Liberté politique, l'index
Libérer la société civile
Saison : Été
Numéro : 49
Informations : Dossier : L'Eglise face aux agressions sexuelles
En voulant rompre la domination « corrosive » du binôme État/marché sur la vie sociale, Benoît XVI ouvre une voie avec le concept de « société civile » pour montrer que ce sont les valeurs communes qui doivent « orienter » l’État et le marché. Ni l’État (la démocratie), ni le marché (la consommation), ne doivent définir les normes morales. Celles-ci ont un fondement anthropologique. Les principes de subsidiarité et de solidarité commandent à la société civile de revendiquer pleinement son rôle, de se libérer des pressions administratives, démocratiques ou économiques, de mobiliser ses acteurs pour moraliser l’État et le marché.
L'identité française
Saison : Printemps
Numéro : 48
Informations : Dossiers : Perspectives bioéthiques, L'Eglise et les conflits entre chrétiens
Le débat lancé par le président de la République sur l’identité nationale a-t-il fait long feu ? Rien n’est moins sûr. Ses plus farouches adversaires n’ont pas cessé de le critiquer… en apportant leurs propres réponses à la question ! Reste le vrai problème : suffit-il d’en débattre pour faire vivre l’identité d’une nation ? Pour les chrétiens, l’identité nationale n'est pas un concept creux, ni l’effet d’une théorie en mouvement. En septembre 2008, à Lourdes, le pape Benoît XVI demandait aux évêques de « mettre en évidence les racines chrétiennes de la France ». Plus précisément, il suggérait qu'on « trouve une voie nouvelle pour interpréter et vivre au quotidien les valeurs fondamentales sur lesquelles s'est construite l'identité de la nation ». Quelle peut être cette voie nouvelle ? Quel est le sens chrétien de la patrie ? L'identité de la nation se reçoit-elle ? Se construit-elle ? Se reçoit-elle ? Le philosophe, l’historien, le démographe et les théologiens apportent leurs réponses.
La postmodernité contre l'Eglise
Saison : Hiver
Numéro : 47
Informations : Dossier : Le retour de l'inflation?
Les attaques contre le pape Benoît XVI qui ont émaillé l’année 2009 conduisent à s’interroger sur les fondements culturels d’une telle réaction, perçue jusque dans l’arène politique française et les arcanes du Parlement européen. En réfléchissant sur les présupposés de la culture médiatique occidentale, on est directement conduit à analyser ce qui est communément appelé le postmodernisme, dont le lieu emblématique d’application est la liberté absolue dans la pratique sexuelle. Succédant aux velléités modernes, le postmodernisme ne se veut pas un courant théorique : il est avant tout pratique et son « projet » vise à déconstruire l’anthropologie chrétienne en faisant naître un homme parfaitement individualiste. Face à cet hyper-individualisme, où l’argent est devenu le principe stabilisateur de la société, l’Église possède un langage clair et authentiquement libérateur.
Caritas in veritate
Saison : Automne
Numéro : 46
Informations : Dossier : La recherche sur l'embryon
Près de vingt ans après Centesimus annus, Benoît XVI évoque à son tour les réalités nouvelles de la « question sociale » : la schizophrénie écologique, la crise économique, le sous-développement. Mais la véritable question est celle de la place du Créateur dans un monde qui prétend se construire sans Dieu. Caritas in veritate se présente comme un bilan politique et social de la Modernité. Confiant dans sa seule capacité de production, l’homme ne sait plus recevoir ce qui ne dépend pas de lui. Ne sachant plus recevoir, il ne sait plus donner. En rétablissant dans le monde la place du don, la proposition chrétienne rend l’homme à son être profond, et à l’espérance de ce qu’il ne pourra jamais posséder par lui-même. Liberté politique explore les voies d’application de cette « anthropologie du don », telle que pourrait désormais se définir la doctrine sociale de l’Église : la politique, l’économie, la société civile, l’écologie, la gouvernance mondiale.
Moraliser le capitalisme
Saison : Été
Numéro : 45
Informations : Dossier : Tempête sur l'Eglise
MORALISER LE CAPITALISME. Ce numéro de Liberté politique publie les actes du colloque « l’Église et la crise » du 4 avril 2009, organisé par la Fondation de Service politique, l’Association des économistes catholiques et l’Association internationale pour l’Enseignement social chrétien. Chacun sent que la crise économique qui s’est déclenchée en 2008 n’est pas ordinaire, par son ampleur et par ce qu’elle traduit comme affaiblissement de l’éthique. Mais il ne s’agit pas de spéculer sur une logique de "système" économique alternatif. La perspective n'est pas idéologique. "Ce n'est pas l'instrument qu'il faut changer, déclare Benoît XVI dans sa dernière encyclique, mais l'homme". Nous sommes dans la réalité d'une économie de marché qu’il s’agit d’humaniser, de moraliser, en s’interrogeant sur nos propres comportements. Une réflexion collective d'économistes chrétiens à lire dans la dynamique de Caritas in veritate.
