Décryptage
Menace sur le respect du mariage au Luxembourg
18 Septembre 2009 |
Le programme du gouvernement luxembourgeois présenté le 29 juillet dernier prévoit l’ouverture du mariage « aux personnes de même sexe ». Les intellectuels et dirigeants catholiques du Cercle Beaumont réagissent, stupéfaits par ce projet soutenu par des chrétiens sociaux.
LE CERCLE BEAUMONT constate tout d’abord que la question de l’ouverture du mariage aux « personnes de même sexe » n’a pas été abordée pendant sa campagne électorale par le principal parti de la coalition, à savoir le CSV (Chrëschtlech Sozial Vollekspartei-Parti populaire chrétien social). L’annonce du 29 juillet 2009 ne reflète donc en aucun cas l’opinion des électeurs, et en particulier ceux du CSV. Le Cercle Beaumont s’interroge par conséquent sur les motivations de la direction de ce parti.
Si elle paraît actuellement en vogue, du moins en certaines régions, la proposition visant à autoriser les personnes de même sexe (c’est-à -dire les personnes homosexuelles) à contracter mariage dénature radicalement la réalité du mariage et ce qui en constitue la caractéristique principale, à savoir la différence sexuelle. Le Cercle Beaumont réaffirme la définition, classique, du mariage : l’union stable d’un homme et d’une femme.
À cet égard, le Cercle Beaumont rejoint le constat formulé par l’anthropologue structuraliste Françoise Héritier, peu suspecte de sympathie pour la pensée judéo-chrétienne, qui note : « Il n’y a pas de sociétés qui aient jamais été fondées en donnant le même poids à des unions homosexuelles et à des unions hétérosexuelles. C’est une simple constatation que font les historiens ou les anthropologues » (entretien accordé à la Radio France-Culture, repris par les Editions de l’Aube en 2008).
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Loin de faire l’unanimité, la légalisation du « mariage homosexuel » est en butte à des très fortes oppositions dans de nombreuses juridictions. Aux États-Unis même, territoire emblématique, tous les référendums populaires réaffirment avec régularité la définition du mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. D’autres pays ont décidé d’inscrire dans leur constitution cette définition afin de couper court à toute initiative « politiquement correcte ». Allant plus loin, certains États ont même décidé d’interdire l’adoption d’enfants par des ressortissants de juridictions ayant légalisé le « mariage homosexuel ». Â
Le Cercle Beaumont note qu’au-delà de la question du « mariage homosexuel », le programme gouvernemental envisage d’introduire la « dimension du genre… comme axe horizontal et vertical dans les formations universitaires et les activités de recherche de l’Université du Luxembourg » (point 4 b) du programme défini pour le ministère de l’Égalité des chances). Cette proposition n’est pas anodine : en effet, selon l’idéologie du genre, la différence sexuelle n’est pas d’abord physique ni biologique, mais culturelle. Le sexe n’étant que construction culturelle, les catégories « homme » et « femme » peuvent tomber.
Le Cercle Beaumont attire l’attention du public et des décideurs sur les dérives possibles auxquelles peut donner la diffusion des concepts liés à cette idéologie.
Une forme subtile de discrimination tend à se répandre et à s’imposer. Alors que les institutions publiques, et en premier lieu, l’État, reconnaissent diverses formes d’union et de cohabitation (mariage, concubinage, partenariat sous la forme du « pacs », union libre), elles imposent le mariage civil préalable aux couples qui veulent se marier religieusement. En d’autres termes, et à titre d’exemple, un couple en situation de partenariat ne peut obtenir un mariage religieux.
Le Cercle Beaumont en appelle à l’ouverture intellectuelle de la classe politique pour qu’au Luxembourg, comme dans plusieurs autres pays européens, le mariage prononcé par les autorités religieuses soit reconnu par les autorités civiles.
Enfin, la loi disant, hélas, de moins en moins le droit et acceptant de plus en plus l’inacceptable, le Cercle Beaumont lance un appel citoyen au public pour s’opposer au projet de la coalition gouvernementale. Il soutient dès à présent toute initiative défendant et promouvant le mariage. Â
Luxembourg, le 8 septembre 2009.
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Commentaires (5)
Ne faudrait-il pas organiser à tous les niveaux, des réactions coordonnées (citoyens, chrétiens, associations diverses touchant à la famille, dans le domaine social, politique et religieux, églises, religions, organes d'information, partis, syndicats) sur le ourt, moyen, long terme ? Avec une stratégie, une tactique, et des objectifs.
C'est très simple : le mariage homosexuel n'existe pas en soi. C'est une antilogie, c-à -d que cette expression porte en elle sa propre contradiction: on marie par défintion obligatoirement deux choses différentes, non deux choses identiques (où est la réalité de marier du feu avec du feu, de l'eau avec de l'eau ? Il ne s'agit pas de mariage mais d'une simple addition). Comme homosexuel signifie "de sexe identique"', on voit bien la vacuité d'une telle revendication.
D'autre part, le couple homosexuel étant par essence et nature stérile, il est purement inutile pour la société dont l'une des nécessités est de se régénerer - ce qui est la seule et unique raison pour elle de reconnaître le mariage, qui se porte en quelque sorte garant de sa perpétuité . Or comme un couple homosexuel est obligatoirement contraint de faire appel à un tiers pour être fécond, il donne par là la preuve que ce type de couple n'a aucune autonomie et ne se suffit pas à lui-même dans le domaine de la repoduction, donc qu'il n'a, pour une société qui sait écouter la raison plutôt que le pathos, civilement pas lieu d'être reconnu.
On dira : un couple hétérosexuel stérile ne peut parfois pas avoir d'enfants sans tiers : certes, mais il s'agit là d'un accident, non de l'essence du couple hétérosexuel. Loi et norme sont la même chose. Il n'appartient pas à la loi de faire de l'anormal une norme, sauf à prendre des désirs pour la réalité, et donc de se planter.
On dira : il est cruel qu'un couple homosexuel ne puisse faire reconnaître publiquement l'amour que ses parties se portent. On leur répondra avec douceur qu'il n'est nullement question d'amour dans un mariage civil, qui se base froidement sur le code civil. La société se moque éperdument de l'amour que se porte ou non en privé deux sociétaires. Encore une fois, l'unique objet de sa préoccupation sont les futurs sociétaires, dont elle estime que le cadre idéal de leur épanouissement leur est garanti par le mariage. C'est pourquoi la société définit des droits et devoirs pour les époux, dont les trois-quarts sont consacrés aux devoirs vis-à -vis des enfants.
=> en résumé, ni les homosexuels, ni la société n'ont besoin d'un "mariage homosexuel." Il est tout bonnement parfaitement inutile pour les uns et pour les autres.



