Vous êtes ici » Accueil > Le fil > Église > Benoît XVI béatifiera-t-il Pie XII ?

Le fil

Église

Benoît XVI béatifiera-t-il Pie XII ?

10 octobre 2008

Lors de la messe pour le cinquantième anniversaire de la mort de Pie XII, jeudi 9 octobre, Benoît XVI a invité les catholiques à prier "pour que le procès de sa béatification se poursuive favorablement".

On en peut être plus clair sur les souhaits du pape, et sa conviction profonde sur la sainteté de Pie XII.  


Proposée par Paul VI, la béatification de Pie XII cristallise depuis 1965 les critiques anticatholiques sur le registre de la diabolisation ad hitlerum. Par ses silences, le chef de l’Église était accusé d’avoir collaboré à l’extermination des juifs par les nazis. Mais le 8 mai 2007, la Congrégation pour la cause des saints a voté à l’unanimité "l’héroïcité des vertus" du pape Pacelli, dernière étape avant le procès en béatification proprement dit. Il ne manque que la signature de Benoît XVI au bas du décret. Une commission d’étude a été chargée d’un approfondissement supplémentaire, sur la base aussi de nouvelles archives.

Lors du synode sur la Parole de Dieu, le grand rabbin de Haïfa, Shear Yashuv Cohen, invité personnellement par le pape pour apporter la contribution du judaïsme à la réflexion chrétienne sur l’enseignement de la Bible, a usé (abusé ?) de sa tribune devant les évêques pour s’opposer à la perspective de la béatification de Pie XII. « Nous autres juifs, a-t-il déclaré, ne pouvons pas oublier ce fait triste et douloureux : beaucoup, y compris des grands chefs religieux, n’ont pas élevé la voix dans le but de sauver nos frères, mais ont choisi de rester silencieux et de les aider en secret. »

Or Benoît XVI est convaincu de la sainteté de Pie XII, mais il ne veut pas provoquer le monde juif, un monde juif divisé. Le 18 septembre dernier, il défendait les vertus héroïques de Pie XII devant un groupe de juifs de la Pave the Way Foundation, acquis à la cause du pape. Du côté catholique, la division n’est pas moins réelle, et les opposants à la béatification attisent le feu. Pour le vaticaniste Sandro Magister, « certaines de ces oppositions sont acquises, comme celle, radicale, des intellectuels de "l’école de Bologne", dont l'enthousiasme pour Jean XXIII va de pair avec le blâme pour Pie XII. D’autres sont en revanche plus subtiles et parées d’autorité. C’est le cas de La Civiltà Cattolica, la revue des jésuites de Rome qui n’est imprimée qu’après contrôle de la secrétairerie d’état. » (Chiesa.it, 10 octobre).

Ainsi, le 18 septembre La Civiltà Cattolica publiait un article du père Giovanni Sale, très critique sur les « silences » de Pie XII. Mais le 8 octobre, L’Osservatore Romano annonçait la parution du livre de la religieuse américaine Margherita Marchione, prenant la défense de Pie XII (La vérité te rendra libre, Librairie éditrice du Vatican), un livre préfacé par le cardinal Bertone lui-même. Et le lendemain, le directeur de l’Osservatore Romano interviewait Paolo Mieli, directeur du Corriere della Sera, le plus grand quotidien italien, ardent défenseur de la mémoire de Pie XII. D’origine juive, Mieli a perdu des membres de sa famille dans les camps de concentration nazis. Il déclare :

« Il a souvent agi de manière secrète et silencieuse précisément parce que, à la lumière des situations concrètes de cette période complexe, il sentait que ce n’était que de cette manière qu’il pouvait éviter le pire et sauver le plus grand nombre possible de juifs. »

Les oppositions catholiques n’impressionnent sûrement pas Benoît XVI, mais le pape ne veut sûrement pas blesser le monde juif, quoiqu’il pense des manipulations idéologiques qui instrumentalisent la mémoire de Pie XII. [Source : Sandro Magister, Chiesa.it]

