Une réalité massive incontournable
Il n’est guère un seul pays, avec l’Islam au pouvoir, qui n’ait ses victimes, ses martyrs chrétiens. Du Nigéria et de l’Algérie à l’Indonésie, du Pakistan, de l’Iran, l’Irak, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, et jusqu’en Erythrée, au Kirghizistan, aux Maldives… Bref, sur 54 pays officiellement recensés comme ne respectant pas les droits de l’homme quant à la liberté religieuse, 37 sont islamiques, soit plus des deux tiers [1] !
Ce ne sont plus des faits isolés, sporadiques, ponctuels. Ils ont lieu dans ces 37 pays où l’Islam est au pouvoir, même quand la charia n’est pas (encore ?) la loi fondamentale du pays, ce qui est souvent le cas. Et parfois, dans des pays où seule une zone est islamisée, comme au Nord-Nigéria.
Ne peut-on leur appliquer le mot célèbre de Soljenitsyne du temps où l’Empire soviétique couvrait un tiers du globe terrestre, et où l’on parlait du « communisme à visage humain » : « Je vous mets au défi de trouver un seul pays où le communisme est au pouvoir et qui respecte les droits de l’homme. »
C’est trop facile de dire qu’il ne s’agit que de faits divers ponctuels, dus à des groupuscules fondamentalistes, intégristes, extrémistes. C’est beaucoup trop massif et généralisé pour cela. Ce sont souvent des foules entières, toute une population locale, qui se met à battre, à brûler, à piller et tuer, comme on l’a vu en juillet à Gujrât (Pakistan). Et quand une pauvre fille chrétienne est violée [2], sinon lynchée, la police n’intervient pas (sauf battage médiatique international, et encore !).
Sans parler de l’hémorragie massive, et en croissance continue, des chrétiens de tous les pays du Proche et du Moyen Orient : ces chrétiens dont c’était la terre d’origine depuis près de 2000 ans, bien avant le raz de marée islamique – maintenant en diaspora pour sans doute toute leur existence. Et cela par centaines de milliers, si l’on chiffre les dernières décennies [3].
A-t-on le courage de se poser la question : mais à cause de quoi ? de qui ? Qui donc leur rend la vie intolérable à ce point ? Qui donc ne recule devant rien ? Cela ne s’apparente t-il pas — osons le mot — à l’épuration ethnique ? D’où vient cette recrudescence de haine et d’intolérance, alors qu’à travers les siècles, une co-existence généralement assez pacifique (sauf pogroms réguliers) avait pu être trouvée, et parfois une bonne entente entre voisins. Mais qui donc veut leur élimination pure et simple de ces pays ?
Le plus intolérable est que tout cela est fait explicitement « au nom d’Allah ». Combien de meurtres commis en criant « Allah o akbar ! (Dieu est grand) » comme pour le Père Andrea Santoro ? Quel visage de Dieu donnent-ils au monde ? De quoi le faire rejeter par toute la jeunesse non islamique du monde.
Autre conséquence dramatique : cette intolérance absolue suscite de telles réactions de peur — parfaitement justifiées, que le citoyen lambda d’un État de droit ou d’un pays essayant de respecter les droits de l’homme, risque de mettre tous les musulmans dans le même sac et du même coup, de se fermer à tout ce qu’un Islam ouvert et modéré dans ses grandes et belles valeurs peut nous apporter. (Avant tout le sens fort de cette Transcendance de Dieu, que nos chrétiens occidentaux ont tant perdu, perte qui les empêche de saisir l’inouï d’un Dieu zygote, et de s’en émerveiller.)
Beaucoup de braves et bons musulmans dits modérés, réprouvent sûrement cette violence. Ils s’en sentent humiliés [4], mais pas un n’ose l’exprimer publiquement, peur d’encourir une fatwa et de subir de terribles représailles. C’est de l’ordre du terrorisme.
Pourquoi donc, jamais, à ma connaissance, une parole de réprobation publique d’une quelconque autorité islamique (El’Azar, etc.) ? Encore moins de repentance… On ferait à des musulmans le dixième de ce qui est infligé à leur dhimmis de chrétiens, ce serait un tollé mondial, si ce n’est des bombes dans nos capitales…
Dans les gènes de l’Islam ?
Finalement, quoi qu’on en dise, cette christianophobie violente, agressive, déchaînée parfois, serait-elle quelque part inscrite dans les gènes de l’Islam ?
Voici plus de vingt-cinq ans, en 1983, dans mon gros ouvrage analysant la situation des différents terrains d’évangélisation (Monde d’orphelins, peuple de témoins), j’avais diagnostiqué que le monde de l’Islam prenait la relève de la persécution communiste. Hélas, je ne croyais pas si bien dire. Si seulement les faits avaient pu infirmer cette affirmation ! Ils n’ont fait que la confirmer, dans une mesure que je n’aurais pas imaginé !
Dans nos dialogues avec eux, leur posons-nous simplement la question : pourquoi vous qui avez un sens si aigu et une tradition si continue de l’hospitalité (une vraie leçon pour nous), tolérez-vous de telles discriminations à tous les échelons de la vie sociale, depuis — déjà — les enfants au primaire ?
Vous qui invoquez avec tant de fidélité le Très Miséricordieux, qui en faites même le Nom par excellence de Dieu, comment acceptez-vous des actes, des attitudes qui sont le contraire même de la Miséricorde ? À vos frères, qui, librement, ont suivi leur conscience et ont mis leur pas dans ceux de Jésus, pourquoi ne leur pardonnez vous pas ce « pire des crimes » ? Vous qui avez un sens si fort de la justice, pourquoi les condamnez-vous à mort, sans le moindre jugement, sinon des simulacres ? Vous qui avez un si bel amour de la famille (et que nous avons bien besoin de recevoir de vous), pourquoi consentez-vous à la vengeance sur les membres innocents de leur famille ?
Vous qui êtes heureux qu’on vous laisse construire toutes les mosquées que vous désirez, et à qui nous donnons même quelques unes de nos églises, pourquoi nos frères chrétiens ne peuvent avoir aucune église dans certains pays de votre « maison », et doivent-ils se cacher comme des criminels pour simplement prier, au risque d’être massacrés pour ce seul crime ? Dites-le nous simplement : que veux dire pour vous la Miséricorde ? Expliquons-nous !
Vous qui avez une telle crainte du jugement final du Très Haut, n’avez-vous pas peur d’avoir des comptes à rendre pour ces femmes violées, ces filles lynchées, ces moines décapités, ces jeunes battus à mort, pour le seul crime de croire en Dieu autrement que vous ?
Tous ces drames touchant leurs biens, leurs familles, leur chair, leur vie même, se vit chaque jour dans l’indifférence diplomatique, si ce n’est un négationnisme politique général dans le reste du monde. Ce semble un sujet tabou dans nos médias (peur de représailles ?), sauf quand l’affaire est trop spectaculaire et que des ONG (Amnesty, Human rights watch, etc.) tirent l’alarme. Et même alors, l’affaire est vite étouffée, oubliée.
Que le grand public de pays sécularisés ne s’en inquiète guère, cela s’explique, mais que nous, baptisés, nous nous taisions — alors qu’il s’agit de nos frères de chair et de sang, ceux du Christ — c’est proprement inadmissible.
Raphaël Delpart nous rappelle à l’ordre : « Rester silencieux, c’est accepter le crime comme une sorte de fatalité. Prenons garde que cette fatalité nous entraîne nous, à notre tour, vers l’effacement de nous-mêmes. Les chrétiens persécutés sont loin de notre regard pensons-nous, pour justifier notre inaction. Quelle erreur ! Ils vivent à deux heures à peine du lieu de notre confort » (op. cit., p. 254).
Nous ne pouvons plus jouer à la politique de l’autruche. Nous ne pourrons pas dire plus tard, sans mentir : « Nous ne savions pas. Personne ne nous en a parlé ! » Plusieurs livres récents tentent de réveiller notre apathie et notre insouciance [6]. Réussiront-ils ? Tous les catholiques devraient en avoir lu au moins un. Combien de pasteurs en parlent ?
