« A la suite de l’article paru en ligne le lundi 26 novembre 2011 sur le site libertepolitique.com dans la rubrique Le fil d’actualité, sous le titre « Chambon sur Lignon : Un psychiatre accuse la psychiatrie », je tiens à apporter les précisions suivantes :
Psychiatre, expert agréé par la Cour de cassation, j’ai souvent attiré l’attention des magistrats français sur les mérites de l’expertise psychiatrique telle qu’elle est pratiquée dans les pays Anglo-Saxons et sur les risques liés à l’approche essentiellement clinique, empreinte de subjectivité, qui prévaut encore dans nos tribunaux.
Les propos repris dans votre article ne le sont que de façon parcellaire et donnent l’impression que je critique l’ensemble de mes confrères, ce qui n’est évidemment pas l’esprit de mon intervention, certes critique.
Ils appellent donc une réponse et une précision de ma part. J’ai en effet conclu ma brève intervention sur le plateau de Paul Amar en ces termes :
"Nous devons progresser, nous devons gagner en rigueur, nous devons être à la pointe de notre discipline et nous former en permanence…"
Ma critique, teintée d’une remise en cause dont je ne m’excluais aucunement, a donc été plus mesurée que ne le laissent supposer les seuls propos repris par Philippe OSWALD, qui ne sont en aucune façon le reflet du message critique que je délivre, lors de débats contradictoires dans les tribunaux, soulignant, avec un tact et un respect pour mes confrères que j’espère réciproque, l'intérêt pour les psychiatres français d'évoluer vers une approche plus scientifique de leur discipline.
Il me semblait nécessaire de communiquer ces précisions, indispensables sur le plan déontologique. »
Dr. Bensussan
Le Dr. Bensussan ne dément pas les propos que nous avons cités textuellement : « Je crois que la société ne doit plus tolérer ce degré d’approximation des expertises psychiatriques. Que ce soit du point de vue de la personne condamnée à tort ou de celui de la personne que l’on a laissée à tort se promener dans la rue, c’est insupportable. » Ou encore : « Le niveau des expertises psychiatriques françaises, il faut le dire, est souvent consternant ».
En revisionnant cette émission, chacun pourra vérifier s'il s'agissait de propos périphériques ou du cœur de son message dont la franchise et le courage ne pouvaient que frapper le téléspectateur. On ne peut qu'en être plus sensible à l'invitation finale à progresser adressée à sa profession.
Philippe Oswald