Commentaires (23)

Loulou (11/10/2008): Hélas ! quand on fait feu de tout bois ! C'est le cas pour Pie XII. Ce n'est pas la 1re fois dans l'histoire de l'Eglise, ni la dernière. Si vraiment les juifs attachent tant d'importance à l'
Loulou (11/10/2008): Loulou (11/10/2008): Hélas ! quand on fait feu de tout bois ! C'est le cas pour Pie XII. Ce n'est pas la 1re fois dans l'histoire de l'Eglise, ni la dernière. Si vraiment les juifs attachent tant d'importance à l'autorité morale du pape, purquoi ne tiennent-ils pas compte de tant d'interventions publiques pntificales dans tant de domaines ? Quelle imprtance donnent-ils à l'autorité, au rôle du pape ?
ERBETTA GUY (13/10/2008): La justice, et, la vérité, commande que Pie XII soit canonisé. J'espère que notre bien-aimé Pape Benoît XVI le fera. Je crois qu'il faut prier à cette intention.
Michel (13/10/2008): La diatribe du rabbin de Haïffa soulève, à mon sens, plusieurs questions :
- De quelle autorité se réclame Monsieur Cohen pour décider qui sera ou ne sera pas canonisé par l'Eglise catholique?
- J'ai lu par ailleurs que le rabbin disait que le peuple juif "ne pouvait pas pardonner…"concernant la prétendue attitude de Pie XII. Dommage.
- L'Eglise catholique n'a t-elle pas fait déja de larges concessions en interdisant (contre la vérité historique) que les juifs soient considérés comme "assassins du Christ"?
-L'Eglise catholique n'a t-elle pas supprimé les termes "Prions pour la conversion des juifs"?
-Etc…

Souhaitons à notre pape Benoît XVI que le Seigneur lui accorde le courage de ne pas se (nous) plier aux diktats de certains lobbies.

Cordialement.
Guillaume (16/10/2008): Michel, ce ne sont pas les juifs qui on tué le Christ, ce sont nos péchés. Heureusement que l'Eglise rejette cette thèse, fausse théologiquement (et même historiquement: la croix, le coup de lance, ce sont les romains). L'"Nous (les chrétiens) sommes des sémites spirituellement".
Guillaume (16/10/2008): "Nous (les chrétiens) sommes des sémites spirituellement" (Pie XI).
Jean-Paul (16/10/2008): Michel, je pense que l'Eglise continue de prier pour la conversion des juifs le vendredi-saint. Dans le missel de Paul VI l'expression est plutôt soft, un peu ambigüe: "Prions pour les juifs auxquels Dieu a parlé en premier: qu'ils progressent dans l'amour de son Nom et la fidélité à son alliance" mais dans le missel de Jean XXIII , retouché sur ce point par Benoît XVI, cela reste très clair: "Prions pour les juifs, pour que Dieu Notre Seigneur illumine leurs coeurs afin qu'ils reconnaissent en Jésus-Christ le Sauveur de tous les hommes".
Max (16/10/2008): À Michel : la mise à mort du Christ a été le fait des Romains, si du moins on en croit le témoignage des évangiles. Quelle est la source de la "vérité historique" à laquelle vous faites allusion?

Vous mettez entre guillemets la formule "Prions pour la conversion des juifs" Pouvez-vous nous en indiquer la source?

J'ai lu "par ailleurs", comme tout le monde, un tas de choses sur tout. Pouvez-vous nous indiquer la source des propos que vous attribuez au rabbin Cohen sur un refus de pardon? Je crains malheureusement qu'elle ne soit pas plus fiable, si elle existe, que celles sur lesquelles vous fondez vos précédentes assertions.
Le sujet est trop grave pour qu'on puisse se permettre d'être approximatif.
Michel (17/10/2008): A l'attention de "Max" :

J'ai la faiblesse d'être de ceux qui croient le témoignage des Evangiles. (Ne seraient-ils "pas fiables" ou "approximatifs"?)
Les Romains ont en effet été le bras armé de la mort du Christ.
Mais qui a livré Jésus aux Romains?
(cf. Passon de N.S.J.C selon Saint Jean, entre autres.)

