Note bleue
Face au CUC, la reconnaissance civile du mariage religieux ?
Le projet de contrat d’union civile (CUC) ouvert aux personnes de même sexe risque de dénaturer gravement le mariage civil. En donnant satisfaction à une minorité, le législateur pourrait provoquer un large courant de désobéissance civile. Une solution : la reconnaissance civile du mariage religieux, en vigueur dans une dizaine de pays de l’Union européenne.
Face au CUC, la reconnaissance civile du mariage religieux ? (octobre 2007-février 2008)
Commentaires (6)
Ce n'est pas le cas de mes clientes musulmanes non mariées officiellement à la mairie, qui m'ont plus d'une fois raconté les fêtes de leur mariage musulman. Cela leur permettait( du moins jusqu'en 2006, date à laquelle j'ai pris ma retraite ) de bénéficier de la CMU et probablement d'autres avantages sociaux. J'en ai même connu une qui venait en 2004 ou 2005, comme elle l'a dit tout naturellement à ma secrétaire, d'acheter un F5 et qui au moment de(ne pas) payer les honoraires de la consultation, m'a tendu la carte de CMU !!!
Certains pays dans lesquels le mariage religieux est reconnu comme un mariage civil imposent désormais aux autorités religieuses de marier des couples... de même sexe ! (comme la Suède récemment) !
Alors, Ã mon avis laissons le mariage religieux hors du champ du code civil.
Le contrat civil aurait un intérêt à permettre à des gens qui vivent sous le même toit de connaître un régime fiscal identique aux "ménages". Que les homosexuels en profitent, je ne vois pas comment on pourrait les empécher; Mais il y a des personnes qui mettent en commun leurs moyens pour vivre au jour le jour et il n'y a aucune connotation sexuelle (frères et soeurs, personnes isolées, cohabitants etc...








- le fait que le CUC deviendra dans les esprits de tous un mariage-bis,
- et par suite, l’adoption des enfants par les personnes homosexuelles ?
En quoi les époux attachés à la vérité et la dimension universelle du mariage seront – ils plus lésés par le CUC qu’ils ne le sont par le PaCS ou la vie maritale en dehors de tout contrat ? Car dans les faits, il y a déjà actuellement plusieurs formes de vie maritale qui sont largement consacrées et se valent dans l’esprit de la population (seuls une poignée de croyants et les plus anciens pensent différemment – et encore, même les croyants dans la grande majorité pratiquent le « mariage à l’essai » = vie maritale puis mariage si tout va bien).
Outre le fait de favoriser les communautarismes religieux, en quoi la reconnaissance civile du mariage religieux aiderait les non religieux à se distinguer du CUC - sachant que le mariage est avant tout fondateur civil ?
En quoi le refus du mariage civil motivé par la charia pourrait-il être plus aisément identifié et, le cas échéant, poursuivi qu’il ne l’est actuellement ?
La reconnaissance civile du mariage est comme vous le rappelez, la base de la structure de la nation. Ce n’est ni le PaCS, ni le CUC qui grèvent cette organisation mais l’état d’esprit individualiste de notre société qui ne reconnaît pas cette valeur fondatrice et qui laisse se créer un CUC ou un PaCS.
De nos jours on rencontre des femmes qui vivent maritalement avec des enfants et qui tiennent à leur titre de « mademoiselle » : ainsi à terme ce titre galvaudé ne signifiera plus rien. Il en sera ainsi du mariage qui sera galvaudé si le CUC passe, si le PaCS et la vie maritale perdurent et si notre population ne se retrouve pas dans la valeur du mariage. Une reconnaissance civile du mariage religieux donnera au mariage un relief purement religieux qui sera loin des non religieux et ne rendra plus témoignage de sa valeur fondatrice de la société.
Dans la chronologie, l'étape suivante sera fatale à notre société actuelle, mais pourra faire place à une nouvelle.