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International
USA : les évêques ne laissent pas de répit à Obama
13 novembre 2008
Le nouveau Président des États-Unis est favorable au droit à l'avortement. Plusieurs évêques ont fait savoir qu'ils n'accepteraient aucun compromis sur le respect de la vie humaine.
Certains d’entre eux ont condamné les catholiques américains qui ont jugé moralement acceptables de voter pour le nouveau Président. Mgr Joseph Martino de Pennsylvanie, a souligné que Joe Biden, le nouveau vice-président était, en tant que catholique, en contradiction avec les enseignements de son église.
Pour l'archevêque de Kansas-City Joseph Naumann, lui aussi en conflit avec le gouverneur de son état, Kathleen Sibelius, démocrate catholique qui soutient le droit à l'avortement, les hommes politiques « ne peuvent se déclarer catholiques tant qu'ils ne respectent pas une croyance essentielle en la dignité de celui qui n'est pas né ».
Bénir les enfants à naître
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Dans le même temps, les évêques réunis cette semaine pour leur conférence annuelle dans le Maryland, ont approuvé un document proposant une bénédiction pour les enfants à naître. Bien que le texte ne porte pas directement sur l'avortement, Steven Ertelt note sur LifeNews.com qu’il « donne un moyen supplémentaire aux catholiques pour faire progresser le respect des enfants avant leur naissance ». Mgr Joseph Kurtz, archevêque de Louisville, a vu dans cette bénédiction « une façon très tangible de témoigner pastoralement et sacramentellement de la vie de l'enfant à naître ».
Voici des extraits de l’information diffusée par LifeNews.com :
Le projet de bénédiction doit recevoir l'approbation du Saint-Siège, mais il semble que les évêques du pays l’ont approuvé à l’unanimité. Le cardinal Francis George de Chicago en a parlé comme une « bénédiction très émouvante », tandis que Mgr Michael Pfeifer proposait une journée nationale de prière pour les bébés à naître.
Source : Steven Ertelt, LifeNews.com,
11 novembre 2008. (c) Traduction Libertepolitique.com
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Pour l'archevêque de Kansas-City Joseph Naumann, lui aussi en conflit avec le gouverneur de son état, Kathleen Sibelius, démocrate catholique qui soutient le droit à l'avortement, les hommes politiques « ne peuvent se déclarer catholiques tant qu'ils ne respectent pas une croyance essentielle en la dignité de celui qui n'est pas né ».
Bénir les enfants à naître
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Dans le même temps, les évêques réunis cette semaine pour leur conférence annuelle dans le Maryland, ont approuvé un document proposant une bénédiction pour les enfants à naître. Bien que le texte ne porte pas directement sur l'avortement, Steven Ertelt note sur LifeNews.com qu’il « donne un moyen supplémentaire aux catholiques pour faire progresser le respect des enfants avant leur naissance ». Mgr Joseph Kurtz, archevêque de Louisville, a vu dans cette bénédiction « une façon très tangible de témoigner pastoralement et sacramentellement de la vie de l'enfant à naître ».
Voici des extraits de l’information diffusée par LifeNews.com :
Le nouvel « Ordinaire de la bénédiction d'un enfant dans le sein de sa mère » sera à la disposition des catholiques en anglais et en espagnol et paraîtra dans les prochaines éditions officielles du Livre des bénédictions.
« Puisse le Dieu tout-puissant, qui vient de créer une nouvelle vie bénir l'enfant dans ton sein » proclame le texte. « Le Seigneur vous a apporté la joie de la maternité : puisse-t-Il vous bénir maintenant en vous donnant sécurité et santé durant votre grossesse. Remerciez aujourd'hui le Seigneur pour le don de votre enfant : qu’Il vous donne, vous et votre enfant, d’entrer un jour dans la joie sans fin du Ciel. »
Le document propose également une bénédiction spéciale pour les paroisses :
« Puisse Dieu bénir cette communauté paroissiale pour qu’elle accueille le don de cette vie nouvelle avec joie et accepte la responsabilité de participer à la formation spirituelle de cet enfant (ou de ces enfants). »
Le projet de bénédiction doit recevoir l'approbation du Saint-Siège, mais il semble que les évêques du pays l’ont approuvé à l’unanimité. Le cardinal Francis George de Chicago en a parlé comme une « bénédiction très émouvante », tandis que Mgr Michael Pfeifer proposait une journée nationale de prière pour les bébés à naître.
