Le fil
France
Affaire Vanneste : victoire de la liberté d’expression
14 novembre 2008
Le député parlait en homme politique, et en philosophe :
« Je porte un jugement moral que j’ai parfaitement le droit d’émettre. L’homosexualité n’est pas une fatalité. L’homme est libre. C’est un comportement qu’il faut soit quitter, soit assumer. Si on l’assume, ça doit être dans la discrétion et non en s’affichant comme membre d’une communauté réclamant des droits particuliers… J’accepte le comportement, je refuse l’identité de groupe… Ce sont des comportements individuels qui ne doivent pas jouir d’une reconnaissance (légale)… Je n’ai pas dit que l’homosexualité était dangereuse, j’ai dit qu’elle était inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel, ce serait dangereux pour l’humanité… »
D’où un invraisemblable tollé. Des poursuites judiciaires intentées par les associations d’homosexuels, avec l’appui de la Halde. Des pressions pour que l’UMP refuse l’investiture à son député sortant. Une condamnation d’abord par le tribunal de grande instance de Lille, puis par la cour d’Appel de Douai. Et enfin, un recours devant la Cour de cassation.
Celle-ci vient de casser l’arrêt de la cour d’appel, sans renvoi, c'est-à -dire qu’elle exonère totalement Christian Vanneste de toute poursuite. Elle l’a fait dans des termes sans équivoque :
« Si les propos litigieux ont pu heurter la sensibilité de certaines personnes homosexuelles, leur contenu ne dépasse pas les limites de la liberté d’expression. »
La cour d’appel, précisément sur le fondement de la loi du 30 décembre 2004, y avait vu des propos offensants et contraires à la dignité des personnes visées en ce qu’ils tendaient à souligner l’infériorité morale de l’homosexualité. Là contre, la Cour de cassation vient de remettre en avant l’un des principes fondamentaux de toute société libre, celui de la liberté d’expression dont les restrictions « sont d’interprétation étroite ».
Il était temps : temps de donner un coup d’arrêt au terrorisme intellectuel derrière lequel prospèrent les associations en cause dont on connait par ailleurs les méthodes d’action (cf. le simulacre de mariage organisé par Act-Up à Notre-Dame) ; temps aussi de remettre la Halde à sa place qui ne saurait être celle du censeur d’opinion qu’elle prétend devenir.
Comme le fait remarquer Christian Vanneste, il faut cesser de bricoler des lois sous le coup de l’émotion (comme ce fut le cas pour celle du 30 décembre 2004, alors même que le cas particulier qui en fut à l’origine a abouti à un non-lieu après qu’un innocent a passé une année en prison) ; et il invite ses collègues députés à se souvenir que la grande valeur dont ils sont porteurs, c’est la liberté, « une liberté qui rend compte des actes qu’elle produit au nom des valeurs qu’elle assume ».
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Commentaires (30)
Et Dieu dans tout ça ?
Créationnisme ou évolutionisme ? That's the question...
Sans oublier le crétinisme...
Le thème abordé ici Walter, est : "La liberté d'expression", pour tous, et non pas la répression ou l'interdiction de ceci ou de cela ! Alors pourquoi tant d'agressivité ? Il est vrai qu'en matière de crétinisme vous semblez maitriser le sujet ...
J'ajoute que je prierai désormais tous les jours spécialement pour que les homosexuels retrouvent leur équilibre et la Foi.
Patrice de Chabot
Réfréner la sexualité, même hétéro, en la limitant au cadre du mariage comme le fait l'Eglise, n'est-il pas contre nature? Interdire aux prêtres d'avoir une vie sexuelle n'est-il pas contre nature? Alors arrêtez de dire que l'homosexualité est contre nature, étant donné qu'elle existe naturellement dans toutes les cultures et dans tout le règne animal...
1/ le modèle de famille le plus naturel, le plus écologique, le plus développement durable est celui basé sur un homme et une femme qui s'unissent pour engendrer.
2/ que peut-on souhaiter de plus à un enfant que l'on aime si ce n'est qu'il puisse grandir avec un père ET une mère, si possible ensemble. C'est dans l'ordre des choses et source d'équilibre.
3/ L'état doit soutenir ces principes sûrs et appliquer le principe de précaution pour les autres surtout lorsqu'ils ont trait à la vie.
Nous devons refuser toute tentation d'homophobie comme de n'importe quelle mise à l'écart d'un homme quel que soit sa situation. Nous devons respecter les différentes manière de vivre et pas unqiuement celles des couples homosexuels : il y a des célibataires, des personnes vivant en communautés, des frères et soeurs, des couples sans enfants... Cependant objectivement le société ne peut accorder la même importance au soutien qu'elle apporte. Toutes ne sont pas indispensables à sa survie. Toutes ne sont pas des cellules de bases essentielles même si elles ont aussi leurs raisons d'être et surtout le droit d'exister.
On doit aimer tous les hommes, quels que soient leur genre, leur orientation, leur couleur, leur culture. On doit donc aimer les homosexuels. Non en tant qu'homosexuels, mais en tant qu'hommes. En revanche, on peut ne pas aimer l'homosexualité. Et surtout, la société ne doit pas subventionner un couple homosexuel comme un couple hétérosexuel, puisque ce dernier uniquement contribue, par sa fécondité et l'éducation de ses enfants, à la survie de cette société.