Nous devrions tous pouvoir dire le mot d’Elie Wiesel : « Je ne lutte pas contre le mal, mais contre l’indifférence au mal. » Ou celui d’Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font du mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire. » Delpart lâche : « En France, les évêques sont muets. Leur silence renvoie à un autre silence, fort, sombre, de notre histoire… » (op. cit., p. 17), faisant allusion à la Seconde Guerre mondiale.
Mais il aurait pu évoquer le black-out total de l’épiscopat français sur la persécution communiste, pendant des années. Devant celle des nazis, quelques grandes voix de l’épiscopat français ont crié, au risque de leur vie, sauvant ainsi l’honneur de l’Église de France. Face à la persécution communiste, combien furent-ils à en avoir le courage, disons simplement le fair-play ?
Une conspiration du silence ? Inconscience ou lâcheté ?
Voici dix ans, j’ai réalisé une étude documentée sur cette « conspiration du silence » dans l’Église catholique en France, en ses instances officielles, face à la persécution communiste dans les pays d’Europe de l’Est (à notre porte !), comme en Asie [6].
Les conclusions sont accablantes, et honteuses pour nous. C’était un sujet tabou, car il ne fallait pas porter ombrage à la politique de la « main tendue » ou de l’Ostpolitik. Il a fallu Jean Paul II pour nous arracher, avec grand peine, à ce silence assourdissant (cf. son discours aux évêques de France, à Issy, lors de son premier voyage, et celui de Lourdes, le 15 août 1983).
Que je sache, pas une parole publique d’un évêque français pendant ces décennies, où s’écrivait le plus terrible des martyrologes de l’histoire de l’Église et de l’humanité. Sauf après les insurrections de Budapest et de Prague, puis les cris de Soljenitsyne. Car portés par la vague de réprobation unanime, des évêques (cardinaux Liérart, Feltin, et Gerlier) ont condamné énergiquement ces agressions, entraînés par Pie XII, avec sa brève encyclique parlant de « crime, de tyrannie et d’iniquité » (5 novembre 1956).
Tant de prêtres et d’évêques là -bas m’ont avoué leur douloureuse déception devant cette cruelle (apparente) indifférence, et leur stupeur scandalisée devant nos flirts avec le parti même qui les torturait en prison, ou les expédiait au goulag. Pas un évêque de chez nous n’a encore eu le courage de leur demander un pardon public [7]. Aussi, la morsure n’est-elle pas encore cicatrisée.
Le seul qui l’ait fait courageusement : le cardinal Schönborn lors du Synode sur l’Europe en 1999, ovationné par les évêques de l’Est. Pourtant, au contraire de la France, l’Église en Autriche, y était très sensible et s’est dépensée sans compter pour soutenir leurs frères persécutés, à leurs frontières.
Eh bien ! j’ose poser la question politiquement, ecclésialement très incorrecte : ne recommençons-nous pas, avec la persécution islamique ? Par lâcheté, par peur de représailles, par crainte des réactions, par timidité devant l’opinion publique, que sais-je ? Le fait est là : on se tait.
Voici quatre ans, un document de la Conférence épiscopale, remarquable par ailleurs, validé par l’Assemblée plénière à Lourdes, abordait tous les aspects du dialogue. Je n’y ai pas trouvé une allusion à cette violence islamique anti-chrétienne. Sans même parler de la question de la réciprocité par rapport aux lieux de culte, ces millions de chrétiens, entre autres libanais et philippins en Arabie Saoudite, ne pouvant disposer d’aucune chapelle, les rarissimes prêtres célébrant en totale clandestinité à leurs risques et périls [8].
Il ne faudrait pas que dans dix ans, lorsque tous les faits éclateront au grand jour, ces frères qui donnent leur vie plutôt que de renier leur foi, nous reprochent à leur tour notre indifférence coupable, notre lâcheté, osons le mot : notre couardise.
Je voudrais éviter à l’Église de France, cette tache sur son Visage d’épouse du Christ.
Que peut donner un dialogue d’intellectuels — ne représentant souvent qu’eux-mêmes, du côté musulman — sans ce minimum de clarté, d’honnêteté, de vérité ? Cette vérité dont Benoît XVI ne cesse de nous dire qu’elle est inséparable de la Charité : caritas con-gaudet veritati. Occulter la vérité, c’est renier la charité [9].
Je pense à Robert Redeker, professeur de philosophie à Toulouse obligé de se cacher parce qu’a été lancée contre lui une fatwa, le menaçant de mort. Cela en France ! Pourquoi ? Simplement parce qu’il a osé avouer dans une tribune du Figaro (le 17/7/06) que finalement, il préférait le christianisme à l’Islam. Stupéfiant : personne, ou si peu, qui ait osé prendre sa défense ! Comment cela n’a-t-il pas suscité un tollé général ? Comment dans le pays dit des droits de l’homme, qui tient à la liberté de pensée, d’expression et de presse, comme à la prunelle de ses yeux, peut-on laisser un tel terrorisme nous paralyser ? J’en tremble pour demain.
Vais-je aussi être la cible d’une fatwa, parce que j’ose dire en public que je préfère Jésus à un prophète qui, aussi grand soit-il par ailleurs, a finalement ordonné des massacres. Et que je préfère l’Église et son exigence de pardon et de respect de la liberté de la femme dans le mariage, à une religion qui ordonne la lapidation des adultères (femmes, bien entendu, jamais les hommes) Pour avoir osé l’insinuer délicatement à des jeunes musulmans, le Père Andréa Santoro a été tué [10]. Pendant des siècles, l’Église s’est battue pour protéger et promouvoir la liberté de la femme, particulièrement quant au mariage, vu comme une condition sine qua non de validité (un de mes oncles en a payé le prix du sang). Comment au moins ne pas soulever la question de son statut en terre d’Islam [11] ? Par ailleurs, y aurait-il un rapprochement à faire entre les visages que voile la burqa, et ces visages (pas d’autres parties du corps), défigurés par l’acide lancé par leurs maris ou leurs pères, presque pour des bagatelles, au Pakistan. Des centaines recensées chaque année, mais vu la terreur d’en parler, sans doute bien davantage.
Ou parce que je donne en exemple mon ami Maroun (18 ans) qui, lorsqu’on lui ordonne de marcher et de cracher sur une croix en disant : « Jésus n’est qu’un prophète », a pris la croix dans ses mains : « Tu es mon Dieu ! » Tué sur le champ. Cela à trois heures de vol de Paris, en 1983.
Une urgence : pour nous stimuler, offrir nos martyrs en exemple
À ce propos, que faisons-nous pour faire connaître au peuple qui nous est confié, ces admirables exemples de baptisés (encore une fois de toutes dénominations chrétiennes) préférant les pires tortures, souvent jusqu’à ce que mort s’en suive, au mieux la prison à perpétuité, si ce n’est l’exil, ainsi que toutes les représailles sur leur famille, tout cela plutôt que de renier leur Seigneur Jésus.
Comment, sans hypocrisie, fêter liturgiquement nos grands martyrs d’hier, ignorant sciemment ceux d’aujourd’hui — nos propres contemporains – alors que leurs souffrances, courage et amour, sont bien dignes de leurs prédécesseurs sur ce chemin de Golgotha [12].
Combien d’évêques et de prêtres les offrent en exemple, pour stimuler, tonifier notre foi chancelante. Alors qu’il n’y a rien de tel pour nous arracher à notre coma spirituel, ou simplement ouvrir nos yeux au « paupières lourdes » (titre d’un ouvrage traitant du silence face à l’oppression soviétique).
Pourquoi faut-il que nos frères des Églises évangéliques soient bien plus sensibles à ce drame vécu par nos propres frères? N’ont-il donc pas la priorité : « Tant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien à l’égard de tous, et surtout de nos frères dans la foi » (Gal 6,10)
Si l’on évoque le témoignage de ces frères dans la Foi, il va de soi qu’il faut préciser immédiatement que l’ensemble des musulmans en sont innocents, et même réprouveraient cette violence, s’ils en avaient connaissance. Préciser surtout que notre pardon est accordé aux meurtriers, comme les victimes au Ciel — car ce sont de véritables martyrs, au sens strict du terme — le demandent au Seigneur ?