-Liturgie de la Passion.
POUR LA CONVERSION DES JUIFS.
"Prions aussi pour les juifs, afin que le Seigneur notre Dieu enlève le voile qui aveugle leur cœur, et qu'ils reconnaissent à leur tour Jésus-Christ notre Seigneur."
(Missel quotidien de fidèles, Editions Mame.Pages 482b-483)
(J'espère que ce missel "promulgué par S.S. Jean XXIII est "fiable"…)


Michel (17/10/2008): Pour Max :

Pour le refus de pardon, voir ici, l'article in extenso :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/10/10/01016-20081010ARTFIG00011-benoit-xvi-hesite-encore-a-beatifier-pie-xii-.php
Michel (17/10/2008): A l'attention de Max:
(Suite…)

«Nous ne pouvons pas oublier le fait douloureux que de nombreuses personnes, y compris des grands dirigeants religieux, ne se soient pas élevées pour sauver nos frères et qu'ils aient choisi de garder le silence. (…) Nous ne pouvons pas pardonner et oublier cela et j'espère que vous le comprenez.»
(In l'article consultable à l'adresse indiquée dans le précédent message.)
anonyme (17/10/2008): Le Pape est représentant de St Pierre ici bas. Il aurait pu en effet condamner fortement les gouvernement, ce qui à en partie été fait, puisque être au parti nazi empêchait de recevoir tout sacrement catholique, et cela pouvait aller jusqu'à l'excommuniation, et ce avant le début de la guerre!
Mais ce faire tuer comme un héros, alors qu'en gardant un silence modéré il garantissait la bonne marche de toutes les filières catholique d'expatriation pour envoyer les juifs dans des contrées plus clémentes. La le choix est vite vu et au combien sage.
Pour les matheux, on peut s'amuser à compter, mais là, il me semble, bien que les archives du Vatican ne soient pas totalement ouverte,que les juifs sauvé par des catholiques avec la complicité de leur clergé, ne sont pas ce qui manque et même bien loin de là.
Je doute que dans l'esprit des juifs, le vrai rôle de l'église ait été oublié quoi qu'en dise le politico-correct-média-état.
De tout coeur je souhaite et je prie pour la canonisation de Pie XII.
Marc VAUTERIN (17/10/2008): je ne sais si on peut accuser les Juifs d'être responsables de la mort du Christ,mais je sais qu'ils l'ont réclamée(voir les textes de la Passion);en outre,qui a crié?:"nous n'avons d'autre roi que César?est-ce Clovis,Jeanne d'Arc,Mgr Lefebvre?
en ce qui concerne Pie XII,je dirai simplement qu'il a sauvé à lui tout seul plus de Juifs que les perpéruels donneurs de leçons de l'époque actuelle (gaullistes,communistes,catholiques de gauches,tenants du "politiquement correct" et du "terrorisme intellectuel") n'ont sauvé de Français Musulmans en 1962!!!
Félix (17/10/2008): Il est un fait habituel que les articles de presse calomnieux, critiquant intentionnellement avec malveillance les paroles, les actes et les silences s'incrustent dans les mémoires plus facilement que les attestations dûment positives et contrôlées sur pièces à conviction.

"Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose" (selon le mot attribué à Voltaire)

Les archives de Pie XII sont ouvertes en grande partie déjà aux historiens. Les pièces à conviction sont seules fiables quand il s'agit de décider. Si je fais confiance au Vatican qui ausculte minutieusement les archives de la période concernant Pie XII, c'est mon droit. Si vous n'êtes pas d'accord quel est le fondement de votre argument de valeur.Sur quelles pièces à conviction vous basez-vous?

Pie XII sera béatifié par l'Eglise. Les derniers témoins juifs bénéficiaires de sa politique pendant la guerre 40-45 se sont suffisamment montrés officiellement reconnaissants. Hitler et son état-major auraient-ils baissé pavillon devant le Pape? Je pense le contraire et ils s'en seraient vengés à leur manière génocidaire. Vous qui condamnez Pie XII qu'avez-vous fait en ce temps-là?