- tout traiter en terme de droit... que signifie le droit d'être homosexuel ???
- la réaction défensive de petites communautés revendicatrices. Il suffit de prendre le nom d'une comunauté (ancienne ou nouvelle) et de stigmatiser tout ceux dont le regard est mal interprété en leur reprochant d'être "nom de la communauté"phobe
Voyons ça pourrait donner :
les cathophobes, les papophobes, les grandeDistributionphobe, les sarkophobes... ça marche, il suffit de proférer cette accusation et il n'y a plus de débat.
Non dire que l'Eglise est homophobe est injuste. On a même pu s'étonner de parfois de l'inverse en voyant certains hommes d'Eglise... Quelle est la pensée unique dont vous parlez qui faisait que Louis XIV acceptait les moeurs dissolus de Monsieur son frère et de plusieurs personnages à la Cour?
L'expertise en humanité de l'Eglise lui fait être prudente dans l'avis qu'elle donne sur certains sujets. N'y a t-il pas dans sa réserve sur certaines des revendications homosexuels une attention à apporter tant pour le bien de la société que des homosexuels eux mêmes?
Je pose la question à Gay : comment faire pour avancer et arriver à échanger sur ce sujet? Il y a peut-être un préalable c'est de refuser de rabaisser l'homme à son seul comportement sexuel. Sinon il n'y a plus qu'à se taire si l'on ne peut l'accepter. Ce silence imposé s'appelle la tyrannie.
Merci M. Vanneste ne serait-ce que pour n'avoir pas faibli en disant ce que vous aviez à dire sur ce sujet. On excuse bien des maladresses douteuses voire malveillantes (cf le simulacre de mariage homosexuel à ND de Paris et la violence des actes à cette occasion). Pour quelle raison n'auriez vous pas le droit d'exprimer votre point de vue même si certains ont pu voir dans la comparaison une maladresse?
C'est tres curieux tout de meme: les me(r)dias ne cessent de brocarder les délateurs de Vichy d'il y a 60 ans, mais voici qu'ils incitent à la meme chose sinon à pire avec la halde au 21 eme siècle... interessant tout ca....
O tempora, o....
Donc, si je comprends bien Gay, il suffit, si on est homosexuel, de "n'obliger personne à être homo" pour être vu comme tolérant, large d'esprit et respectueux de la liberté de pensée des autres. Par contre, si on est hétéro, il suffit de "avoir une hostilité envers les homos" (en pensée, en parole, par action ou par omission ?) pour être un liberticide qui devrait être puni et privé de parole... Cela me semble fort "deux poids, deux mesures"...
Je partage le point de vue mesuré et, me semble-t-il, respectueux de la liberté de chacun de AF, de Geneviève et de M. Cyrille Paillerd.
Je crois qu'il est important dans une démocratie "bien dans sa peau" de pouvoir accueillir dans le respect les personnes qui ne pensent pas ou ni vivent pas comme on le croit juste, tout en étant libre d'exprimer ses opinions, de ne pas partager, ou même de désapprouver clairement, celles d'autres personnes.
On peut parfaitement accueillir respectueusement de ce qu'ils sont des personns homosexuelles, tout en ne partageant pas, ou en désapprouvant l'homosexualité. C'est d'ailleurs, à mon avis, un très bel exercice d'accueil de l'autre dans toute son humanité, et de ne pas le réduire à sa vie ou ses opinions sexuelles, ou autres... A condition que la réciproque soit vraie (ou mieux, que cette attitude soit normale et généralement appliquée), quel bel exemple de démocratie et de respect de l'autre serait cette société !
Quant à l'Evangile, prétendre qu'il soit "interdit d'avoir une hostilité envers les homos", et de vouloir imposer d'aller à confesse pour cela me semble relever : 1- d'une méconnaissance criante de l'Evangile, 2- et/ou d'une grande malhonnêteté intellectuelle, 3- d'une vision assez caricaturale et étroite de l'Eglise (celle-ci n'ayant pas toujours été plus large d'esprit, tant s'en faut, hélas), 4- et être très loin de la liberté d'expression et du respect de l'autre et de ses opinions qu'il réclame tant pour lui-même et les homosexuels...
C'est dommage, car cela n'élève vraiment pas le débat...
(PS à AF : personnellement, je ne prendrais vraiment pas Louis XIV comme un modèle de vertu, ni dans sa vie privée, ni, encore moins, dans sa vie politique...).
Ordonner les choses ce n'at pas condamner les gens mais rappeler ce qui est préférable. Ne seriez vous pas d'accord pour dire que des parents fidèles apportent plus de stabilité à une famille? Si ce n'est pas le cas allez questionner le maire de votre ville sur les situations de plus en plus nombreuses qu'il ne sait plus gérer : situation difficile de familes monoparentales, multiplications des demandes de logements (couples séparés = 2 logements), femmes seules, enfants non suivis par leurs parents et ayant des problèmes de comportement... Si face à ça la famille composée d'un père et d'une mère qui se donnent pour élever leurs enfants n'a pas plus de valeur pour la société et bien c'est à n'y plus rien comprendre !
L'homophobie est un concept forgé par des homosexuels pour les homosexuels: c'est une résurgence du délit d'opinion.