Je me pose souvent cette question : si pendant le dernier demi-siècle, nos pasteurs avaient fait connaître à leur peuple les témoignages bouleversants des nombreux et héroïques martyrs du Christ, leurs contemporains et « compatriotes » européens, la ferveur de nos baptisés n’aurait-elle pas été stimulée, et peut-être ralenti l’effondrement (collapse) si rapide de la Foi en France ? Et plus particulièrement si on avait fait connaître l’héroïsme des pasteurs des courageuses Églises gréco-catholiques préférant prison, tortures et même meurtre plutôt que de se détacher de Rome, de renier Pierre, est-ce qu’une partie de notre clergé et de la soi-disant intelligentsia catholique française auraient osé leurs critiques acerbes du pape, avec leur complexe anti-romain primaire ? Peut-être auraient-ils fini par comprendre que leur arrogance vis-à -vis de Pierre était la pire des gifles infligée à leurs propres frères catholiques versant leur sang pour leur seule fidélité au pape. Peut-être…
Aujourd’hui encore, quand un martyr du communisme est béatifié (les Stépinac, Apor, les martyrs d’Ukraine, latins et byzantins, Jerzy Popielusszko, etc.), c’est encore un quasi silence d’indifférence chez nous. Alors que ce serait l’occasion de faire briller ces scintillantes étoiles, dans cette ténébreuse période de notre histoire. Et quand les Midzenty, Popieluszko, Ghyka, Hossu, Todea, ceux d’Albanie le seront bientôt, les ferons-nous connaître et aimer ?
Je dis tout cela pour éviter de récidiver. Pour conscientiser notre peuple sur cette tragédie atteignant le cœur même de notre Église. En ce moment même. Oui, en notre propre génération. La béatification d’un Andrea Santoro, de Mgr Claverie et des sept moines de Tibhirine, ouvrira t-elle enfin nos lèvres et d’abord nos yeux ?
Ou faudra t-il encore des victimes par centaines, pour que nos « paupière lourdes « se lèvent enfin — enfin — sur la réalité, sur l’actualité, sur la vérité, que nous tâchons de contourner, si ce n’est d’évacuer ?
* Par convention, le mot Islam avec un I majuscule ne désigne pas la religion, mais la société et le système culturel issus de la religion (Ndlr).
[ ] Pas un mois ne se passe sans que j’en reçoive des news accablants (via AEM, AED, Portes Ouvertes, etc.)
[2] « Le viol dans les pays où l’Islam est la religion d’État, n’est pas considéré comme un délit. En certains pays, le viol de chrétiennes est aussi une façon d’amener des femmes vers l’Islam : une femme violée par un musulman est souvent contrainte, ensuite, de se marier avec un musulman qui lui rappellera toute sa vie qu’elle fut une femme sale. » Raphaël Delpart, La Persécution des chrétiens aujourd’hui dans le monde, Lafon, 2009, p 48-53). En ces cas, les violeurs sont toujours acquittés, les victimes ou ceux qui tentent de les défendre, sont condamnés.
[3] Voir Annie Laurent, Les Chrétiens d’Orient vont-ils disparaître ? (Salvator, 2008) ; S. de Courtois, Le Génocide oublié (Ellipse, 2002), Catherine Dupeyron, Chrétiens en Terre Sainte, disparition ou mutation ? (Albin Michel, 2007) ; J. Yacoub, Les Chrétiens d’Orient entre Jihad et dhimmitude (Godefroy, 2007), Magdi Zaki, Dhimmitude ou l’Oppression des chrétiens d’Egypte (L’Harmattan, 2008) et l’étude très fouillée de J.-P. Valognes (qui fût Consul de France à Jérusalem), Vie et Mort des chrétiens d’Orient (Fayard, 1994).
[4] Le cas d’une de mes grandes amies musulmanes.
[5] Raphaël Delpart (se disant athée), op. cit. Les trois quarts de cette enquête concerne les pays islamiques ? Voir aussi René Guitton, Ces chrétiens qu’on assassine (Flammarion, 2009, où 16 chapitres sur 22 concernent l’Islam) ; Thomas Grimaux, Le Livre noir des nouvelles persécutions chrétiennes (Faure, 2007) et Persécutions chrétiennes dans le monde (AED, 2005).
[6] Voir Philippe Chenaux, L’Église catholique en Europe (Cerf, 2009). Et déjà : Jean Bourdarias, Les Évêques de France et le Marxisme, histoire d’une connivence (Fayard, 1991).
[7] Le cardinal Decourtray avait eu le courage de parler de « connivences » avec le Parti communiste, ce qui avait suscité un tel tollé qu’il avait dû se rétracter.
[8] SI ce n’est aux cimetières, comme au Kirghizistan où d’un côté, l’administration refuse qu’un non-musulman soit enterré au cimetière et de l’autre, les imams lancent des fatwa contre toute personne qui louerait une parcelle pour les enterrer ! (cf. Delpart, op. cit., p. 247).
[9] Au colloque de S. Egidio à Cracovie en septembre 2009, le recteur de l’université El’Azar du Caire accusait agressivement les pays européens de discrimination par rapport aux musulmans. Lui a-t-on aimablement signalé celle à l’égard des chrétiens dans son propre pays ?
[10] Voir son admirable dernière lettre in Lettres de Turquie (Sarment-Jubilé, 2008).
[11] L’assemblée nationale algérienne a adopté en 1984, un code de la famille qui réduit les femmes au rang de personne mineures, donne aux hommes le droit d’interdire à leurs épouses de travailler en dehors de la maison, la possibilité en dehors de la maison, la possibilité de divorcer sur simple demande, le pouvoir d’empêcher leurs filles de se marier sans l’accord paternel. Cf. Henri Quinson, Moine des cités (Nouvelle Cité, 2009), p. 155.
[12] Je pense à ces héroïques professions de foi, lors de parodies de procès au risque et parfois au prix de la mort. Des credo signés de leur sang.
Photo : Sébastien de Courtois, Ictusvoyages.com
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Commentaires (55)
Je constate que l'article n'est pas signé... J'aurais aimé savoir qui est l'auteur!
(Inutile de publier ce commentaire si vous complétez l'article par le nom de l'auteur).
L'auteur ne répond pas non plus vraiment à la question : l'oppression du non-muslman est-il dans les gènes de l'islam, et donc plus précisément du Coran ?
De même, le mot "miséricordieux" a-t-il vraiment le même sens pour un musulman que pour un chrétien ? Les mots peuvent être piégeux, surtout lorsqu'il s'agit de philosophie ou de théologie, d'autant plus lorsqu'il s'agit d'une traduction.
Nous ne pouvons nous empêcher de rapprocher ce silence de l'Eglise de France sur ce sujet de celui à propos de la bioéthique depuis le rapport Léonetti.
Il est regrettable qu'il ne réponde pas à la question "est-ce dans les gênes de l'islam ?".
Ceci-dit répondre à cette question en quelques lignes est ambitieux, et il vaut mieux être prudent plutôt que d'accuser sans preuve.
Je suis tout de même d'avis qu'il y a un lien: l'Islam est une religion intrinsèquement antichrétienne (elle nie le verbe incarné, prétend que les évangiles sont falsifiés...) et fondé par un prophète violent.
Il ne nous reste plus qu'à aller au devant des musulmans et leur annoncer le Christ. En effet le magnifique colloque des bernardins m'a fait comprendre une chose: l'islam est en situation de faiblesse, car elle contraint ses fidèles à y rester par la force (il faut savoir par exemple que la pratique du ramadan est contrôlée par des barbus qui entrent inopinément dans les appartements. Que des menaces graduelles menacent les femmes qui ne voilent pas, allant jusqu'à menacer les enfants. Tout cela, en France bien sûr). Encore un peu de temps, et la baudruche éclatera si nous sommes témoins du Christ.
l'article est signé en haut page, juste au-dessous du titre.
Il s'agit du P. Daniel-Ange.
Vous vous demandez, sans y répondre, : dans les gênes de l'Islam ? Je vous renvoie au chapitre 3 du recueil d'articles "Vivre avec l'Islam", compilé par A. Laurent en 1996 chez Saint-Paul. Ce chapitre est intitulé : "Violence et sacré dans le Coran".
