Nous publions ci-dessous une Tribune qu'un de nos lecteurs nous a fait parvenir et qui procède à une clarification très utile du débat.
Le langage
L’on a pris l’habitude, depuis une douzaine d’années, d’utiliser les termes d’homosexualité ou d’hétérosexualité à tel point que personne ne parle plus d'orientation sexuelle normale ou d'orientation sexuelle déviante. Certains sympathisants de la cause homosexuelle refusent même l’emploi du terme « normal » quand il s’applique à la sexualité, ne tolérant pas que l’on puisse porter un jugement de valeur sur les comportements sexuels et donc réfléchir sur la sexualité et notamment sur le mariage gay et l’homoparentalité.
En outre, le terme "couple" s’est imposé pour les homosexuels alors que le mot "paire" s’applique mieux à la vie en commun de deux personnes de sexe identique. Le fait que le couple et la paire unissent chacun deux êtres ne justifie pas que l’on use du même terme, entraînant de ce fait la confusion entre ces notions.
La loi et le mariage
Le mariage n’est pas créé pour permettre au législateur de remettre en cause la liberté individuelle en se préoccupant de sexualité récréative, homo ou hétéro, ni pour s’occuper d’amour. Le maire n’a d’ailleurs pas à demander aux futurs époux s’ils s’aiment ou non. Il ne leur demande pas non plus leur orientation sexuelle, cette dernière, quelle qu'elle soit, ne confèrant aucun droit.
A la base de la vie, et du mariage, se trouve la différenciation sexuelle. Aucune autre relation ne contribue au bien commun autant que le mariage entre un homme et une femme. La loi reflète cette réalité en consacrant par le mariage l'alliance d’un homme et d’une femme.
Le mariage ne crée pas une injustice envers les personnes qui sont incapables d’établir une relation complète avec le sexe opposé. C’est leur état qui leur interdit le mariage. Le législateur n’a pas à modifier le mariage sous prétexte que les homosexuels ne peuvent y avoir accès. Cela d’autant plus qu’avec le mariage un tiers est concerné : l’enfant.
L’enfant
Le législateur, grâce au mariage, propose un cadre au couple afin de l’aider à se stabiliser et à protéger ainsi l’enfant né ou à naître.
S’il est exact que des homosexuels ont la charge d’enfants, la demande de reconnaissance juridique de l’homoparentalité ou celle de création du mariage gay apparaît inintelligible, l'enfant ayant par ailleurs un état civil et donc un régime juridique clair. S’agissant d’homosexuels, cette reconnaissance juridique de la vie à deux n’offre pas plus de pertinence qu’une reconnaissance juridique de la vie à trois, quatre ou cinq. Si l’on autorise l’adoption d’un enfant par deux hommes ou deux femmes, on ne voit pas pourquoi l’on refuserait un cadre juridique à 2 hommes et 3 femmes qui souhaiteraient élever un enfant ensemble.
Une fraction du lobby homosexuel semble souhaiter utiliser la ressemblance entre le couple avec enfant et deux homosexuels élevant un enfant. En effet, l’apparence de ces derniers se rapproche de celle du couple normal. Les demandes de reconnaissance juridique de l’homoparentalité, de la biparentalité, d’accès au mariage et à l’adoption, peuvent cependant apparaître comme destinées à faire oublier le caractère spécifique de l’homosexualité. L’enfant deviendrait alors un moyen mis au service d’une cause qui n’est pas la sienne.
De même les maltraitances vis-à-vis d’ enfants doivent être sanctionnées et, si des parents sont réputés indignes, leurs enfants mis dans une famille d’adoption normalement composée d’un père et d’une mère. On ne doit pas utiliser le malheur de ces enfants afin de démontrer qu’ils seront mieux dans une famille de deux hommes ou deux femmes que dans leur famille d’origine, et les transformer ainsi en propagandistes de l’homoparentalité. Quant à l’adoption par un célibataire, elle existe de manière traditionnelle pour que des enfants puissent être adoptés par leur oncle ou leur tante célibataire lorsqu’ils ont perdu leurs parents. Le principe a été depuis dévoyé par le droit. C’est au législateur de prendre les dispositions pour que soit respecté l’esprit initial de ce cas d’adoption.
Avec le mariage, la société reconnaît juridiquement l’union d’un homme et d’une femme car cette union est vitale pour son avenir.
La loi n’a pas à entériner toutes les situations de fait découlant du comportement de tel ou tel, sauf à créer une règle par individu et par situation ce qui entraînerait la disparition de la notion même de droit.
Une imposture
L’homosexualité a toujours existé. Elle est admise au nom de la liberté individuelle. Ce comportement n’a cependant pas vocation à être à l’origine d’une modification de la législation sur le mariage.
L'union d'un homme et d'une femme est différente de l'union de deux hommes ou de deux femmes, sauf à considérer que l'homme est identique à la femme.
On ne peut donc donner un même statut juridique à ces deux unions, sauf si l'on estime que dans l'union de deux êtres, ce qui est important c'est le chiffre deux.
De plus, si on considère que l'homme est identique à la femme, on pourra difficilement expliquer à nos enfants que le bien est différent du mal, que (a+b) est différent de (a+a).
Le mariage homosexuel est une imposture !










