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International

En Espagne, le débat politique et éthique s’intensifie

6 Novembre 2008

Par Rafael Miner. Le premier avril dernier le quotidien catalan La Vanguardia publiait en dernière page un entretien avec Beatriz Preciado, 37 ans, une parfaite inconnue qui s’autoproclame « philosophe trans-genre et pansexuelle ».

Extrait de l’entretien :

Êtes-vous un homme ou une femme ? [sa photo ne permet pas de le deviner]
Cette question reflète une obsession occidentale anxieuse.

Quelle obsession ?
Celle de vouloir réduire la vérité du sexe à un binôme.

Mais il y a des hommes et il y a des femmes !
Moi, je consacre ma vie à faire voler en éclats ce binôme. Je proclame la multiplicité infinie du sexe ! […] Cette histoire d’hommes et des femmes est une construction culturelle. Du coup, il n’y a pas d’homosexuels et d’hétérosexuels mais un trans-genre pansexuel.

 


Voici un exemple parmi d’autres de l’idéologie du genre que le gouvernement espagnol souhaite imposer à l’école publique et privée à travers la matière « Éducation pour la citoyenneté », comprise dans la Loi organique d’éducation (LOE) de M. Rodríguez Zapatero.

Selon de nombreuses organisations de parents d’élèves et autres collectifs civiques, cette loi viole les articles 16 et 27.3  de la Constitution de 1978. Le premier « garantit la liberté idéologique, religieuse et de culte » et le second prescrit aux pouvoirs publics de « garantir aux parents le droit de donner à leurs enfants la formation religieuse et morale en accord avec leurs propres convictions ».

Il s’agit d’un sujet important de discorde et de fracture sociale et culturelle au sein de société espagnole. Cela découle de l’ambition des parlements de légiférer á tout prix sur des aspects pré-politiques ou métapolitiques, sur la vie et sur la mort.

Les quatre piliers de la nouvelle morale publique que l’on souhaite imposer sont l’idéologie du genre, évoquée ci-dessus ; la primauté de l’État sur les parents ; la déconstruction de la famille classique fondée sur le mariage entre l’homme et la femme et, enfin, une nouvelle éthique relativiste qui fuit la recherche de la Vérité sur l’homme, comme l’a signalé Benoît XVI.

« Nous sommes à nouveau en présence d’une tentation totalitaire du pouvoir, qui met nos libertés en danger » assure de son côté le juriste Jesús Trillo-Figueroa dans son dernier ouvrage, La tentación totalitaria, dans des termes qui rappellent ceux de Jean-François Revel.
 

Rafael Miner, Alba.


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