Mais peut-on dire que l'Eglise fait silence sur la violence dans l'islam après le discours de Ratisbonne du Pape Benoît XVI ?
Le Père Daniel-Ange, prophète d'autant plus juste qu'il n'oublie jamais la charité, veut exonérer les "bons" musulsmans "modérés" de toute responsabilité dans les faits de violence commis contre des chrétiens. Mais il n'y a pas un islam modéré et un islam fanatique. Il y a seulement une cité de l'islam qui, parfois, tolère en son sein des communautés non musulmanes toujours menacées d'extinction ou d'expulsion, puisque la liberté religieuse est un concept inconnu en islam (tout homme naît musulman).
La théologie islamique fournit-elle les moyens de dénoncer la violence contre les non-musulmans ? Je n'ai pas l'impression. Car il y faudrait le concept éminemment chrétien de commune dignité de la personne, quelle qu'elle soit.
Et la cité de l'islam peut-elle se réformer "en dépit de l'islam" ? L'exemple de l'Iran, où une société civile très moderne est en pleine rébellion contre le régime dit des mollahs, montre à quel point c'est difficile.
Pourquoi le silence ? Il est parfois difficile de mettre de grands malades devant la vérité de leur état. Or, le monde islamique est un monde en crise, du Maghreb à l'Indonésie. Les chrétiens qui s'y trouvent sont les victimes collatérales de cette crise, mais les principales victimes sont en fait les musulmans eux-mêmes. De ce point de vue, la comparaison entre le monde communiste et le monde islamique n'est pas opérante: plus personne ou presque ne "croyait" au communisme en URSS sous Brejnev ; et la dissidence avait puisé dans le christianisme ou la revendication des droits de l'homme (3me corbeille des accords d'Helsinki sur laquelle le Saint-Siège avait particulièrement veillé) les moyens d'une résistance intellectuelle et morale. Alors qu'il est structurellement impossible à un musulman de penser la cité de l'islam en dehors des concepts que lui fournit la pensée islamique. Sinon, il lui faudrait avoir recours aux concepts de la raison occidentale dont les musulmans savent mieux que nous qu'ils sont tous enracinés dans le christianisme,à commencer par les droits de l'homme (discours de Jean-Paul II à la cour européenne des droits de l'homme, octobre 1988)...En Islam aucune déconnexion n'est possible entre religion et politique: aucune laïcité n'est envisageable...Cet enfermement est la vraie violence infligée à l'homme par l'islam. A la "dignitatis humanae" telle que l'a définie le concile Vatican II.
Nous voici donc écartelés entre l'impossibilité de céder quoi que ce soit à l'islam sur le terrain de la foi et de la raison (car ce serait abandonner les musulmans à l'islam, ce à quoi l'Eglise, "Lumen gentium", ne renoncera jamais sauf à trahir sa mission) et l'impérieuse nécessité de tout espérer dans la relation personnelle avec l'homme qui est musulman, "en dépit de l'islam" : "Si nous prenons les hommes comme ils sont, nous les enfonçons dans ce qu'ils ont de mauvaix ; mais si nous les prenons comme ils devraient être, nous les aidons à devenir ce qu'ils peuvent être". Citation du père Abd-El-Jalil, inspirée de Goethe, reprise dans le beau livre du père Jacques Jomier o.p. auquel il est toujours bon de revenir : "Pour connaître l'islam".
Incroyable actualité du message du Père Charles de Foucauld qui éclaire le chemin de croix des chrétiens en islam, si peu nombreux, mais dont la présence, "ostie vivante" au coeur de l'islam, est si importante pour le salut de tous les hommes, musulmans compris, par le Christ et par lui seul.
Bonne nouvelle : le procès de béatification qui était suspendu depuis plusieurs années a repris.
Prions l'Esprit Saint d'éclairer notre hiérarchie gallico-catholique, ainsi que tous les hommes politiques du monde occidental.
Continuez Père, vous êtes animé par le souffle de l'Esprit. j'ai conservé, très fraiche, dans ma mémoire cette allocution aux jeunes à Paray le Monial où vous aviez demandé pardon, au nom de tout vos frères prêtres pour toutes ces blessures intimes et inavouables infligées à trop de jeunes. Vous avez eu le courage de le dire et de le faire avant que l'on ne découvre depuis avec stupeur les conspirations du silence américaines ou irlandaises. Dieu soit loué, nos papes réagissent avec vigueur.
Pour ce qui concerne l'Islam, je me suis toujours demandé pourquoi dans "mémoire et identité", le saint Père faisait allusion au nazisme et au communisme comme maux pour l'humanité, s'interrogeait sur la durée différente de ces deux phénomènes, et ne disait pas un mot sur l'islamisme..
Merci encore Père!
J'ai vécu en Arabie saoudite pendant 10 ans , ma conclusion est celle-ci : je respecte la foi des braves gens mais on ne peut comprendre les musulmans que si : on lit le coran , et si on sait qu'ils le prennent au pied de la lettre. Je me demande si nos évêques l'ont lu : jamais le mot AMOUR n'y est écrit , le pardon est considéré comme une faiblesse, etc... on voit bien que c'est un texte fait pour et par les hommes , et non par Dieu.
Les musulmans ne respectent que la force ,la richesse, car cela prouve que l'on est soutenu par Dieu, qui nous récompense.
J'ai lu cet article avec beaucoup d'attention , cependant j'ai été étonnée par le grande nombre d'affirmations et le manque de précisions.
Vous dites 37 pays islamiques mais où les prenez vous? un pays islamique
par définition est celui qui applique la charia et se prénome comme "République islamique". Aujourd'hui il existe seulement 4 pays qui sont dans cette configuration, bien loin des 37 annoncés..
Vous citez l'algérie, l'irak, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, est ce des démocraties ? bien sur que non . le peuple ne représente pas les gouvernements. et les droits de l'homme ne sont pas respectés pour l'ensemble de la population.
L'algérie effectivement a tuer les moines de tibérine mais on a pu constater dans différents articles qui ont été publiés ces dernier mois que c'était le gouvernement algérien qui était responsable de cet acte pendant la guerre civile pour faire des pressions sur la France. Donc rien a voir avec l'islam. De plus de nombreuses églises existent aujourd'hui en algérie (Oran, Alger etc..) et n'oublions pas qu'il y a très peu de pratiquants.
L'Irak est un pays en guerre, les américains devaient les libérer non ??? Des actes horribles arrivent tous les jours, des musulmans , des chrétiens meurent mais pas seulement au nom de la religion mais plus tot au nom du profit et du pétrole.
Effectivement dans certains pays malheuresement des actes sont commis mais cela n'est pas une majorité. De plus de grands imam notamment l'imam KHADAWI a condamné les actes terrifiants commis aux maldives.
L'islam n'est pas une religion de massacre ou de terreur et le prophète Mahomet n'est pas un terroriste, relisez les textes, dans toutes religions il y a eu des guerres, vous n'êtes pas sans savoir que nos pères ont fait les croisades: pas très joli, joli quand même.
J'aurai aimer que dans votre article, vous parliez de la Syrie qui n'est pas une démocratie mais qui est laique et qui considère les chrétiens représentant(9%) de la population totale comme des citoyens commes les autres, en leur assurant des tribunaux chrétiens, en incluant les jours fériés chrétiens, en construisant des églises. Quel bel exemple de vie en communautés, chrétiens et musulmans. Le liban, la jordanie sont également comme cela.
Et puis je ne comprends pas pourquoi vous n'avez pas parlé : d'Israel? Béthlem est assiégée, opprimée, occupée par les israéliens, cette ville ou est né le Christ, berceau de la religion chrétienne : La Palestine.Tous les jours les chrétiens et musulmans sont humiliés au cheik point, écouter Le patriarche latin de Jérusalem, S.B. Michel Sabbah, c'est très parlant ou bien Monseigneur Attalah, ces deux réprésentant de l'église qui s'allient avec les musulmans pour survivrent.
Israel est pourtant une république démocratique qui ne respecte ni les droits de l'homme (gaza 2009) ni les libertés religieuses, ni les résolutions de l'ONU.
Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il y ait des musulmas qui utilisent l'islam a des fins personnelles seulement ce n'est pas la majorité et dans chaque religion il existe ce type d'intégrisme : les orthodoxes juif; les lefrevristes, les radicuax musulmans.
