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Extraits

Climat : vers un réchauffement du débat ?

Par JEROME STEVENSON

« UN ARTICLE DU WASHINGTON POST déclare faussement qu’il existe un “consensus” parmi les scientifiques [...] sur l’origine humaine de l’augmentation mondiale et dangereuse des températures par les émissions de carbone. Les faits accablants montrent qu’un tel consensus n’existe pas. » Cette déclaration issue d’un éditorial du Washington Times du 24 mai 2009 montre un tournant dans la bataille médiatique grandissante entre les tenants du réchauffement global et ceux qu’il est maintenant convenu de nommer les Global warming sceptics, les sceptiques du réchauffement global.
 

L’inflation ? Une tentation, mais pas une solution au surendettement

Par FRANÇOIS DE LACOSTE LAREYMONDIE,
secrétaire général d’un grand groupe bancaire français.


TOUT VA BIEN. La reprise est là ; la bourse remonte ; les banques remboursent les aides reçues des États ; et le G20 sera forcément présenté comme un succès… Reste l’ampleur des dettes publiques au moyen desquelles on a financé sauvetages et relances. La reprise épongera tout cela, nous dit-on…
Cette question des dettes publiques tracasse certains ; mais à force de les entendre crier « au loup », on ne les écoute plus. Elle ne constitue cependant qu’une partie du problème. Seuls quelques économistes commencent à s’inquiéter d’un phénomène de surendettement qui, en réalité, ne concerne pas que les États, mais l’ensemble des acteurs économiques des pays développés : États, entreprises, et particuliers. Cette prise de conscience est nouvelle. C’est à ce niveau qu’il faut considérer les choses et s’inquiéter des remèdes. Y en a-t-il ? Ce n’est pas sûr si l’on n’accepte pas de sortir des sentiers battus.
 

Benoît XVI, les médias et la liberté

Par TANGUY-MARIE POULIQUEN,
prêtre de la Communauté des Béatitudes, enseigne la théologie morale à l’Institut catholique de Toulouse où il est maître de conférence. Dernier ouvrage paru : Mieux vivre ensemble en temps de crise (EDB, octobre 2009).


LE VOYAGE du pape Benoît XVI en Afrique, du 17 au 23 mars 2009, et les très fortes réactions médiatiques qui ont suivi en Occident ses prises de position concernant la lutte contre le Sida et le préservatif , conduisent à s’interroger sur les fondements culturels qui portent une telle réaction perçue jusque dans l’arène politique française et les arcanes du Parlement européen . En réfléchissant sur les présupposés de la culture médiatique occidentale, on est directement conduit à analyser ce qui est communément appelé le postmodernisme , dont le lieu emblématique d’application est la liberté absolue dans la pratique sexuelle.

 

Minorité créatrice

 

UNE FOIS N’EST PAS COUTUME. Nous empruntons une longue citation pour ouvrir Liberté politique, mais une citation qui résonne comme une feuille de route. Nul ne contestera la légitimité de l’auteur puisqu’il s’agit du pape lui-même. Pourtant, voici un homme dont l’autorité a été contestée comme rarement en ce début d’année. Pour les uns, ce sont ses propos qui « posent problème », selon les mots d’un ancien Premier ministre (hélas !), pour beaucoup, c’est la fonction elle-même qui dérange.

 

Recherche sur l’embryon : le choix crucial de la France

Par PIERRE-OLIVIER ARDUIN,
auteur de La Bioéthique et l’Embryon (Ed. de l’Emmanuel, 2007).

Appelée à réviser son dispositif en matière de recherche sur l’embryon humain, la France est à la croisée des chemins : faut-il autoriser la recherche sous conditions comme le propose le Conseil d’État ou maintenir le statu quo législatif actuel ? L’auteur passe en revue les aspects scientifiques, éthiques et législatifs de la question avant de dégager une troisième solution réaliste et cohérente, réconciliant la science et la morale. Ce travail a été exposé devant Jean Leonetti, rapporteur de la mission parlementaire de révision de la loi de 2004 et président des états généraux de la bioéthique, le 28 mars 2009, en tant qu’invité d’honneur de Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon.
 

Les quatre « fils rouges » de l’encyclique

Par FRANÇOIS DE LACOSTE LAREYMONDIE,
vice-président de la Fondation de service politique.

UNE ENCYCLIQUE plutôt longue et foisonnante : voilà comment se présente Caritas in veritate de prime abord. Sans doute Benoît XVI a-t-il été animé du désir de répondre aux multiples attentes que son texte, annoncé de longue date, avait suscitées ? Or ces attentes étaient d’autant plus grandes que l’ampleur de la crise, insoupçonnable au moment où le projet a été mis sur les rails, appelait une parole forte de la part de l’Église.

 

Une anthropologie du don

 

LA TROISIEME ENCYCLIQUE de Benoît XVI n’a pas fini de faire parler d’elle. Longuement mûrie, Caritas in veritate ne donne pourtant pas l’impression de fluidité des deux encycliques précédentes du pontificat, Deus est caritas (2005) et Spes salvi (2007). On attendait un développement puissant autour d’un thème central, l’écologie ou la crise économique mondiale. Ou encore une mise en œuvre vigoureuse de la condamnation du relativisme sur les questions temporelles. Ces thèmes sont abordés, mais successivement, parmi d’autres, comme les pierres d’attente d’une réalité cachée, plus forte, et plus difficile à distinguer.

 

À l’origine, un don : la bonté d’un secret

Par ALAIN MATTHEEUWS SJ,
Professeur à l’Institut d’études théologiques (IET), Bruxelles.

 

Williamson, Recife, le préservatif… et les cathos-gogos

PAR LE FRERE EMMANUEL PERRIER OP,
dominicain de la province de Toulouse.

 

L'Eglise et la crise : comment moraliser le capitalisme ?

PAR JEAN-YVES NAUDET,
professeur à l’université d’Aix-en-Provence, président de l’Association des économistes catholiques, vice-président de l’Association internationale pour l’enseignement social chrétien.

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