Source : Steven Ertelt, LifeNews.com,
11 novembre 2008. (c) Traduction Libertepolitique.com
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Commentaires (11)
Ruben Pradier (15/11/2008):
Very good news , I am sure many parents will be delighted to have their baby recive this blessing.God bless you ."Maranatha" Ruben Pradier -Quebec -Canada
JLC (15/11/2008):
Il y a pour moi quelque chose de totalement contradictoire de se déclarer catholique et en faveur de l'avortement. Je suis très heureux de cette prise de position des évêques américains.
fp (15/11/2008):
En espérant que cela fera boule de neige et que les évêques français se réveilleront à leur tour.
LORAN (15/11/2008):
A mon sens, ces interventions des évêques sont intempestives. Je les trouve des plus déplacées. Le rôle de l'Eglise ne peut être en aucune façon de diffuser des consignes de vote. Le rôle de l' Eglise doit-il pas se limiter à être un guide pour la vie spirituelle? C'est déjà une grande ambition, trop souvent négligée d'ailleurs, et ce devrait être son seul souci. Que l'enseignement moral de l'Eglise ait des implications dans les choix politiques, cela est évident, mais il appartient à chacun, cet enseignement moral une fois reçu, d'en tirer les conséquence qu'il juge adaptées. Selon moi, cette ingérence des évêques est de nature à porter un grave préjudice à l'Eglise et à son apostolat.
JPP (15/11/2008):
Réponse à LORAN : alors que faites-vous de la doctrine sociale de l'Eglise. Certes l'Eglise doit être un guide pour la vie spirituelle, mais elle doit également guider les catholiques dans leur vie sociale pour les conduire à la vie sprituelle. C'est ce qui fait la différence avec les autres religions
Jean-Marc VILLER (15/11/2008):
J'accepte volontiers la prise de position des évêques américains en faveur de l'accueil de la vie et je suis heureux de cette initiative prise pour bénir l'enfant à naître et sa mère.
En revanche affirmer qu'il est contradictoire entre le fait de se déclarer catholique et le fait de se déclarer en faveur de l'avortement me surprend.
En effet est catholique la personne qui reçoit le baptême au sein de l'Eglise Catholique, quoiqu'elle dise par ailleurs.
Etre en faveur de l'avortement signifie accepter de provoquer ou faire provoquer volontairement la mort de l'enfant à naître: cette prise de position est contraire à l'enseignement de l'Eglise sur la dignité de la personne: un catholique qui promeut l'avortement commet une faute grave devient pécheur.
Est-ce contradictoire ? Oui au sens où tous les catholiques qui commettent des fautes graves sont en contradiction avec leur foi, non au sens où le baptisé est membre de l'Eglise quel que soit son péché.
En revanche affirmer qu'il est contradictoire entre le fait de se déclarer catholique et le fait de se déclarer en faveur de l'avortement me surprend.
En effet est catholique la personne qui reçoit le baptême au sein de l'Eglise Catholique, quoiqu'elle dise par ailleurs.
Etre en faveur de l'avortement signifie accepter de provoquer ou faire provoquer volontairement la mort de l'enfant à naître: cette prise de position est contraire à l'enseignement de l'Eglise sur la dignité de la personne: un catholique qui promeut l'avortement commet une faute grave devient pécheur.
Est-ce contradictoire ? Oui au sens où tous les catholiques qui commettent des fautes graves sont en contradiction avec leur foi, non au sens où le baptisé est membre de l'Eglise quel que soit son péché.
LORAN (15/11/2008):
Réponse à JPP:
Je ne néglige en rien l'importance de la doctrine sociale. Elle mériterait d'être plus largement diffusée et mieux connue. Mais, concrètement, les évêques doivent respecter les règles du jeu politique. A mon sens, ils ont donc un devoir de réserve, ils ne peuvent prétendre s'opposer à ce que chaque citoyen dispose librement de son vote, car c'est une règle essentielle à la démocratie.
Je ne néglige en rien l'importance de la doctrine sociale. Elle mériterait d'être plus largement diffusée et mieux connue. Mais, concrètement, les évêques doivent respecter les règles du jeu politique. A mon sens, ils ont donc un devoir de réserve, ils ne peuvent prétendre s'opposer à ce que chaque citoyen dispose librement de son vote, car c'est une règle essentielle à la démocratie.