Les commentaires critiques précédents sont une expression fidèle des confusions que notre société a malheureusement construites en considérant que l’homme et la femme pouvaient être identifiés en a, b, c comme des termes équivalents. Il s’agit du refus de considérer l’altérité comme un grand bien ; altérité non seulement évidente sur le plan biologique mais aussi sur le plan anthropologique.
Voir le commentaire en entierComme cela a été relevé, les promoteurs des gender studies sont de fervents défenseurs de cette fusion – confusion des sexes, dissimulée derrière le prétendu choix que devrait permettre le choix personnel de son propre sexe.
Dans la même veine, ils sont aussi encouragés par ceux des scientifiques hypnotisés par les révolutions que doit permettre le monde des nanotechnologies et le vertige qu’il dévoile dans le dépassement indéfini de toute limite. Essayons de ne pas cauchemarder sur l’utérus artificiel mais il y a encore bien d’autres tours de Babel en préparation.
Le problème qui se présente alors est justement l’affrontement entre 2 visions de l’homme :
- celle qui ne l’appréhende que comme un objet scientifique maître unique de sa condition et de sa destinée,
- celle qui l’appréhende comme être de relation apprenant au long de son histoire à se recevoir de son Dieu qui donne sens.
Je suis frappé de voir à quel point l’univers que nous avons construit, pour faire simple depuis Descartes et le siècle des Lumières, hypnotisé par la quête de la maîtrise du « fait réel », a détourné l’homme du regard sur lui-même, de la réflexion sur le sens de son être.
En résumé, toute cette brillante démonstration part du principe que l'homme et la femme sont deux êtres fondamentalement différents : "L'union d'un homme et d'une femme est différente de l'union de deux hommes ou de deux femmes, sauf à considérer que l'homme est identique à la femme."
Voir le commentaire en entierJ'aimerais savoir sur quoi ce base cette vérité ? Après tout quelle est cette différence, si massive, qu'elle justifie la différenciation entre l'homme et la femme depuis toujours ? Différence fondamentale selon vous, mais pouvez-vous cependant me l'énoncer ?
La différence morphologique ? Ce n'est que pure formalité à l'époque où nous vivons. L'homme a le pénis, la femme le vagin et l'utérus, ça nous fait une belle jambe.
La reproduction ? La femme porte l'enfant, l'homme non. Mais dans l'adoption, la mère adoptive n'a pas porté l'enfant plus que le père. En quoi son rôle serait il privilégié ? Tout cela n'est dû qu'a notre culture. Les pères sont tout a fait capables de s'occuper de leurs enfants.
Une de vos phrase me révolte d'ailleurs plus que les autres : "De plus, si on considère que l'homme est identique à la femme, on pourra difficilement expliquer à nos enfants que le bien est différent du mal" vous insinuez donc que l'un des parents représente le bien et l'autre le mal. De cela, soit vous insinuez qu'un sexe représente le bien et l'autre le mal, soit vous vous contentez de penser qu'un des parents sera un modèle à suivre pour l'enfant, et l'autre un modèle à éviter. Auquel cas le sexe importe peu.
Cette tribune "procède à une clarification très utile du débat" : ah, vraiment ? Vous estimez donc que le contenu de cette tribune est la vérité absolue ? Vous ne cachez pas votre parti pris au moins.
Voir le commentaire en entier"En outre, le terme "couple" s’est imposé pour les homosexuels alors que le mot "paire" s’applique mieux à la vie en commun de deux personnes de sexe identique" : sur quoi vous fondez-vous pour affirmer cela ?
"A la base de la vie, et du mariage, se trouve la différenciation sexuelle" : de la vie, je veux bien, mais du mariage ? Au final votre raisonnement c'est : "Le mariage se fait entre un homme et une femme, c'est pourquoi la loi permet le mariage entre un homme et une femme". Brillant, bravo. La Terre est plate, puisqu'elle n'est pas ronde. CQFD !
"Aucune autre relation ne contribue au bien commun autant que le mariage entre un homme et une femme" : ça, c'est vous qui l'affirmez, de façon bien péremptoire, sans justification ni développement.
"Le législateur n’a pas à modifier le mariage sous prétexte que les homosexuels ne peuvent y avoir accès" : si, si on considère que cela crée une inégalité entre citoyens.
"Cela d’autant plus qu’avec le mariage un tiers est concerné : l’enfant" : vous mélangez mariage et parentalité. Dois-je développer ?
"Le législateur, grâce au mariage, propose un cadre au couple afin de l’aider à se stabiliser et à protéger ainsi l’enfant né ou à naître" : si c'est vrai, tous les mariages n'ayant pas généré d'enfant doivent être considérés caduques.
"L'union d'un homme et d'une femme est différente de l'union de deux hommes ou de deux femmes, sauf à considérer que l'homme est identique à la femme. On ne peut donc donner un même statut juridique à ces deux unions, sauf si l'on estime que dans l'union de deux êtres, ce qui est important c'est le chiffre deux."
Le fait que les deux unions sont différentes implique qu'elles ne peuvent avoir le même statut ? Ah, vous la sortez d'où cette logique ? Très bien. Dans ce cas un homme et une femme étant différents - c'est vous-même qui aimez le souligner - ne peuvent avoir le même statut. CQFD.
Cette tribune est médiocre, dépourvue d'honnêteté intellectuelle.