Herman Cain

A la suite de diverses accusations Herman Cain abandonne sa campagne pour les primaires républicaines. Quand la vie sexuelle des candidats devient un problème politique. 

Les rois de France avaient une vie sexuelle et sentimentale chargée Henri IV, Louis XIV, Louis XV ont multiplié au sus et aux vues de tout le monde les maîtresses, les favorites et les enfants illégitimes reconnus ou non. La France d’ancien régime n’était pas pudibonde en dépit de Bossuet qui apostrophait publiquement le Roi dans la chapelle de Versailles. Celui-ci, d’ailleurs, n’osait communier reconnaissant ainsi la faute ! Quant aux mœurs « italiennes » auxquels s’adonnaient certains grands comme le prince de Condé, ou Monsieur Frère, elles demeuraient connues que d’un tout petit cercle.

La République depuis Robespierre est beaucoup plus pudique sur les frasques de ses responsables. Cela n’a pas empêché la Troisième et la Quatrième d’être ponctuées de scandales dont le plus célèbre est l’affaire des ballets roses. Mais ceux-ci valaient à leurs auteurs l’ostracisme. Sous le général De Gaulle on ne badinait pas non plus.

Les choses ont bien changé avec Valery Giscard d’Estaing et François Mitterrand dont on sait qu’ils étaient assez portés sur les consolations de la chair et les amitiés féminines discrètes.

Les Français, en dépit d’un jansénisme de fond, n’étant pas spécialement puritains ont accepté ce libertinage à condition qu’il demeure bien séant et dans les limites de la vie privée.

Depuis peu, la ligne jaune a été franchie avec Fréderic Mitterrand qui a quasiment admis des soirées asiatiques qui s’apparentent à de la pédophilie puis avec Dominique Strauss khan dont la vie jusqu’ici cachée relève de la série X.

La vie privée n’existe plus, internet est passé par là. La moindre photo se retrouve sur les réseaux sociaux. Arnaud Montebourg, le beau gosse du PS photographié avec Audrey Pulvar, la journaliste vedette d’i Télé, vient d’en faire les frais.  La sexualité des candidats est devenue une question publique mais surtout politique.

Aux Etats-Unis où on est plus puritain qu’en France, Herman Cain, le candidat en tête aux primaires républicaines, vient de jeter l’éponge parce qu’une certaine Ginger White a déclaré qu’elle avait été sa maîtresse pendant 13 ans. Quatre femmes l’ayant déjà accusé de harcèlement sexuel, cela fait désordre lorsque l’on est proche du mouvement Tea party.

Nicolas Sarkozy pouponne et François Hollande fréquente sagement Valérie Trierweile dont il dit, dans les pages de Gala, qu’elle est « la femme de sa vie », la seconde vie semble-t-il.

Tout semble donc paisible de ce côté-là. Mais nous avons déjà perdu comme les américains un candidat pour cause de vie sentimentale agitée. Allons-nous en perdre d’autres d’ici les présidentielles ? Cela changerait – reconnaissons-le une fois de plus – totalement la donne et…l’avenir de la France !

 

ThB.

 

Photo : Herman Cain / © Wikimedia Commons / Gage Skidmore / licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 Unported