Mais nous devons pas être éblouis et ne retenir que cette minorité, car nous serions dans l'erreur.
En publiant des articles vou avez une grande responsabilité alors je vous demande d'être précis dans vos propos et de faire preuves d'objectivité. Nous pouvons avoir des avis divergents cela fait la richesse des débats mais n'oublions pas les faits. Merci
Pourquoi toujours parler des Croisades qui n'étaient qu'une réponse aux invasions des musulmans (en Espagne il s'agissait bien de re-conquista).
Sourate de la table servie : 82. [...]. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent: ‹Nous sommes chrétiens.› C'est qu'il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu'ils ne s'enflent pas d'orgueil.
Sourate "La Vache"
[62] Certes, ceux qui ont cru, ceux qui ont adopté le judaïsme, les chrétiens, les sabéens, quiconque parmi eux a cru en Dieu, au Jugement dernier et a pratiqué le bien trouvera sa récompense auprès de son Seigneur et ne ressentira ni crainte ni chagrin.
[136] Dites : «Nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et aux Tribus ; à ce qui a été donné à Moïse et à Jésus ; à ce qui a été révélé aux prophètes par leur Seigneur, sans établir entre eux aucune différence. Et c’est à Dieu que nous sommes entièrement soumis.»
Et devant la sinistre haine que certains essayent de semer entre les peuples, et les tentatives sournoises qu'ils tentent depuis des années pour faire en particulier naître une guerre sans mercie entre les chrétiens et les musulmans, il est de notre devoir de se demander à qui servirait de mettre de l'huile sur le feu? Et qui serait heureux de voir plus de 3 milliards d'humains s'entretuer avec des armes achetées au marché des armes? Le devoir de tout croyant est de s'opposer à ce plan démoniaque et je finis par ces versets du coran puisse cela rappeler certains à leurs devoirs devant Dieu et s'éviter le châtiment divin en évitant de souffler dans les braises de la sédition :
« Dis à Mes serviteurs de tenir le langage le plus doux car le Diable plante les aiguillons de la haine entre eux. Le Diable sera toujours pour l’Homme un ennemi évident » Coran: Verset 53, Sourate 17
« Aidez vous les uns les autres à l’accomplissement du bien et de la piété et ne vous entraidez pas à commettre le péché et l’agression » Coran: Verset 2, Sourate 5 .
Assalamou 3alaykoum "Que la paix soit sur vous".
Les Croisades sont un exemple historique de l'intolérance chrétienne anti-Islam? Admettons... Nonobstant qu'ayant eu lieu il y a neuf siècles, l'exemple commence à dater... Et que les chrétiens de l'époque se sentaient (sans doute à tort, mais bon...) en état de légitime défense face à un Islam qui, tout de même, rappelons-le, avait conquis par la violence tout le Proche-Orient, l'Afrique du Nord et (à l'époque) l'Espagne et le sud de l'Italie, toutes contrées jusque là chrétiennes...
La colonisation? Admettons là encore, mais il s'agit là du fait de puissances occidentales déjà largement laïcisées, sécularisées... Aucun motif chrétien là -dedans.
Ce qui compte, c'est que ces exemples sont anciens. L'article parle, lui, de persécutions ayant lieu MAINTENANT! A notre belle époque de tolérance et de progrès... Quant à cette loi anti-musulmane, soi-disant, sur le port du voile, outre qu'elle s'applique à toutes les religions, interdisant aussi le port de la kipa ou de croix trop voyantes (ça veut dire quoi au juste, d'ailleurs???), si vous équivalez cela au viol ou au défigurement de jeunes filles parce qu'elles osent être chrétiennes, il y a comme un problème...
Désolé, il n'y a qu'un diagnostic honnête: l'Islam est, de nos jours en tout cas (n'étant pas un spécialiste, je préfère ne pas rentrer dans le débat sur les gênes violents ou pas de l'Islam), nonobstant l'immense majorité de musulmans modérés et pacifiques, une religion de violence, de haine et d'oppression.
Malheureusement vous ne pointez pas du doigt les causes profondes de ce déséquilibre dans ce "dialogue"; je n'en citerai que deux :
•La conférence de Seelisberg en 1947
•Vatican II et Nostra Ætate
Il ne faut pas aller chercher bien loin !
En réalité nous en sommes au même point depuis Doctrina Iacobi nuper baptizati, où l'un des intervenants se demandait "est-ce qu'un prophète vient avec des charriots et des épées"  en parlant du Faux-Prophète ...Â
En réalité, l'on comprend bien qu'il n'y a pas de dialogue possible juste une coexistence pacifique.
Pour qu'il y ait un dialogue il faut de toute façon des interlocuteurs or il n'y a et il n'y aura jamais aucune personne ayant l'autorité pour parler au nom de l'islam dans son ensemble .
Nous avons tout contre nous les médias, les élites ,les politiques toujours prêts à falsifier l'histoire.Â
Ainsi le reproche des croisades alors que la raison principale était de protéger le chemin du  pèlerinage où des chrétiens s'étaient faits massacrés, leurs femmes mises en esclavage. On peu penser aussi aux deux poids deux mesures, une profanation d'église ou de cimetière catholique ne fera même pas l'objet d'un entrefilet dans les journaux, comme en témoigne l'affaire de l'église de Morangis ...
http://evry.catholique.fr/Cette-fois-il-faut-arreter
Il faut retourner à une situation d'avant Vatican II, de réaffirmer qu'hors de l'Église point de salut, réfuter le relativisme religieux...
Est-il normal qu'un rabbin aille prêcher une conférence de Carême dans la cathédrale  Notre-Dame de Paris ?
La réalité est que Vatican II a été une détonation bien plus grande et plus létale que tous les coups portés par les ennemis déclarés de l'Église.
Il faut désormais le reconnaître, ce que l'on nomme les traditionalistes avaient raison. Nous devons désormais nous accommoder avec l'islam et ce problème ira croissant au regard des projections de l'expansion de ce culte en Europe. Tout ce que vous avez si justement noté dans ces pays lointains est en train de se réaliser ici même et cela va malheureusement et sans mauvais jeu de mot croissant.
Nous ne pouvons dialoguer qu'avec des personnes reconnaissant le Christ tout en prônant à l'égard des autres cultes la tolérance.
Mais il n'y a pas que l'église qui doit se ressaisir mais aussi et surtout les laïques catholiques  si nous ne voulons pas que nos enfants aient le statut de dhimmis voir pire soient convertis de force.
En ce sens et je m'en excuse, la réaction de Rome face à la question des minarets m'a vraiment troublé. Pour illustrer un peu plus la situation, il faut savoir que les catholiques de France à leur insu consomme de la viande abattue selon un abattage rituel : http://www.ripostelaique.com/Nous-mangeons-tous-hallal-ou.html
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc - Chapitre 7 verset 15 " Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur. »
Il nous faut une réaction ferme raisonnée et rapide sinon dans 30 ans le catholicisme sera une minorité religieuse, là même où il s'était développé et épanoui.
Â
Le dialogue, qui n'est jamais inutile, suppose au minimum un préalable : une condamnation ferme et publique, par les musulmans de chez nous, des persécutions subies par les chrétiens en pays d'Islam.
Sinon, ce dialogue est au mieux de la naïveté, au pire de la complicité.
Et en appeler toujours aux croisades pour justifier ces exactions et culpabiliser les occidentaux, comme le fait Ali, est de la manipulation pure et simple.
L'on peut débattre des croisades, mais il faudra y associer toute le conquête musulmane de l'Afrique du nord et du moyen orient, et l'éradication de toute présence chrétienne dans ces pays.
En attendant, nous vivons aujourd'hui et pas huit siècles en arrière, et les persécutions continuent contre les chrétiens, y compris chez nous.
Il n'y a qu'à voir comment sont victimes de persécutions les intellectuels, y compris musulmans, qui osent exprimer une opinion courageuse, voire simplement nuancée, sur la question.
Mais bien sûr, ne nous lassons pas de le redire, voir l'Islam tel qu'il est n'implique aucun jugement des personnes qui le subissent, le plus souvent dans la peur, et qui le vivent certainement pour la plupart dans la sincérité.
