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Note bleue

Réponse au débat sur l'homophobie

7 Janvier 2009 | Fondation de Service politique

Notre refus d’accepter que l’homosexualité soit présentée à des adolescents, en classe, comme une « orientation naturelle » de leur sexualité parmi d’autres, a blessé des personnes se présentant elles-mêmes comme homosexuelles. Thierry Boutet, porte-parole de la Fondation de service politique, apporte notre réponse aux nombreux commentaires reçus sur notre site Internet, autour de cinq réflexions :
  • Homosexualité et pédophilie
  • Homosexualité et homophobie
  • Homosexualité et politique
  • Homosexualité et identité
  • Homosexualité et aliénation
 
Réponse au débat sur l'homophobie (décembre 2008)(Ce document n'est pas une Note bleue au sens strict, mais une note argumentaire diffusable dans les mêmes conditions).

Commentaires (10)

Claudia Garderet (23/04/2009): En tant qu'enseignante, j'ai été sévèrement morigénée autrefois par mon chef d'établissement scolaire, en raison de plaintes de parents qui me reprochaient d'avoir dit à des élèves, lors d'une étude latine sur les jeunes gens de Sparte, qu'il ne fallait pas se moquer des homosexuels, mais les plaindre comme on plaint des personnes qui souffrent d'une maladie. A cette époque, le sujet était tabou et on aurait préféré mon silence devant les moqueries homophobes. J'avais osé parler franchement et empêcher les enfants de rire sous cape !
Aujourd'hui l'école tombe dans l'excès inverse et, au lieu d'être complice de l'homophobie, elle devient complice de l'incitation à l'homophilie, ce qui n'est pas mieux. J'ai assez discuté avec des amis homosexuels pour savoir que, chez certains, l'homosexualité a été la conséquence d'un traumatisme psychologique et est vécue comme une maladie ou une blessure.
La loi de la nature est que la sexualité différenciée est nécessaire à la reproduction de l'espèce : c'est tout simple, j'ai envie de dire "tout bête". Mais parfois la nature fait des erreurs : on naît ou on devient aveugle, sourd, impuissant sexuel, diabétique... C'est une souffrance, mais non un état normal.
Je suis personnellement victime d'une allergie au gluten : je n'ose plus accepter aucune invitation à un repas. Ce n'est pas une honte. Ce n'est pas non plus un état de santé normal et je préférerais pouvoir manger de tout. Les gens se divisent maintenant pour moi en deux catégories : les amis sympa qui me disent qu'il me feront un plat spécial et ceux qui me plaignent 30 secondes et se dépêchent d'oublier, me contraignant à répéter à chaque plat : non merci !
Quand on est malade, ce n'est pas honteux, mais on a besoin d'égards particuliers, car on est dans une situation d'être moralement fragilisé. Comprendre et respecter les homosexuels, cela veut dire écouter avec compassion des confidences parfois douloureuses et se montrer respectueux de la personne humaine, quelle que soit son identité. Cela ne veut pas dire la bercer d'espoirs vains, ce qui serait d'une hypocrisie monstrueuse. Un homosexuel peut avoir des amis, mais ne peut fonder une famille. De même une femme stérile commet parfois une erreur grave en voulant à tout prix devenir mère. Il faut suivre les "conseils" de la nature, qui fait bien les choses la plupart du temps et accepter d'être privé de certains bonheurs. Je pense toujours au couple Raoul et Madeleine Follereau, qui ont souffert de la stérilité, mais ont transfiguré leur souffrance par l'adoption spirituelle des lépreux.
Présenter tous les êtres humains, quel que soit leur sexe et quelles que soient leurs tendances sexuelles, comme des personnes respectables en soi, dans l'absolu, c'est un devoir impérieux de l'école. Présenter l'homosexualité comme une sorte de troisième sexe est une perversion de l'éducation et une hypocrisie. La recherche médicale serait bien inspirée de reconnaître cette maladie et de chercher des traitements pour aider ceux qui voudraient pouvoir sortir de leur malaise, tout en respectant la liberté de ceux qui ne veulent pas de soins.
Degmi (26/07/2009): On reconnait bien le commentaire d'une enseignante. Que c'est lisse, que c'est hypocrite, que c'est conforme à la dialectique la plus classique, la plus caricaturale au point que la qualité de la prose n'est plus utile, finalement, qu'à faire apparaître la vulgarité des sophismes qu'elle prétend masquer. Et cette histoire de gluten, tellement lourde, tellement évidemment inventée de toute pièce ou au moins mise en scène de manière pathétique, une histoire qui nous dit, qui nous hurle: "Attention, je vous pousse vers de faux arguments, je vous manipule, je triche". Moi qui ne suis pas allergique au gluten, jamais je ne suis tombé amoureux d'un gluten (vous remarquerez que je ne sais même pas de quoi il s'agit) contrairement à un homosexuel dont la caractéristique se révèle par l'amour que vous condamnez. Si vous ne voyez pas la différence, Madame, entre le gluten et l'amour et le sexe, je comprends votre aigreur et vous souhaite simplement et en toute amitié, une pension agréable.
Desordre68 (13/08/2009): degmi... Je suis enseignant à la retraite . Ma collègue a 1000 fois raison etvotre commentaire est méchant à la limte de l'incorrection. Si son commentaire est hypocrite , le votre est pédant . Tellement pédant qu'il en est vulgaire! Ridiculece ce gluten métaphorique!Je connais, une personne allergique au gluten.. C'est une maladie très grave ..Moins grave que d'être homo ..Je ne suis pas homophile , ni homophobe..
Chacun est libre de sa sexualité . Mais je trouve que maintenant on en fait trop .pour les homos..ET je crains que dans quelques temps , l'hétéro sera amontré du doigt car il ne sera plus dans la normalité à cause de certains intellectuels et écrivains célèbres qu'on a portés au pinacle ...