Félix
Max (17/10/2008): @ Michel.

Votre citation du missel romain n’en était pas une, et vous en apportez vous-même la preuve. L’usage des guillemets ne souffre aucune approximation.

J’ai, comme vous, “la faiblesse d'être de ceux qui croient le témoignage des Evangiles”. J’y ai lu que Jésus avait été livré aux païens par les grands prêtres et les scribes (Mt 20,19 ; Mc 10,33 ; Mc 18,32). Si j’ai bien compris les évangiles, mais aussi l’enseignement de saint Paul, du concile de Trente et du second concile du Vatican, personne, juif ou gentil, n’est innocent de la mort du Christ. Tous sont pécheurs et tous sont objets de la miséricorde divine. Faire dire aux évangiles, à propos de la mise à mort de Jésus par les païens : « C’est la faute aux juifs », c’est, me semble-t-il, interpréter les textes un peu librement.

Bien avant le rabbin de Haïfa, des chrétiens célèbres avaient déploré le silence de Pie XII. On peut au moins citer François Mauriac, dans sa préface au 'Bréviaire de la haine', de Léon Poliakov : « … nous (…) n’avons pas eu la consolation d’entendre le successeur du Galiléen, Simon-Pierre, condamner clairement, nettement et non par des allusions diplomatiques, la mise en croix de ces innombrables “frères du Seigneur”. » (11 avril 1951).

Malgré l’immense estime que j’ai pour Benoît XVI, et sans perdre de vue l’objet propre d’une canonisation, je pense que le magistère n’a pas à trancher sur un sujet historique controversé — pas plus que nos parlementaires n’ont à légiférer en matière historique. À chaque instance sa compétence.

Michel (17/10/2008): Merci à anonyme, Marc VAUTERIN et à Félix de leurs commentaires éclairés.

Quant à Max, je lui suggère de relire lui-même le missel que je cite, guillemets ou pas guillmeemets. (La courtoisie implique qu'une citation soit ainsi encadrée). Et pourquoi ne relirait-il pas la citation de Mme Golda Meir ici ?

http://actualite.portail.free.fr/monde/17-10-2008/mise-en-garde-du-crif-contre-la-beatification-de-pie-xii/
Philomène (18/10/2008): "Pie XII a parlé, en particulier dans son radio-message de Noël 1942, il évoque clairement "les centaines de milliers de personnes qui (...) par le seul fait de leur nationalité ou de leur race, ont été vouées à la mort ou à une extermination progressive".

La réaction de Heydrich - instigateur de la "solution funale" ne se fit pas attendre, dans une circulaire datée du 22 janvier 1943, il dit :



"De façon sans précédent, le pape a répudié le nouvel ordre national-socialiste (...) son discours n'est rien qu'une longue attaque contre tout ce que nous soutenons (...). Dieu, dit-il regarde tous les peuples et les races comme dignes de la même considération. Il fait clairement allusion aux juifs (...), il se fait lui-même le porte-parole des criminele de guerre juifs".



Côté allié, le journal "le New-York Times" salue "le pape qui se place à l'opposé d'Hitler" :
""La voix du Pape est bien seule dans le silence et l'obscurité qui enveloppent l'Europe ce Noël, il est à peu près le seul dirigeant restant sur le continent européen qui ose tout simplement élever la voix".

Avec la même satisfaction, Malou Blum, responsable de la distribution des "cahiers du témoignage chrétien" témoigne :
"Je me souviens très bien du message de Noël 1942 de Pie XII, le Pape y parlait de l'égalité entre tous les peuples. A l'époque cela sufisait pour que l'on comprenne. Pour nous en tous les cas, c'était une condamnation du nazisme".