L'époque est terrible !
et le piège du dialogue avec l'islam se répand chez les meilleurs.
Je recommande la lecture dans le N° 106 de la revue Catholica de l'article de Madame Marie-Thérèse Urvoy, "Le dialogue islamo-chrétien : du principe à la réalité". Tout y est dit. Madame Urvoy est professeur d'islamologie aux Facultés de Toulouse, y compris à la Catho, de réputation internationale elle rend compte de la situation avec un ensemble d'informations complètement inconnus des partisans de ce dialogue. Avec son mari islamologue également, elle a écrit un ouvrage absolument indispensable pour ceux qui veulent en savoir plus : " Abécédaire du christianisme et de l'islam. Précis de notions théologiques comparées" Editions de Paris Versailles 2008.
Il n'évoque pas d'autres évènements historiques que sont les conquêtes musulmanes en terres chrétiennes d'Afrique, d'Asie et d'Europe, avec leur lot de violences, les conversions forcées, les razzias sur le bassin méditerranéen et l'enlèvement des femmes, les lois anti-chrétiennes actuelles... Il est possible, pour chaque point, de donner un contre point. Cette approche ne fera pas progresser un dialogue en vérité.
Mais, plutôt que de relire l'histoire avec notre perception actuelle, ce qui est une approche historiquement hasardeuse, regardons ce qui se passe aujourd'hui.
Je ne pense pas prendre grand risque en affirmant que l'on ne peut trouver aucun cas, actuellement, en Europe, de musulman mis à mort pour avoir proclamé sa foi. Les agences de presse internationales ne rapportent pas non plus de faits de cette nature ailleurs dans le monde.
Par contre, les exemples cités dans l'article ci-dessus ne sont que quelques-uns parmi des milliers de nos frères chrétiens qui ont martyrisés aujourd'hui pour leur foi, dans leur pays, en Afrique, en Asie, voire en Europe, en référence à l'islam.
Je serai heureux d'apprendre que les autorités religieuses islamiques officielles des pays concernés condamnent publiquement chacun de ces actes. Que la démontration en soit faite.
Sourate de la table servie : 82. [...]. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent: ‹Nous sommes chrétiens.› C’est qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil.
Sourate « La Vache »
[62] Certes, ceux qui ont cru, ceux qui ont adopté le judaïsme, les chrétiens, les sabéens, quiconque parmi eux a cru en Dieu, au Jugement dernier et a pratiqué le bien trouvera sa récompense auprès de son Seigneur et ne ressentira ni crainte ni chagrin.
[136] Dites : «Nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et aux Tribus ; à ce qui a été donné à Moïse et à Jésus ; à ce qui a été révélé aux prophètes par leur Seigneur, sans établir entre eux aucune différence. Et c’est à Dieu que nous sommes entièrement soumis.»
Et devant la sinistre haine que certains essayent de semer entre les peuples, et les tentatives sournoises qu’ils tentent depuis des années pour faire en particulier naître une guerre sans mercie entre les chrétiens et les musulmans, il est de notre devoir de se demander à qui servirait de mettre de l’huile sur le feu? Et qui serait heureux de voir plus de 3 milliards d’humains s’entretuer avec des armes achetées au marché des armes? Le devoir de tout croyant est de s’opposer à ce plan démoniaque et je finis par ces versets du coran puisse cela rappeler certains à leurs devoirs devant Dieu et s’éviter le châtiment divin en évitant de souffler dans les braises de la sédition :
« Dis à Mes serviteurs de tenir le langage le plus doux car le Diable plante les aiguillons de la haine entre eux. Le Diable sera toujours pour l’Homme un ennemi évident » Coran: Verset 53, Sourate 17
« Aidez vous les uns les autres à l’accomplissement du bien et de la piété et ne vous entraidez pas à commettre le péché et l’agression » Coran: Verset 2, Sourate 5 .
Assalamou 3alaykoum « Que la paix soit sur vous ».
L’Islam porte dans ses gènes la fraternité envers les chrétiens et envers tous les gens qui croient en Dieu. Voici ce que dit le coran :
Sourate de la table servie : 82. [...]. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent: ‹Nous sommes chrétiens.› C’est qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil.
Votre citation, qu'on retrouve très curieusement dans le Talmud, vient de Sourate 5, dans le contexte du meurtre de Caïn et Abel, et s'adresse aux "enfants d'Israël" :
32. C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël [note : les musulmans se verraient-ils aussi comme "Enfants d'Israël" ?] que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà , qu'en dépit de cela, beaucoup d'entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre.
33. La récompense de ceux qui font la guerre contre Dieu et Son messager, et qui s'efforcent de semer la corruption sur la terre, c'est qu'ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l'ignominie ici-bas; et dans l'au-delà , il y aura pour eux un énorme châtiment,
34. excepté ceux qui se sont repentis avant de tomber en votre pouvoir : sachez qu'alors, Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Quant à savoir précisément ce qu'est "semer la corruption", j'imagine que c'est laissé à l'appréciation du mollah.
On pourrait aussi dans notre élan citer sourate 2 :
190. Combattez dans le sentier de Dieu ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Dieu n'aime pas les transgresseurs !
191. Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d'où ils vous ont chassés : l'association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu'ils ne vous y aient combattus. S'ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants.
193. Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S'ils cessent, donc plus d'hostilités, sauf contre les injustes.
Et sourate 9 :
29. Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce que Dieu et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains, après s'être humiliés.
30. Les Juifs disent : "Uzayr est fils de Dieu" et les Chrétiens disent : "Le Christ est fils de Dieu". Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Que Dieu les anéantisse ! Comment s'écartent-ils (de la vérité) ?
Y aurait-il un peu de ménage à faire dans le Coran ? Ah mais impossible, sourate 18 :
27. Et récite ce qui t'a été révélé du Livre de ton Seigneur. Nul ne peut changer Ses paroles. Et tu ne trouvera, en dehors de Lui, aucun refuge.
Avouons simplement qu'il n'est pas aisé de dialoguer avec une religion qui ne cherche qu'à vous éradiquer. L'islamisme à ses gènes dans l'islam et dans le Coran directement. Les djihads d'hier et d'aujourd'hui se réfèrent aux mêmes sourates.
Quel bonheur de vous lire! J'ai envie de dire: enfin! Il est grand temps que l'Eglise ouvre les yeux et cesse son angélisme. Il faut en finir avec ces reculades sous prétexte de ne pas choquer l'autre ou de respecter ses convictions: les musulmans comprennent très bien quand un chrétien affirme haut et fort ses valeurs, car il ne fait que faire comme eux!
Cessons aussi les rapprochements abusifs et faux entre le christianisme et l'islam. Je n'ai que trop entendu des hommes d'église dire qu'après tout, nous, chrétiens, étions des "gens du Livre", ce qui nous rapprocherait des musulmans dont le Coran reconnaît une place privilégiée aux chrétiens et aux juifs, dits "gens du Livre". Or c'est une aberration car 1/ il s'agit d'appliquer une expression coranique qui n'existe pas dans la Bible, 2/ le "Livre" en question est l'archétype éternel du Coran! 3/ c'est se voir par un prisme étranger à notre religion et donc s'islamiser "à l'insu de notre plein gré"! Je vous renvoie au très bon livre du Père Jourdan, Dieu des chrétiens, dieu des musulmans, qui démonte aussi le poncif que Jésus de Nazareth serait 'Aissa, prophète de l'islam.
Qu'on le veuille ou non, il y a bien un "choc" des civilisations, pour une raison simple et de bon sens: l'Occidental et l'Arabe ne fonctionnent pas de la même manière! Leurs rapports au temps et à l'espace sont opposés! Lire à ce sujet Edward T. Hall qui relevait déjà ces faits il y a plus de 40 ans. Quiconque, comme moi, a longtemps vécu au Moyen Orient le sait. Hébergez un musulman chez vous pendant un mois et vous comprendrez: au bout de deux jours, il réorganise votre appartement à sa convenance! Ce n'est pas de la mauvaise éducation ou un manque de respect à votre égard: il ne conçoit pas l'organisation de l'espace de la même manière que vous, tout simplement!
