Dossier
Exposition “Traces du sacré” : quel sacré ?
L’exposition “Traces du Sacré. Relations entre art occidental et spiritualité au XXe siècle” regroupe 350 œuvres et 200 artistes au Centre Pompidou du 7 mai-11 août 2008. Le parcours proposé par le commissaire Jean de Loisy a voulu « mettre en valeur la rémanence de la thématique [du sacré] dans le questionnement artistique actuel ».
La grille de lecture de l’exposition se veut "originale". Il s’agit de montrer que « la notion de sacré n’est en effet pas le monopole de la religion ». On découvre ainsi chez les artistes présentés une « relation au Divin », qui s’estompe de notre monde sécularisé pour « ressurgir » de manière « intérieure et subjective ».
Où est la critique ?
On ne s’étonne donc pas que l’art sacré, au sens chrétien du terme, soit traité misérablement. Au mieux, c’est l’histoire de l’art qui est passée par pertes et profit, au pire c’est le sacré qui est détourné et paganisé.
Mais on s’étonne que les médias prennent acte du parti-pris de l’exposition sans recul critique, pour se contenter d’une description factuelle. La presse catholique est étrangement muette. Les revues savantes jésuites ou dominicaines ne proposent pas pour l’instant de travail d'analyse. Dans les revues, à signaler cependant l’article de Jean-Louis Schlegel, «"Traces du sacré" au Centre Pompidou», dans Esprit (juin 2008).
Le monde protestant, en revanche, propose une véritable réflexion critique sur la rencontre entre l’art contemporain et le christianisme : voir ainsi Jérôme Cottin sur le site Protestantisme et Images.






