, je suis de la même manière favorable à la concurrence partout où c'est possible ; cela permet des idées neuves, du volontarisme, qui sont favorables à l'utilisateur. Et une demassification du service public, sur les seuls lieux/sujets où il est nécessaire. En le faisant porter soit sur la puissance publique, soit sur les opérateurs privés, directement ou indirectement.
Merci à liberté politique, j'apprécie beaucoup le site et ses articles ; et merci aux éclairages réguliers et de qualité de Jean-Yves Naudet
Merci d'avoir publié mon message, mais pouvez-vous répondre aux arguments liés à la technique même du ferroviaire ?
Je ne récuse pas un changement de règle. Je récuse la façon dont cela est fait, en méconnaissance des spécificités techniques du ferroviaire.
Rien d'idéologique dans ma démarche (d'ailleurs vous voyez que mes propositions sont assez radicales aussi).
Deux remarques sur votre réponse: Je ne vois pas en quoi la concurrence empêchera l'abus de grève. L'abus de grève est lié à deux choses:
-le statut très protecteur du cheminot
-la possibilité pour quelques individus de nuire à plusieurs dizaines de milliers.
La concurrence n'empêche pas cela ! Ce qui l'empêche, ce serait de restreindre ce droit (car mission de service public) ou d'en faire payer à leurs auteurs les conséquences.
D'autre part, de manière à ne pas compliquer la vie des voyageurs, on pourrait penser à "demanteler" le transport ferroviaire de manière différente:
-Des sociétés exploitent chacune une portion de réseau (situation avant 1937)
-Un société assure tout l'aspect commercial (pour simplifier l'offre)
....
Bien sûr, les société choisie seraient tenues de respecter des cahiers des charges, sans quoi elles seraient remplacées par un appel d'offre
Merci d'avance pour votre avis,
J'aborderai aussi un problème dont personne ne parle est qui est moral :c'est le travail de ceux qui nous ont précédés qui est donné en pâtures à des requins uniquement intéressés par le gain. Ceux qui ont construit ces lignes de Chemin de fer, ceux qui ont travaillé dans les bureaux d'étude pour en sortir un TGV, ingénieurs et ouvriers qui se sont décarcassés pour un téléphone performant...ect ne compte donc pour rien.
Quand à ceux qui pensent que ça ira mieux c'est qu'ils ne voyagent pas beaucoup en train. A la SNCF nous sommes , ne vous en déplaise, le pays ou les trains sont le plus à l'heure au monde et dans les meilleures conditions de sécurité.
Constatant l'arrivée de nouveaux entrants et leurs manières de procéder il y a de quoi s'inquiéter...
Tirez à boulets rouges sur le service publique c'est si facile, mais peut être le regretterez vous un jour.
Bien entendu, pour la commission européenne, cet aménagement national du territoire est une bizarrerie.
Restent les grèves et les manquements divers et variés de la SNCF (et de RFF). L'Etat ne doit pas fléchir et a pêché par laxisme. Pas une raison pour jeter le bébé avec l'eau du bain.
Last but not least : la concurrence dans la téléphonie, le gaz ou l'électricité n'a pas fait baisser les prix et a terriblement compliqué la vie des usagers dès lors qu'ils sont devenus, sans qu'on leur demande leur avis, des clients.
Sur le financement de l'entreprise : l'état abonde au régime de retraite comme c'est le cas pour tous les régimes spéciaux, ainsi que pour les tarifs sociaux. Les conseils régionaux financent en grande partie les transports régionaux de voyageurs : cela fait partie de leurs responsabilités, et s'il fallait attendre des bénéfices sur ce secteur, il y a bien longtemps qu'il n'y aurait plus de trains régionaux. Pour le reste, l'entreprise est bénéficiaire depuis quelques années.
Sur fonctionnement du ferroviaire, la création de RFF est un véritable désastre : elle a compliqué à souhait les procédures de création et d'attribution des sillons, d'où une augmentation notable de la non-qualité en particulier en fret.
Par rapport à une offre multiple de téléphonie où l'on choisit une fois pour toutes son opérateur (en tous cas on ne se pose pas la question à chaque fois que l'on veut téléphoner), pour voyager cela va évidemment être plus compliqué de se renseigner sur les horaires, les tarifs etc...
Un autre point : on sait pertinemment que le TGV n'aurait pu voir le jour dans un système éclaté. En effet, il fut le fruit d'une étroite coopération entre les services de l'infrastructure, du transport, du matériel roulant et des fournisseurs de la SNCF.
Pour ce qui est des TGV, l'arrivée de la concurrence ne résoudra en rien le problème des grèves. En effet, en pratique, les mouvements de grève affectent peu aujourd'hui ce service. En revanche, on continuera d'avoir des mouvements sur St Lazare, à Marseille et dans les régions les plus conflictuelles.
La tutelle sérieuse ainsi que le contre-pouvoir des grandes associations de consommateurs me semblent être le plus efficace pour de véritables améliorations de service (nota : aujourd'hui 9 trains sur 10 sont à l'heure, les TGV sont pleins à 85%, la ligne Paris-Lyon est saturée... bref, l'ouverture à la concurrence ne va décidément rien apporter).
ceci explique la rentabilité a 25%
ceci explique aussi la construction des lignes grandes vitesses dans tous les pays actuellement(chine, USA...)
Si les lignes sont bien construites pour rouler a grandes vitesses ce qui implique une réelle innovation.