S'est-on demandé pourquoi il y avait dans les prisons européennes entre 50 et 70% de musulmans? Pourquoi n'a-t-on pas les mêmes problèmes avec les autres communautés? Est-ce parce qu'ils sont plus mauvais? Non! Ayant vécu en terre d'Islam, je puis l'affirmer! J'ai même envie de dire qu'ils auraient tendance à être meilleurs que l'Occidental de base: j'ai toujours rencontré au Moyen Orient des gens affables, accueillants, généreux et prêts à rendre service. Pour information, l'insécurité est quasiment nulle dans la région (je ne parle pas des problèmes de terrorisme liés à la situation géopolitique, mais de la même insécurité qui existe en Europe, inexistante ou presque au Moyen Orient)! Serait-ce parce que les musulmans sont plus pauvres qu'ils peuplent les prisons dans nos pays? Si c'était le cas, ils seraient 10-20%, pourcentage équivalent à leur représentation dans la population car il y aurait plus de délinquants chez les non musulmans pauvres. L'explication est tout simplement culturelle: les cadres de notre société et les leurs sont incompatibles; notre société transforme des gens pacifiques en délinquants. Juste à titre d'exemple (tiré d'E. T. Hall), on vit dans les pays arabes dans des logements vastes et spacieux: essayez de vous imaginer quand vous avez toujours vécu dans un 300 m², de vous retrouver dans un 50 m² en banlieue... Tout votre rapport à l'espace est chamboulé: comment voulez-vous qu'il n'y ait pas des conséquences psychologiques? Et ces cadres sont transmis par l'éducation. Si à une culture très différente, rigide à l'adaptation, vous ajoutez une société occidentale qui refuse d'affirmer ses valeurs séculaires au nom des "Droits de l'Homme" et de la "liberté", prônant le "droit à la différence", comment voulez-vous que les musulmans s'assimilent et ne transmettent pas à leurs enfants leurs cadres culturels même s'ils sont en contradiction avec la société dans laquelle ils vivent?
J'observe dans les commentaires que certains font l'effort d'ouvrir le Coran pour trouver la cause du problème. C'est d'ailleurs une habitude toute occidentale, et paradoxale dans une société qui se veut laïque et qui minimise autant que possible le fait religieux. Cette attitude est doublement intéressante: elle est d'abord erronée car la cause de la violence islamiste n'est pas dans le Coran (même si la violence des textes n'arrange rien) mais elle est culturelle (la culture est ce qu'on a fait du Coran et non ce qu'il y a dans le Coran: le problème vient de l'utilisation du Coran, pas de ce qu'il y a dedans. Par comparaison, la culture occidentale a été capable de concevoir l'Inquisition et la Croisade alors que les Evangiles sont un livre de paix; et aujourd'hui la culture occidentale juge l'Inquisition et la Croisade comme des crimes: entre les deux moments, la culture a changé) et politique (frustration des peuples arabes face à l'hégémonie occidentale, aux tromperies qui ont suivi la Guerre de 1914-18, à la création de l'Etat d'Israël, défendu et surarmé par l'Occident, rancoeurs post-coloniales). Pour comprendre que le Coran n'est pas la source du problème, il suffit de constater qu'il est globalement mal connu des populations qui ont un rapport à l'écrit problématique car elles privilégient l'oral et ne lisent pas (ceux qui ont fait du business avec les pays arabes savent qu'il vaut toujours mieux passer un coup de fil qu'envoyer un email!): ce faisant, je souligne un autre hiatus culturel entre l'Occident et l'Orient car nous appartenons à une civilisation de l'écrit.
Ensuite cette attitude consistant à chercher dans le livre de référence de l'autre pour le comprendre est révélatrice du fonctionnement de l'Occidental: culturellement, l'Occidental contemporain est porté à étudier l'autre avec les propres représentations de celui-ci. Or cette attitude est rarissime chez les musulmans. Regardez de quelle manière ils ont travaillé les textes grecs anciens auxquels ils avaient accès avant les Occidentaux: ils n'y ont cherché qu'une justification de leurs propres thèses théologiques! Lorsqu'on a découvert ces mêmes textes en Occident (je n'entre pas dans le débat de leur transmission), on s'en est servi comme socle pour fonder des philosophies nouvelles, c'est-à -dire qu'on ne s'est pas contenter de dire qu'ils confirmaient ce qu'on pensait déjà , on a fait du nouveau à partir de l'ancien. Pour bien jauger la différence, il suffit de remarquer que les philosophes arabes ne savaient pas le grec et n'ont jamais cherché à l'apprendre (ce sont les syriaques chrétiens qui ont essentiellement traduit les Grecs en syriaque et en arabe) alors qu'en Occident, à partir du XV-XVIe siècle, on est persuadé qu'il faut lire l'auteur "dans le texte" pour saisir la quintessence de sa pensée. Pour le dire de façon lapidaire, l'autre n'intéresse pas le musulman en tant qu'il est autre.
Cela transparaît dans les commentaires laissés sur ce site par plusieurs lecteurs musulmans: ils considèrent la question toujours à sens unique, demandant une liberté pour eux qu'ils refusent aux autres dans leurs pays. J'ai envie de dire que c'est un peu logique: l'Occident permissif les a habitués à le voir s'adapter à eux, au lieu du contraire. C'est également un trait culturel propre à la civilisation islamique qui rend peu adaptables ses membres du fait de l'intégration complète de la vie de l'individu dans la vie sociale: l'individu en tant que tel ayant peu de marges de manoeuvres dans la société islamique, lorsqu'il se retrouve dans un univers individualiste comme l'Occident, est tenté de garder son fonctionnement culturel faute d'autonomie. Une fois de plus, hébergez un musulman chez vous et vous vous rendrez compte que c'est vous qui, naturellement, vous adapterez à lui et pas le contraire. A contrario faites-vous héberger chez un musulman et ce sera encore à vous à vous adapter, tout aussi naturellement.
Pour conclure, plus nous reculons devant l'Islam, plus il avance! Car c'est tout simplement dans l'ordre des choses et dans la dynamique naturelle de cette religion. Ce qui ne signifie pas que la solution soit dans la guerre (on voit bien que le "terrorisme" n'a fait que croître depuis les aventures afghanes et irakiennes, inutiles et criminelles) mais dans l'affirmation résolue de nos différences et de la nécessité de respecter nos modes de vie pour toutes les minorités vivant en Occident. Il convient également que l'Occident se montre moins conquérant et plus mesuré dans ses politiques au Moyen Orient, notamment ses politiques économiques qui génèrent de la frustration et bouleversent des mode de vie séculaires.
Je souhaite, mon Père, que votre prise de conscience soit bientôt partagée par toute l'Eglise, au plus haut niveau. Je constate que les interventions du Pape, vont dans le bon sens, telles que son discours de Ratisbonne, qui avait été si critiqué pourtant (une fois plus démontrant le fossé culturel entre chrétiens et musulmans, ces derniers n'ayant pas lu le texte papal et ne l'ayant abordé que de leur point de vue).
Meilleures salutations,
Godefroy
Une religion inspire un comportement. L'islam est une religion du livre, à la différence du christianisme qui est une religion avec un livre : donc il parait compliqué de nier que le Coran inspire directement un comportement - en particulier dès que se pose le problème de la question du bien et du mal, du juste et de l'injuste, de la morale pour dire un gros mot. Si le Coran explique qu'il n'est pas "mal" de massacrer ou spolier un non-musulman, il y a un problème et il faut rendre raison de ce problème. Et si on aborde le problème de la morale ou de l'éthique musulmane uniquement sous l'angle culturel, on se fourvoit. On est tombé dans le piège grossier du relativisme. Pour s'en convaincre il suffit de juger de la justice rendue dans les pays muslmans aux non-musulmans.
j'ai 73 ans, le dieu de mon enfance était un dieu de terreur, pancreator
Celui que l'on enseigne maintenant est bon, juste et miséricordieux (à voir)
peut on m'expliquer pourquoi les méchants sont riches et les bons sont pauvres
Pour moi ce n'est pas "Dieu a dit à Moïse" mais "Moïse dit que dieu lui a dit".