Radio-Vatican déclare en date du 26 juin 1943 : "quiconque établit une distinction entre les juifs et les autres hommes est un infidèle et se trouve en contradiction avec les commandements de Dieu. La paix dans le monde, l'ordre et la justice seront toujours compromis tant que les hommes pratiqueront les discriminations entre les membres de la famille humaine".

Le 23 novembre 1944, une délégation de 70 rescapés de la "United Jewish Appeal" exprimait sa reconnaissance à Pie XII pour son action, et le 26 mai 1955, 94 musiciens juifs, venus de 14 pays différents, jouaient devant Pie XII la neuvième symphonie de Beethoven, et ce, pour lui exprimer leur gratitude d'avoir arraché à la mort tant de juifs pendant la guerre, et pour célébrer la grandiose oeuvre humanitaire accomplie par lui.

A la mort du Pape Pie XII, parmi les messages de condoléaces adressés au Vatican, celui de Madame GOLDA MEIR, Ministre des Affaires Etrangères d'Israël soulignait en cette occasion :



"PENDANT LA DECENNIE DE TERREUR NAZIE, QUAND NOTRE PEUPLE A SUBI UN MARTYRE TERRIBLE, LA VOIX DU PAPE S'EST ELEVEE POUR CONDAMNER LES PERSECUTEURS, ET POUR IMPLORER LA PITIE ENVERS LES VICTIMES ".



......le "crif" va t-il enfin apprendre à lire et à écouter ?.....





Jean-Paul (18/10/2008): Je trouve le ton de ce débat assez désagréable, surtout si chacun se met à compter ses partisans. Les termes de la question sont bien connus depuis longtemps. On peut se reporter par exemple au livre de jean Dujardin, "L'Église catholique et le peuple juif", chapitre "Pie XII et les Juifs", avec l'article de François Bédarida reproduit en annexe. Il faudrait reconnaître à chacun sa liberté d'opinion dans une question controversée, et ne pas laisser croire qu'il y aurait d'un côté les bons chrétiens, partisans inconditionnels de Pie XII, et de l'autre les gens de mauvaise foi — principalement juifs.
Michel (18/10/2008): ET VOILA !

Je disais dans un précédent post :"Souhaitons à notre pape Benoît XVI que le Seigneur lui accorde le courage de ne pas se (nous) plier aux diktats de certains lobbies." (guillements)
On y est…
http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/afp.asp?id=19190
Geneviève (19/10/2008): Prions ardemment (mais sereinement) pour notre Pape et pour le triomphe de la VERITE ! Laissons Dieu agir ! Faisons-Lui confiance !
hadelinus (19/10/2008): 1°) Blog consacré à Pie XII : www.pie12.com

2°) Pie XII et les juifs - Le mythe du Pape d'Hitler
David Dalin, Rabbin Editions TEMPORA
Année : 2007 - Editeur : Editions Tempora
ISBN : 2916053115 - Notre référence : 27103 - Nombre de pages : 240

Présentation de l'éditeur
Pie XII n’a pas été le pape d’Hitler, comme certains de ses détracteurs voudraient nous le faire croire. Bien au contraire, ce pape de la Seconde Guerre mondiale a lutté, dès les premières heures du régime nazi, pour sauver les victimes de l’antisémitisme. Par une multitude de faits historiquement établis, le rabbin et professeur Dalin démonte le mythe qui affirme que Pie XII serait le “Pape d’Hitler”, prouvant ainsi l’inanité d’attaques scandaleuses tel l’ouvrage de John Cornwell intitulé The Hitler’s pope. « Imputer la condamnation qui revient à Hitler et aux Nazis à un pape qui s’opposa à eux et était ami des juifs est une abominable calomnie. Quels que soient leurs sentiments vis-à-vis du Catholicisme, les juifs ont le devoir de rejeter toute polémique qui s’approprie la Shoah pour l’utiliser dans une guerre des progressistes contre l’Église catholique. Si un tel combat devait être couronné de succès, cela minerait les fondements du Christianisme ainsi que du Judaïsme, du fait de l’incommensurable mépris de la vérité et de la religion traditionnelle dont ces détracteurs sont animés ». Rétablir la vérité, c’est le leitmotiv du rabbin Dalin. Et il s’exécute de manière magistrale, nous faisant pénétrer dans les coulisses diplomatiques de l’Histoire et réclamant pour Pie XII le titre de “Juste des Nations” en reconnaissance des si nombreuses vies juives sauvées par ce pape.

hadelinus (19/10/2008): PIE XII ET LA CITE

Extraits du livre de Joël Benoit d’Onorio : PIE XII et la Cité Editions TEQUI.