ritournelle (09/09/2009): Au bout de nombreuses années de réflexion, j'en suis arrivé à penser que l'homosexualité était une "grâce". Oui ! De celle qui sont extrêment difficile à vouloir et à vivre. L'homosexualité n'est pas une maladie. Elle est une tendance à n'aimer que la personne que vous ne devriez pas aimer. Aimer n'est pas un mal quand c'est aimer vraiment. Exprimer son amour ne semble pas non plus un mal. Et l'église persiste à dire que oui. La question intéressante est : pourquoi, alors que l'homosexuel ne s'est pas choisi tel ? Et la réponse longue, difficile est que Dieu l'a choisi tel. Il en a même comblé beaucoup de mille dons créatifs. J'ai connu des homosexuels qui voulaient subir quelque opération pour n'être rien, ni homme, ni femme, ou être autre pour pouvoir aimer. C'est une tentation mémistophélique. Refuser d'être soi est diabolique. Comment accepter d'être soi sans être encore diabolique ou diabolisé ? En se souventant de l'évangile des eunuques. L'homosexuel a été choisi pour montrer que l'on peut aimer et vraiment, sans exprimer sexuellement son amour. Dans un siècle où la sexualité est tout à fait débridée, ce propos semble ridicule. Eh bien ! n'importe, je n'en continue pas moins à penser que l'homosexuel est là pour témoigner de l'amour "angélique" qui régnera dans le Royaume des Cieux. Et souffrir de la condamnation de la foule. Mais qu'il serait bon de montrer cette grande dimension à tout adolescent qui se découvre homosexuel plutôt que de le rendre coupable de son identité ou outrancièrement fier de sa particularité.
bruk (12/09/2009): "L'homosexuel a été choisi pour montrer que l'on peut aimer et vraiment, sans exprimer sexuellement son amour."
la phrase ci-dessus me laisse perplexe!
J'avoue n'avoir jamais compris grand chose à l'homosexualité mais je croyais qu'elle se définissait par des rapports sexuels entre personnes du même sexe!
Merci à qui peut éclairer ma lanterne !!
romeo12 (19/09/2009): L'homosexualité, quoi qu'on en pense, est une anomalie, quelques fois physique, mais le plus souvent psychique, avec un repli narcissique et un manque d'ouverture à l'autre et à l'altérité en général. Les origines en sont complexes et je crois qu'il y a en fait de multiples formes difficiles à mettre sous un seul nom. Ce sont souvent des personnes en souffrance et je partage l'avis de Claudia Garderet, et apprécie peu l'agressivité de degmi qui, méthode classique , diabolise et tente de ridiculiser son interlocuteur sans entrer dans le fond du sujet.
Le problème actuel est l'importance extraordinaire que l'on donne à ce sujet, et les revendications hallucinantes de ce groupe de personnes (ou du moins d'une infime minorité activiste bien placée pour se faire entendre) et la culpabilisation permanente à laquelle est soumise notre société. Déjà par la sémantique et le terme d'hétérosexuel, on met sur un pied d'égalité tous les comportements sexuels, de même qu'avec la notion de "genre" on nie le déterminisme du sexe en en faisant une "option".
Si l'homosexualité a toujours existé et existera toujours, il y a des périodes où elle prends une place démesurée. Un auteur latin fustigeait les moeurs de la Rome décadente et à propos des homosexuels il ajoutait "si les médecins s'en mêlent ils auront même des enfants" : Rien de nouveau sous le soleil!!!
alain dufourcq (11/10/2009): Le terme d'homosexualité recouvre des réalités bien différentes. L'homme aussi bien que la femme comportent fondamentalement une part plus ou moins dominante de "féminité" et de "masculinité".
Mais ces deux aspects de l'être n'ont, en principe, rien à voir avec la sexualité.
Ils tempèrent et équilibrent la nature humaine et lui évite de sombrer dans l'animalité la plus primaire.
Les écarts de la nature peuvent aussi avoir pour conséquences une inversion de la dominante.
Ainsi, une femme peut très bien avoir une dominante masculine sans pour autant être, de fait, homosexuelle.
Inversement pour l'homme.
Le refus (ou la rebellion), volontaire ou involontaire, de cette réalité conduit inévitablement à des comportements barbares et indignes, voire monstrueux, dont les actualités font leurs gros-titres.
L'anomalie génétique peut aussi créer une ambiguïté. Mais l'anomalie reste une exception qui confirme la règle. Là encore, la sexualité n'est pas nécessairement le critère inéluctable de cet état.
Autre chose, combien de fois faudra-t-il affirmer que l'amour du prochain n'a rien à voir avec la sexualité... Même si ça peut paraître surprenant de l'affirmer, certains feraient bien de ne pas confondre leurs propres intentions avec celle dont ils se réclament (est-il besoin de de préciser : Dieu ?).
Maintenant, pour ce qui est des comportements sexuels, il est très clair qu'ils demeurent la part la plus cachée dans les intentions (qui peuvent être d'une grande pureté), les fantasmes, voire la perversité la plus noire.
Dans bien des cas les comportements homosexuels tiennent plus du fantasme et de la perversité (figés dans un narcissisme absolu) que de la pureté des sentiments ; quand bien même ces derniers sentiments ne seraient pas exclus... en amont.
En d'autres termes, parler d'homosexualité d'une manière générale procède d'un grand flou qui ne veut pas dire grand chose sinon l'incapacité dans laquelle sont nos sociétés contemporaines de faire la distinction entre les cas d'exceptions et les effets de modes pitoyables(voir l'actualité immédiate).
Et quand certains veulent jouer au papa et à la maman et que ceux qui prétendent vouloir nous "gouverner" ne sont pas loin de les suivre, il n'est pas besoin d'être fin psychologue pour comprendre que nos sociétés sont biens incapables de sortir de ... l'adolescence !
Entre les condamnations et le laxisme, il y a un... Univers.
Un iconographe en son désert