De toute façon dans 25 ans au plus l'Europe fera une guerre religieuse contre l'islam qui veut tout conquérir. Ils obéissent disent il à la loi de dieu....
Ca me fait penser a Sartre qui explique dans "Les mots" qu'il est devenu athée suite à un malentendu avec Dieu - mais c'est là une imposture de plus, une excuse bidon d'écolier en retard. Ceux qui n'ont rien, même le peu qu'ils ont leur sera enlevé - on a jamais rien dit d'aussi vrai sur la foi en Dieu.
Je m'apprêtais à faire réponse. Merci.
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Le fonctionnement des sourates:
Celles d'avant l'hégire dites Mecquoises sont tolérantes, bienveillantes. L'islam alors est débutant et faible, il doit composer avec une société juive et chrétienne qu’il veut séduire. Cela ne "marche" pas.
Vient le départ pour Médine où l'islam prend son essor. Les sourates deviennent violentes, intransigeantes. Pour les musulmans les dernières sourates rendent caduques les premières. Nous ne sommes pas sensés le savoir. Les musulmans utilisent les sourates mecquoises pour convaincre le Monde que l'islam est paix, bonheur et relaxation...
Mieux, il est souvent proféré en direction des chrétiens qu'il n'y a pas de "contrainte en religion". Ce qui signifierait : nous ne vous contraindront pas; alors que tout le coran affirme le contraire. Cette phrase: "nulle contrainte en religion" s'applique aux musulmans entre eux.
Le communisme est un jeu d'enfant face à l'hégémonie annoncée de l'islam.
Mourir? S'il le faut!
Mourir idiot n'est pas nécessaire.
Les sourates les plus "fermes" remplacent généralement les plus "ouvertes"... et cette hiérarchie est enseignée.
Au risque de vous inquiéter, la religion chrétienne n'a en rien nuancé au XX° ce qui fait qu'elle est religion chrétienne et non une autre. Nous croyons à la même chose que les apôtres. Et si vous pensez que parce que deux thèses divergent, aucune n'est vraie, rappelez-vous l'affaire Galilée : au bout du compte, l'une est avérée, l'autre non. Pour votre dernière affirmation, vous mettez bien le doigt sur le problème. Voilà pourquoi le christianisme ne rechigne pas à l'occasion de rendre raison et à faire appel à la raison, faculté qu'elle croit ferment universelle. C'est vrai depuis les premiers pères de l'Eglise qui se confrontèrent aux philosophes d'alors. On peut juste déplorer que par instant il y eut plus de moines que de raison.
Enfin je ne prends pas à parti ceux qui n'ont pas la foi. Je prends à parti ceux qui ne l'ont pas, et qui accuse le monde entier du fait de ne pas l'avoir, ou encore qui accuse le christianisme de les empêcher d'être chrétien.
Si, en raison même de leur foi, ils désirent que les lois du pays où ils habitent désormais soient conformes à leur us et coutumes.
Si, du fait de notre système démocratique, ils accèdent petit à petit aux différents échelons locaux et nationaux du pouvoir.
Si, une fois parvenus à une situation majoritaire, ils sont fidèles à ce qu'ils croient.
Qui pourra les blâmer d'appliquer à tous leur religion ? Ils ne reconnaissent pas le principe de la liberté religieuse. Même si la sourate « Pas de contrainte en religion. » (2, 256) est largement utilisée comme propagande, les faits montrent une persécution quotidienne des non-musulmans dans les pays à majorité musulmane.
Le christianisme enseigne que nous serons jugés par Dieu suivant notre conscience. Il a fallu du temps pour dépasser le "cujus regio ejus religio". C'est chose faite.
Jean-Paul II enseignait à Casablanca, invité par le Roi du Maroc :
"Nous désirons que tous les hommes aient accès à la plénitude de la Vérité divine, mais tous les hommes ne peuvent le faire qu'à travers l'adhésion libre de leur propre conscience, à l'abri des contraintes extérieurs qui ne seraient pas dignes de l'hommage libre de la raison et du cœur qui caractérise la dignité de l'homme. C'est là le véritable sens de la liberté religieuse qui respecte à la fois Dieu et l'homme. C'est de tels adorateurs que Dieu attend le culte sincère, des adorateurs en esprit et en vérité."
Mais si cette liberté de la conscience n'est pas reconnue par l'Islam, comme elle ne l'est pas par les catholiques qui rejettent l'enseignement de Vatican II (au nom même de leur liberté de conscience, ce qui est assez comique, avouons-le), alors dévenus majoritaires les musulmans seront cohérents en appliquant la charia.
Je les félicite d'être fidèles à leur religion, à leur conscience et de mériter ainsi le salut promis par Dieu.
Mais j'espère vivre assez vieux pour contempler les lobbies gay hurler à la mort lorsque seront fermés leurs bars et boites de nuit, j'espère vivre assez vieux pour entendre les féministes qui crachent sur l'Eglise lorsqu'elle rappelle que l'avortement est un crime se mettre à porter le voile et arriver vierges au mariage, j'espère vivre assez vieux pour voir tous ceux qui piétinent l'Eglise se rendre compte que c'est le développement de la pensée chrétienne sur l'homme et la religion qui leur permette d'être aujourd'hui athées, anti-chrétien et libre penseurs. Mais comme tous ces gens sont des moutons, cela fera belle lurette qu'ils se seront convertis à l'Islam et crieront plus fort que tous.
Jésus Christ est mort chaste et pauvre à la suite d'un procès inique cloué sur une croix sans jamais avoir commis aucune violence.
Le prophète des musulmans était un chef de guerre pédophile qui a eu entre 9 et 20 épouses et concubines.
Dont acte.
"Heureux serez-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi." Mt 5
J'espère vivre assez vieux pour avoir la grâce de vivre cette persécution et d'être unis à Jésus Christ malgré mon indignité .
"que c'est beau "....mais il y a un mais ..
Concrètement ,tous ces écrits ,ne sont que des mots lancé ,dans un site Chrétien ..il me semble que pour porter du fruit ,il serait judicieux ,de le faire savoir dans le grand public..à l'extérieur..télévision, voix de presse, radio.. dans nos églises,dans les mosquées... etc ...
Parler ,pour parler, écrire pour écrire..cela nous pouvons le faire,la preuve en est ,que j'ai reçut un mail m'informant de ce texte...mais tout cela reste confiné...en +la personne qui me l'a envoyé était sans dessus dessous tellement ,elle était choquée de tant de morts Chrétiens à notre époque .
Bien fraternellement.
angel
Doit-on mettre la lampe sous le boisseau?..non! la lampe est faite pour diffuser la lumière..
Pourquoi? déclencher tous ces cataclysmes que vous énumérez?il y a la façon de le dire ..et cela ne se fait qu'avec l'aide de l'Esprit Saint.
Nous allons chaque jour à l'école que Dieu enseigne en nous , dans la docilité de sa parole , si les apotres avaient du se taire , nous n'en serions pas là ....
Alors oui ..nous pouvons dire ...n'ayez pas peur ,... allez sur les places publiques ...et annoncez...
bien fraternellement
Angel




Il n'y a pas de sournoiserie en Islam, il y a des ignorances chez les peuples (musulmans, chrétiens ou tout autre) et une injustice de la part des dirigeants (occidentaux, orientaux et autres). De part et d'autre les gens sont sensibilisés à ce qui arrive aux leurs, et comme vous décrivez des injustices et des crimes, les musulmans en citent d'autres subis à travers le temps et aujourd'hui dans les pays à Majorité chrétienne. Les croisades sont un exemple historique, la colonisation un autre et les nouvelles lois islamophobes (interdiction du voile,etc...) . Si chacun prend son seul constat et s'y limite nous serons tous entrain de contribuer à ce qui s'est appelé "choc des civilisations" et qui est l'antimodèle du dialogue auquel nos croyances nous appelent à oeuvrer pour le meilleur et le plus juste. Notre cause est la même : enrayer l'ignorance chez les peuples et se dresser contre l'injustice des dirigeants grâce à la prise de conscience de ces mêmes peuples, c'est comme cela et seulement comme cela que nous serons entrain d'éviter à l'humanité encore plus de souffrances et mettre en application nos enseignements. J'espère que vous lirez mon message.