DDV (15/11/2008):
Réponse à Loran
J'entends votre remarque concernant le respect que les évêques doivent observer par rapport aux règles du jeu politique, autrement dit de la démocratie. Mais je vous propose une application concrète : ne sommes-nous pas unanimes pour nous réjouir qu'en Allemagne, lors de l'élection démocratique d'Hitler, des évêques se soient levés pour dénoncer les choses. Vous allez me dire que la comparaison est insoutenable mais c'est le principe que je veux défendre : l'Eglise par la voix de ceux qui en ont l'autorité se doit à temps et à contre temps de défendre la dignité de la personne, même quand cela ne va pas dans le sens du courant et que cela nous dérange. Puisse-t-elle ne jamais se taire lorsque l'être humain est menacé... même si cette menace a reçu l'onction du vote démocratique. C'est là un des grands services qu'elle peut rendre à notre humanité.
J'entends votre remarque concernant le respect que les évêques doivent observer par rapport aux règles du jeu politique, autrement dit de la démocratie. Mais je vous propose une application concrète : ne sommes-nous pas unanimes pour nous réjouir qu'en Allemagne, lors de l'élection démocratique d'Hitler, des évêques se soient levés pour dénoncer les choses. Vous allez me dire que la comparaison est insoutenable mais c'est le principe que je veux défendre : l'Eglise par la voix de ceux qui en ont l'autorité se doit à temps et à contre temps de défendre la dignité de la personne, même quand cela ne va pas dans le sens du courant et que cela nous dérange. Puisse-t-elle ne jamais se taire lorsque l'être humain est menacé... même si cette menace a reçu l'onction du vote démocratique. C'est là un des grands services qu'elle peut rendre à notre humanité.
Benoit A. Dumas (16/11/2008):
Je croyais que le débat était tranché depuis les dernières élections américaines qui opposèrent Georges Bush et John Kery ! L'Eglise s'oppose à l'avortement, elle a raison, mais elle ne fait pas de la position d'un candidat, en faveur de l'avortement ou opposé à celui-ci, le seul critère de son élégibilité par un catholique, car cette question, est une question, certes importante, mais parmi de nombreuses autres. Les évêques USA s'étaient déjà prononcés dans ce sens.
Pour ce qui est de Barack Obama, il a dit sa tolérance à l'avortement là où les lois des états l'admettent, mais il a aussi dit qu'il s'efforcerait de restreindre dans les faits la pratique de l'avortement par diverses mesures économiques et sociales susceptibles d'en dissuader certaines femmes.Une politique sociale attentive aux plus démunis peut faire plus contre l'avortement qu'une position de principe limpide mais rejetée dans la pratique.
Je pense que l'Eglise en France devrait être beaucoup plus courageuse pour rappeler, non pas sa "doctrine sociale" en la matière, mais sa défense des droits de l'homme et de l'enfant. Le respect de la vie de l'enfant à naître est dans la Déclaration universelle des droits de l'Homme et dans la Convention sur les droits de l'enfant.
Etre contre l'avortement et dire qu'il est un acte de nature meurtrière, parce qu'il détruit la vie d'un être humain en formation (préférable à "personne" au stade embryonnaire) ne veut pas dire le pénaliser à nouveau. Car ce n'est pas en le pénalisant à nouveau qu'on fera progresser la culture de la vie. Il y a bien d'autres moyens, et premièrement l'éducation, la formation, la lutte contre le machisme et l'irresponsabilité masculine, la lutte contre le libéralisme sexuel avancé. Benoit A. Dumas
Pour ce qui est de Barack Obama, il a dit sa tolérance à l'avortement là où les lois des états l'admettent, mais il a aussi dit qu'il s'efforcerait de restreindre dans les faits la pratique de l'avortement par diverses mesures économiques et sociales susceptibles d'en dissuader certaines femmes.Une politique sociale attentive aux plus démunis peut faire plus contre l'avortement qu'une position de principe limpide mais rejetée dans la pratique.
Je pense que l'Eglise en France devrait être beaucoup plus courageuse pour rappeler, non pas sa "doctrine sociale" en la matière, mais sa défense des droits de l'homme et de l'enfant. Le respect de la vie de l'enfant à naître est dans la Déclaration universelle des droits de l'Homme et dans la Convention sur les droits de l'enfant.
Etre contre l'avortement et dire qu'il est un acte de nature meurtrière, parce qu'il détruit la vie d'un être humain en formation (préférable à "personne" au stade embryonnaire) ne veut pas dire le pénaliser à nouveau. Car ce n'est pas en le pénalisant à nouveau qu'on fera progresser la culture de la vie. Il y a bien d'autres moyens, et premièrement l'éducation, la formation, la lutte contre le machisme et l'irresponsabilité masculine, la lutte contre le libéralisme sexuel avancé. Benoit A. Dumas
Vinciane (17/11/2008):
Tout à fait d'accord avec les propos équilibrés de Benoit A. Dumas, qui me semblent beaucoup plus nuancés et justes que des prises de position passionnées et caricaturales.
