Le fil
International
Des missiles russes à Kaliningrad : le premier coup de semonce
14 novembre 2008
Les dirigeants russes avaient annoncé depuis longtemps qu’ils ne laisseraient pas franchir deux limites : 1/ la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo ; 2/ l’installation de radars de détection avancée et de missiles américains en Europe centrale.
Dans l’un et l’autre cas, ils estiment que leur sécurité est mise en danger par un activisme américain qui n’a plus aucune retenue depuis plusieurs années, et qu’ils doivent y répondre sans faiblesse pour empêcher que ne se créent des précédents qui leur seraient ensuite préjudiciables.On connaît les conséquences du franchissement de la première : ce fut la campagne militaire lancée contre la Géorgie cet été, en réaction à l’insigne maladresse de son président, et la reconnaissance de « l’indépendance » de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud : reconnaissance « irréversible » vient de dire M. Medvedev dans un entretien publié par le Figaro le 13 novembre, juste avant de rencontrer N. Sarkozy dans cadre du sommet Europe-Russie.
Le franchissement de la seconde limite a suscité des réactions russes qui, pendant de nombreux mois, ont été véhémentes mais purement diplomatiques, avec la proposition alternative d’un système de sécurité collective, selon la plus pure tradition soviétique. Mais face à des Américains trop sûrs d’eux-mêmes et à des pays d’Europe centrale peu enclins à faire confiance à une Russie trop proche et de mauvaise mémoire, celle-ci fait monter les enchères. Avec succès.
L’annonce de l’installation de missiles anti-missiles modernes, en remplacement de missiles obsolètes, dans la province russe de Kaliningrad, semble avoir fait bouger les choses puisque la nouvelle administration américaine a déclaré qu’elle « réfléchissait là -dessus ». En se dotant d’une monnaie d’échange parfaitement adaptée, confirmée comme telle par M. Medvedev dans le même entretien lorsqu’il évoque « l’option zéro », la Russie pourrait bien réaliser d’une pierre deux coups : faire reculer les États-Unis, et montrer aux pays d’Europe centrale que la couverture américaine n’est pas aussi sûre qu’ils le pensaient.
D’où l’on doit tirer trois leçons :
- que les Russes n’ont pas tout oublié du jeu d’échec diplomatique dans lequel ils ont excellé pendant la guerre froide ;
- qu’il ne faut jamais acculer un adversaire dont on doit connaitre et respecter les lignes de résistance, si du moins on pratique une diplomatie pacifique et raisonnable ;
- que les Européens, qui dépendent des approvisionnements russes en pétrole et en gaz (M. Medvedev vient également de le leur rappeler), devraient songer à se doter rapidement d’une indépendance énergétique qui leur fait cruellement défaut, avant d’envisager d’accéder à une réelle indépendance dans tous les domaines.
Coïncidence opportune : l’envolée des prix des matières premières a remis à l’ordre du jour, non les énergies alternatives qui, en tout état de cause, ne sont pas à l’échelle des besoins, mais le nucléaire civil. Voilà qui pourrait donner du « grain à moudre » à une Europe qui voudrait se lancer dans une politique industrielle concrète, avant qu’elle ne soit supplantée par ses concurrents dans un domaine où, par chance, elle détient encore le leadership.
***
Commentaires (3)
Bogdan MANOJLOVITCH (15/11/2008):
C'est la première fois que l'on me dit que mon commentaire est trop court !
C'était toujours TROP long !
Voilà ,donc , un exemple, pourquoi les Russes ont eu raison de s'opposer au "indépendance" unilatérale et illégale (Résolution du Conseil de Sec. 1244) :
Région serbe du K O S O V O
En ce qui concerne du trafic d’organes des enfants et adolescents serbes du Kosovo - Métochie, les responsables albanophones et européens tentent désespérément de transférer les responsabilités de ce trafic, plus qu'abominable, aux autres petits trafiquants locaux, pour épargner les vrais responsables (directes ou indirects) de divers états de notre sinistre Europe, dont l'Albanie et l'U.E. ... ainsi que, sur les autres continents, la Turquie, l’Arabie et les Etats Unis d'Amérique ! Depuis 1940 à nos jours, continuellement, l’Albanie est l’arrière base solide des assassins albanophones du Kosovo, où ils se cachent et y cachent les otages et cadavres des civiles serbes ! Et, tout ceci dans un consensus ( international, excepté la Russie ) silencieux absolu !
Trafic d'organes humains ( HORREUR ABSOLUE ALBANOPHONE! ) .
