Dossier
La crise financière
D’OU VIENT LA CRISE FINANCIERE ? C’est évidemment une crise classique de marché (bulle), massivement aggravée par un excès d’avidité collective et d’irresponsabilité. Mais il y a aussi bien autre chose : un évènement exceptionnel, un changement d’époque. Il ne s’agit pas ici seulement des subprimes, de ces prêts consentis dans des conditions aberrantes à des ménages américains modestes. À eux seuls ils sont un exemple remarquable d’irresponsabilité, des prêteurs bien sûr, mais de tout le système derrière qui n’y a pas mis bon ordre. Mais la crise par son ampleur et sa nature va bien au-delà des subprimes. C’est tout une activité qui s’effondre, un modèle de financement de l’économie. Les risques qu’on attendait sur les hedge funds ont explosé sur des instruments achetés par des professionnels et notées « sans risque ».
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Articles
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Cependant, après avoir suivi le déclin de l'économie mondiale depuis plus d'un an, je voudrais partager avec vous un autre point de vue qui a le mérite de sembler plein de bon sens.
Avant la crise, Loic abadie, a publié un livre au titre "prophétique" intitulé "la crise financière en 2008-2010". Ce livre était conseillé par Famille Chrétienne en juin 2008 pour tout "père de famille souhaitant faire une bonne épargne".
Outre le fait de décrire les 4 phases du cycle économique et d'anticiper de façon très lucide la situation actuelle, l'auteur place comme sources principales de la crise :
- la crise de la dette (taux d'endettement très élevé / fonds réels disponibles)
- la crise de la bourse (valeur des marchés très élevés / fonds réels disponibles). Or, c'est difficile à entendre, mais l'auteur montre que historiquement les plans de relances ne servent à rien si l'on ne crève pas l'économie iréelle (lors de la crise de 29 les états ont été impuissants etc...).
Chose intéressante, voici les mesures proposées par l'auteur sur son blog (Une alternative libérale et pragmatique à l'impasse keynésienne ),
je cite :
" - 1) Une flexibilisation importante du marché du travail associé à la création d'un filet de secours universel pour que personne ne soit broyé par la crise. Etre libéral ne signifie pas être pour la suppression de la solidarité. Une solution très intéressante me semble être le revenu d'existence proposé par de nombreux libéraux, et un parti comme Alternative Libérale.
On verse à chaque citoyen (quel qu'il soit) un revenu suffisant pour assurer le minimum vital (mais pas plus, sinon on incite tout le monde à ne rien faire et à devenir parasite, et la société fait faillite en bloc), en remplacement du "fatras" d'allocations actuelles. Ensuite, il reviendrait à chacun de compléter à sa guise ce revenu par son activité et son épargne. En contrepartie de ce revenu, les salaires minimums seraient fortement revus à la baisse, puisque chacun cumulerait revenu d'existence et salaire : Pour le salarié, avoir un revenu d'existence de 500€ et un SMIC net de 600€ serait plus avantageux qu'avoir un SMIC net de 1030€.
Mais pour les entreprises, cela représenterait une division par presque 2 du coût du travail, un formidable outil de relance de l'emploi avec un marché du travail bien plus flexible, et un ballon d'oxygène providentiel face à la crise. Ce serait une vraie relance de l'emploi, qui bénéficierait à toutes les entreprises, sans exception, et pas de simples "subventions pansement" destinées à maintenir en survie artificielle les entreprises qui ont fait les plus mauvais choix en faisant payer les meilleures.".
Fin de la citation.
C'est peut-être le moment de re-sortir notre bon "dividende universel" ?
Je vous laisse lire les autres mesures préconisées par l'auteur sur son site http://tropicalbear.over-blog.com/ (attention ne pas se laisser intimider par la présentation très "apocalyptique", le blog décrit aussi les mesures pour que "le bon père de famille" puisse s'en sortir")