Girroy J.J (17/01/2010): Parmi ceux qui se disent chrétiens qui croient en Dieu et qui pratiquent sans polémiquer, c'est quand même lui qui a défini les règles à suivre dans le domaine de la sexualité et qui jugera en conséquence. S'il existe bien entendu ! car, au vu de ce qui se passe, ce sont les hommes qui définissent les règles, plus Dieu.
viral66 (20/02/2010): Si chacun peut avoir des tendances homosexuelles plus ou moins refoulées, est-il absolument nécessaire de passer à l'acte ? Pas mal de pulsions font bien de ne jamais être exprimées. A mon humble avis, je pense que la vie entre personnes de même sexe est d'une beaucoup plus grande facilitée qu'entre personnes de sexes différents. Les incompréhensions sont beaucoup moins nombreuses, et il est plus facile d'anticiper de ce que veut l'autre. Mais pour quelle féconditée ? Je pense que si il y avait un tabou sur l'homosexualité, c'est pour éviter la tentation de cette facilité. Et que si donc on a des pulsions homosexuelles, ce n'est pas ce qui rend incapable d'avoir une relation féconde avec une autre personne de sexe différent. Et ce n'est pas non plus parce que l'on est pas attiré par toutes les filles que l'on croise qu'il faut se définir comme homosexuel.
Olivier Collomb (08/05/2010): A) Reprenons le premeir chapitre lde l'epitre aux Romains. L'inversion des moeurs y est appréciée. peut-on, dans le christianisme, ignorer cette définition ou aller contre ?
B) L'hypertrophie de cette question de l'inversion des moeurs est explicable par son caractère capital. Il s'agit de faire plier le christianisme - et d'ailleurs aussi le judaïsme: qu'ils capitulent et se rallient à la morale commune, païenne. L'Anglicanisme s'est déjà soumis.
Aux premiers temps, le christianisme n'a pas accepté les moeurs courantes: " Tu ne séduiras pas de jeunes garçons" dans la Didachè (II, 2)

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