Cette affaire de transplantation illégale d'organes à Pristina est arrivée quelques jours après la visite en Albanie du procureur spécial serbe pour les crimes de guerre, Vladimir Vukcevic où avec l'aide des représentants de « la Justice » de ce pays et de l' ambassade des Etats Unis à Belgrade et à Tirana, il avait tenté de lancer une enquête sur les trafics d'organes des jeunes otages serbes, lors du conflit au Kosovo en 1998/99 et juste après la guerre. En effet, on soupçonne fortement l' UCK d'avoir enlevé un certain nombre (plusieurs centaines) de civils dans la province serbe et de les avoir transférés en Albanie où ils sont devenus victimes d'un trafic d'organes humains. L'affaire a été rendue publique lorsque l'ex procureur du TPI, Mme Carla del Ponte a publié ses Mémoires, bien que précédemment le procureur serbe, Vladimir Vukcevic possédait « certaines » informations sur ces crimes ( et dont le TPI a été belle et bien informé en 1998/1999 ! )… Les autorités albanaises comme les chefs des albanais du Kosovo nient – bien entendu - qu'il y ait eu un trafic d'organes humains. Néanmoins, il existe suffisamment d'indications pour que cela ait réellement eu lieu et au Parlement européen une enquête a été ordonnée sur cette affaire. La transplantation illégale d'organes à Pristina est une curieuse coïncidence avec ce qui est peut être un des épisodes les plus horribles de la guerre du Kosovo qui a montré qu'il existe dans cette province serbe des "médecins" capables, sous la protection des responsables albanophones, de faire de telles opérations et de les exécuter " illégalement " !… Et, pour ces « actes héroïques », comme l’ultime récompense des albanophones, de la part de la « communauté internationale » , c’était l’ « indépendance » , le 17 février 2008 !
B. Radomirovtich ( « Politika » du 7 Novembre 2008 ).
C'était toujours TROP long !
Voilà ,donc , un exemple, pourquoi les Russes ont eu raison de s'opposer au "indépendance" unilatérale et illégale (Résolution du Conseil de Sec. 1244) :
Région serbe du K O S O V O
En ce qui concerne du trafic d’organes des enfants et adolescents serbes du Kosovo - Métochie, les responsables albanophones et européens tentent désespérément de transférer les responsabilités de ce trafic, plus qu'abominable, aux autres petits trafiquants locaux, pour épargner les vrais responsables (directes ou indirects) de divers états de notre sinistre Europe, dont l'Albanie et l'U.E. ... ainsi que, sur les autres continents, la Turquie, l’Arabie et les Etats Unis d'Amérique ! Depuis 1940 à nos jours, continuellement, l’Albanie est l’arrière base solide des assassins albanophones du Kosovo, où ils se cachent et y cachent les otages et cadavres des civiles serbes ! Et, tout ceci dans un consensus ( international, excepté la Russie ) silencieux absolu !
Trafic d'organes humains ( HORREUR ABSOLUE ALBANOPHONE! ) .
Cette affaire de transplantation illégale d'organes à Pristina est arrivée quelques jours après la visite en Albanie du procureur spécial serbe pour les crimes de guerre, Vladimir Vukcevic où avec l'aide des représentants de « la Justice » de ce pays et de l' ambassade des Etats Unis à Belgrade et à Tirana, il avait tenté de lancer une enquête sur les trafics d'organes des jeunes otages serbes, lors du conflit au Kosovo en 1998/99 et juste après la guerre. En effet, on soupçonne fortement l' UCK d'avoir enlevé un certain nombre (plusieurs centaines) de civils dans la province serbe et de les avoir transférés en Albanie où ils sont devenus victimes d'un trafic d'organes humains. L'affaire a été rendue publique lorsque l'ex procureur du TPI, Mme Carla del Ponte a publié ses Mémoires, bien que précédemment le procureur serbe, Vladimir Vukcevic possédait « certaines » informations sur ces crimes ( et dont le TPI a été belle et bien informé en 1998/1999 ! )… Les autorités albanaises comme les chefs des albanais du Kosovo nient – bien entendu - qu'il y ait eu un trafic d'organes humains. Néanmoins, il existe suffisamment d'indications pour que cela ait réellement eu lieu et au Parlement européen une enquête a été ordonnée sur cette affaire. La transplantation illégale d'organes à Pristina est une curieuse coïncidence avec ce qui est peut être un des épisodes les plus horribles de la guerre du Kosovo qui a montré qu'il existe dans cette province serbe des "médecins" capables, sous la protection des responsables albanophones, de faire de telles opérations et de les exécuter " illégalement " !… Et, pour ces « actes héroïques », comme l’ultime récompense des albanophones, de la part de la « communauté internationale » , c’était l’ « indépendance » , le 17 février 2008 !
B. Radomirovtich ( « Politika » du 7 Novembre 2008 ).
Milos (15/11/2008):
Bravo la Russie ! Vive le Kosovo serbe !
Nouveau site internet: www.solidarite-kosovo.org (soutiens à mes frères serbes du Kosovo Métochie)
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B.M.