L’UNI, syndicat étudiant que l’on sait proche du pouvoir, publie un essai intitulé « pour rompre avec le discours politiquement et pédagogiquement correct ».
« Le savoir a été sciemment discrédité », dénonce le syndicat. Depuis Bourdieu, il est soupçonné d'être l'outil de domination de la bourgeoisie. Des générations d'enseignants ont, ainsi, été conditionnées à ne pas ennuyer les élèves avec des connaissances ou des règles rétrogrades, comme celles de la grammaire. Quant aux notes, jugées cruelles, il est conseillé, bien entendu, de rapidement les supprimer. L'égalité et « l'épanouissement des élèves » sont à ce prix.
Comment s'étonner que, dans ces conditions, le niveau des élèves français baisse régulièrement, que l'autorité des enseignants soit, de plus en plus souvent, contestée et que ces derniers doutent de leur vocation ?
Pendant trop longtemps, la droite s'était contentée de gérer les affaires à la petite semaine, sans remettre en cause cet égalitarisme imposé par la gauche. Depuis quelques années, elle s'efforce de mettre en œuvre des réformes mieux orientées. Certaines commencent à produire leurs premiers résultats positifs. Mais il convient, désormais, de s'attaquer à la racine du problème, à cette maladie qui ronge l'éducation en France : l'égalitarisme.
Le livre peut être commandé sur Amazone ou consulté gratuitement et intégralement sur le site www.ordonnance2012.fr.
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Dernière trouvaille en date : "la constante macabre" inventée par Mr Antibi, invité dans les écoles catholiques à porter la bonne parole : les professeurs ajustent leurs notes afin que que la moyenne de la classe soit de 10, autrement dit il est nécessaire de donner à la moitié de la classe une note inférieure à 10 pour obtenir ce résultat : c'est la constante macabre. Traduisez : si votre enfant a moins de 10 c'est la faute du proffesseur qui fait exprès de donner des exercices suffisamment difficiles pour que la moitié de la classe échoue. Solution : ne donner que des exercices faciles et toute la classe aura 20. Voir le très édifiant site de Mr Antibi : http://mclcm.free.fr/
J'ai enseigné en lycées et collèges publics de 1973 à 2010. Je suis tout à fait d'accord avec l'UNI quand il affirme que "le savoir a été sciemment discrédité". Cela s'est fait progressivemment, de réforme en réforme, depuis environ 35 ans. Par contre, on ne peut pas dire que tous les enseignants aient été conditionnés à ne pas ennuyer les élèves avec des connaissances ; c'est peut-être vrai pour ceux du primaire, mais en ce qui concerne les professeurs du secondaire, c'est le plus souvent contre leur gré et après avoir tenté de s'y opposer qu'ils ont dû mettre ces réformes en application. Enfin, je pense que la droite est tout aussi responsable que la gauche et ne s'est pas contentée de laisser faire celle-ci. En effet, René Haby, dont la réforme a instauré le collège unique, était ministre de Giscard d'Estaing, président de droite ; autre exemple : la réforme Chatel des lycées va dans le même sens que les réformes précédentes, en allégeant certains programmes au point de les rendre complètement superficiels.
Voir le commentaire en entierL'école est malade avant tout du délitement familial. Travaillons sur la famille et l'école ira mieux, c'est certain. Ensuite effectivement, ce n'est pas d'égalité que les enfants ont besoin mais d'équité : à chacun selon son besoin. Davantage de parcours individualisés dans les cursus, davantage de souplesse, de passerelles... sans en diminuer les exigences.