Pour moi, l'Eglise devrait rappeler passionnément le droit à la vie *** de chacun, mais ne pas pour autant vouloir influencer le vote dans un sens ou dans l'autre.
*** pas seulement le droit "à la vie", mais "à une vie digne et humaine" : il ne suffit pas de naître, il faut encore pouvoir vivre comme un être humain, dans toutes les dimensions de ce terme ! La fécondité d'un couple ne se compte pas uniquement au nombre d'enfants qu'il a, mais encore bien plus à la manière dont il les élève ("élever" - le mot dit bien ce qu'il veut dire ! - ses enfants physiquement, affectivement, spirituellement, moralement, psychologiquement, etc...
Mieux vaut bien élever le nombre d'enfants qu'on peut généreusement accueillir (quitte à en limiter le nombre par les moyens contraceptifs - et non abortifs !) que d'en avoir "autant que Dieu vous en envoie" et être totalement débordés, et ne pas pouvoir leur donner l'amour, l'attention, la tendresse, le temps, l'intelligence émotionnelle, etc... dont un enfant a besoin pour être heureux et devenir un adulte épanoui et épanouissant pour ses propres enfants !
Pour moi, l'Eglise devrait rappeler passionnément le droit à la vie *** de chacun, mais ne pas pour autant vouloir influencer le vote dans un sens ou dans l'autre.
*** pas seulement le droit "à la vie", mais "à une vie digne et humaine" : il ne suffit pas de naître, il faut encore pouvoir vivre comme un être humain, dans toutes les dimensions de ce terme ! La fécondité d'un couple ne se compte pas uniquement au nombre d'enfants qu'il a, mais encore bien plus à la manière dont il les élève ("élever" - le mot dit bien ce qu'il veut dire ! - ses enfants physiquement, affectivement, spirituellement, moralement, psychologiquement, etc...
Mieux vaut bien élever le nombre d'enfants qu'on peut généreusement accueillir (quitte à en limiter le nombre par les moyens contraceptifs - et non abortifs !) que d'en avoir "autant que Dieu vous en envoie" et être totalement débordés, et ne pas pouvoir leur donner l'amour, l'attention, la tendresse, le temps, l'intelligence émotionnelle, etc... dont un enfant a besoin pour être heureux et devenir un adulte épanoui et épanouissant pour ses propres enfants !
Yves (18/11/2008):
suite aux commentaires lus, et en réponse à Loran et Vinciane. Chacun fait son marché de l'enseignement de l'Eglise sur l'avortement ou la contraception. J'accepte l'un ou refuse l'autre en fonction de sa commodité à rentrer dans le moule de ma pensée. Petits arrangements avec le ciel ...
Pourtant, je crois qu'au coeur de l'enseignement de l'Eglise et au coeur de la foi, il y a un abandon absolu et une confiance totale qui doivent transformer nos vie en profondeur et nos petites pensées conforables qui ne dérangent pas trop nos habitudes. Plus facile à dire qu'à faire ? certainement, et la vie et un long et douloureux pélérinage. Demandons chaque jour la grâce d'avancer pas à pas.
Hâtons-nous de nous recevoir (dans les pensées et dans l'agir) de Dieu, de son Eglise de son Magistère, de ses Pasteurs, et non de nos vues limitées. Ainsi oui, les évêques américains sont dans leur rôle de pasteur de dire le bien et de dire le mal. A nous de recevoir cet enseignement très filialement et en toute conscience.
Pourtant, je crois qu'au coeur de l'enseignement de l'Eglise et au coeur de la foi, il y a un abandon absolu et une confiance totale qui doivent transformer nos vie en profondeur et nos petites pensées conforables qui ne dérangent pas trop nos habitudes. Plus facile à dire qu'à faire ? certainement, et la vie et un long et douloureux pélérinage. Demandons chaque jour la grâce d'avancer pas à pas.
Hâtons-nous de nous recevoir (dans les pensées et dans l'agir) de Dieu, de son Eglise de son Magistère, de ses Pasteurs, et non de nos vues limitées. Ainsi oui, les évêques américains sont dans leur rôle de pasteur de dire le bien et de dire le mal. A nous de recevoir cet enseignement très filialement et en toute conscience.