A la mort de Pie XII, en 1958, Madame GOLDA MEIR, alors ministre des affaires étrangères d’Israël, déclara à l’ONU : « Nous pleurons un grand serviteur de la paix (...), il a maintenu l’idéal de la paix et de la charité. Pendant les 10 années de la terreur nazie, quand notre peuple a souffert un martyre effroyable, la voix du pape s’est élevée pour condamner les bourreaux et pour exprimer sa compassion envers les victimes. »
Le grand rabbin de Rome, Mr Elio Taff lui rendit témoignage en disant que les Juifs « se souviendront toujours de ce que l’Eglise catholique a fait pour eux sur l’ordre du pape au moment des persécutions raciales. Quand la guerre mondiale faisait rage, Pie XII s’est prononcé souvent pour condamner la fausse théorie des races.»
(cf. .La Documentation Catholique N° 1289 du 26 X 1958, col. 1396.)

Le grand rabbin Safran, de Roumanie, assura que « grâce à ses instructions, les 400 000 Juifs de Roumanie furent sauvés de la déportation.» ( D.C. N° 1430 du 16-08-1964, col. 1024 )

Sur la collaboration du Saint Siège avec les organisations internationales israélites pour la sauvegarde des Juifs de Roumanie, lire : Ion Dumitriu Snagov : « La Romania nella diplomazia vaticana 1939-1944.»
Editions Pontificia Università Gregoria Roma 1987. )

En avril 1945, le congrès des communautés israélites d’Italie adressa à Pie XII un message de gratitude pour son action protectrice. En 1946, soixante-dix Juifs rescapés des camps de déportation se rendirent à Rome, animés des mêmes sentiments. En 1955, c’est un orchestre de quatre-vingt-quatorze musiciens juifs originaires de quatorze pays qui vint au Vatican donner un concert en « remerciement pour l’oeuvre humanitaire grandiose accomplie par Sa Sainteté pour sauver un grand nombre de Juifs pendant la deuxième Guerre mondiale. ». Le palais de l’actuelle nonciature à Rome près la République italienne est un don du sénateur Lévi à Pie XII en remerciement pour tout ce que le pape avait fait pour les Juifs, hébergés, comme partout en Europe, dans des monastères, des séminaires, jusque dans le palais de Castel Gandolfo, voire enrôlés dans la garde suisse du Vatican.

ayel (29/10/2008):
Je pense extrémement important de dire la "REALITE" au sujet de PIE XII

Etant d'une génération en "voie de disparition" vue mon âge.Je me reppelle

Que PIE XII à condamné ce qui se passait au pays-bas contre les juifs

Immédiatement il y a eu des déportations en masse et des persécutions....

Que devait faire le PAPE?????Mrs les donneurs de leçons qui n'étaient pas nés

et dont certains parents étaient ,PEUT-ETRE ,dans le troupeau bélant "Petain

sauve-nous"ayez au moins le respect de la REALITE;

pourquoi GOLDA MEIR ,entre autre ,a reconnu l'action positive de PIE XII Arretons de

voir tous les bons d'un coté et tous les méchants de l'autre.

Dans les périodes troublées....qui peut juger sinon Dieu! De la modestie

S.V.P. !!!!et de la rigueur

L’espace « commentaire » est exclusivement ouvert au débat. Les commentaires contenant des attaques personnelles, des propos discourtois ou des éléments publicitaires sans valeur ajoutée au thème de la discussion ne seront pas retenus par le modérateur.

busy