Quel dialogue avec l'islam ?
Saison : Printemps
Numéro : 44
Informations : Dossiers : l'Europe, la démocratie, le dimanche
« UN DIALOGUE INTERRELIGIEUX, au sens étroit du terme, n'est pas possible. » Qui parle ainsi ? Le pape Benoît XVI, dans une lettre au sénateur Pera, le 23 novembre 2008. Pour autant, cette impossibilité « confère une urgence d'autant plus grande au dialogue interculturel ». Tout dialogue suppose une plate-forme minimale commune, et la raison est l’outil nécessaire pour la faire apparaître. Avec l’islam, l’enseignement coranique exclut une telle perspective, d’où un impossible « dialogue » théologique, et l’absolue nécessité d’une coopération d’ordre culturel et social (Fr. Edouard-Marie Gallez). Cette coopération pose le problème de la « réciprocité » : pour les catholiques, celle-ci n’est ni rétorsion, ni passivité et s’enracine dans la notion même de solidarité (Fr. Edouard Divry). Politiquement, l’« islam modéré » offre-t-il une alternative ? C’est la thèse de certains stratèges américains, qui préfèrent la démocratie islamique à la laïcité autoritaire (Tancrède Josseran)…
BENOIT XVI EN FRANCE : discours, homélies et commentaires
Saison : Hiver
Numéro : 43
Informations : UN NUMERO EXCEPTIONNEL A OFFRIR POUR NOEL ! Dossier : la crise financière.
Liberté politique publie le texte des principaux discours et homélies prononcés par le pape Benoît XVI lors de son voyage à Paris et à Lourdes, entre le 12 et le 15 septembre 2008. Quelles sont les lignes de force du message du pape à la France, et à l’Église de France ? Comment son message a-t-il été reçu ? Théologiens, philosophes et historiens dressent un bilan du voyage pontifical et apportent leur éclairage. Ils dessinent des perspectives pour l’engagement des catholiques dans la société française et dans l’Église. Le pape a confirmé ses frères dans la foi, mais n’a-t-il pas appelé aussi à la conversion, et à de nombreux changements ? Au-delà du charisme d’un homme, affirmé par le succès du voyage, la parole du pape sera ce que nous en ferons.L'éthique écologique
Saison : Automne
Numéro : 42
Informations : Dossiers : Humanae Vitae, 1968-2008 - Fides et Ratio, 1998-2008
L’ETHIQUE ECOLOGIQUE. L’écologie a été largement subvertie par l’idéologie et l’économisme. Pourtant, d’origine, elle est chrétienne. L’anathémiser sans nuance, au prétexte qu’elle est précisément subvertie, est un piège dans lequel il ne faudrait pas tomber. La nature n’a de « sens » que par rapport au règne de l’homme. Sans sa présence, elle ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui. Si les hommes ont altéré la Terre originelle, leur présence l’a embellie, lui a permit de donner son fruit, l’a préservée de destructions irréversibles. L’actuelle prise de conscience écologique est salutaire, mais comment lui l’éclairer par le sens de la création et de la responsabilité de l’homme ? Elle ne portera des fruits que sur la base d’une conception vraie et juste de la nature, de la liberté humaine et de leur rapport. Pour être éthique, l’écologie doit rétablir le sens de la solidarité humaine, au service du bien commun.Guide politique de BIOETHIQUE
Saison : Été
Numéro : 41
Informations : Dossier : La Chine et la démocratie
La première loi de bioéthique a été votée en France en 1994. Révisable tous les cinq ans, la loi revue en 2004 sera réexaminée en 2009. Ce guide a pour but d’éclairer le citoyen et de l’aider à prendre toute sa part dans un débat qui ne doit pas être confisqué par le législateur et les scientifiques. Plusieurs questions fondamentales doivent se reposer. Qu’est-ce que la bioéthique ? Pourquoi une révision tous les cinq ans ?
Depuis l’aube des siècles, il n’y eut besoin ni de lois, ni de bioéthique : Hippocrate et Antigone guidaient les consciences. De nos jours, le droit suit les mœurs, et c’est le progrès qui décide de la personne humaine : le législateur et le scientifique disposent-ils du « droit à l’enfant » et du « droit à la santé » ? Le politique peut-il transférer à des comités d’experts le pouvoir de délivrer des autorisations de recherche ? Qu’il s’agisse de procréation (PMA, DPI) ou de médecine régénératrice (la thérapie cellulaire), c’est le destin de l’embryon - et le sort du malade - qui est au cœur de la réconciliation entre l’homme et la science.
HUMANISER LE TRAVAIL dans une société libre
Saison : Printemps
Numéro : 40
Informations : Rapport : Priorités politiques 2008 Dossier : Education, questions qui fâchent
Le 10 mars 2007, un colloque proposé par la Fondation de Service politique et l’Association des économistes catholiques abordait le thème du travail dans la doctrine sociale de l’Église. Thème de cette rencontre : « Humaniser le travail dans une société libre. »







