Après presque 550 jours de crise gouvernementale les belges ont un gouvernement. Il est présidé par Elio Di Rupo. Celui-ci a un programme « d’ingénierie sociale » à faire pâlir de jalousie les bobos français.
Le 26 novembre dernier, l'accord entre négociateurs des différents partis belges sur le budget fédéral des trois prochaines années avait ouvert la voie à la formation du gouvernement. Celui-ci a prêté serment le 6 décembre. Composé principalement des socialistes wallons et des chrétiens-démocrates flamands, ce gouvernement compte 12 ministres et 6 secrétaires d’Etat issus de 6 partis en tout (PS, CD&V, MR, SP.A, Open-VLD, et CDH). Le premier parti de Flandre, les nationalistes de la N-VA, n’y participe pas.
Son premier Ministre, Elio Di Rupo, âgé de 60 ans, est une figure de la vie politique Belge. Né dans une famille très pauvre d’émigrés italiens de 7 enfants, il est francophone, docteur en Chimie de l’université de Mons. Il a été bourgmestre de Mons, député pour la circonscription de Mons-Soignies et Président de la région Wallonne, plusieurs fois ministre et Président du PS.
Au moment de l'affaire Dutroux, il avait été accusé de pédophilie par un jeune homosexuel, Olivier Trusgnach. Celui-ci déclarait avoir été abusé sexuellement par lui alors qu'il était mineur. Un jugement l’a totalement blanchi. Mais depuis, il ne fait plus mystère de son homosexualité. Cela explique peut-être que son projet de politique générale comporte des mesures inquiétantes en « ingénierie sociale »: « Le Gouvernement examinera si, dans le droit civil et familial, il existe encore des discriminations à l'égard des femmes et des hommes ou de certains types de familles, et le cas échéant, il vérifiera avec le Parlement comment elles peuvent être abolies. »
Autant dire que le gouvernement d’Elio Di Rupo dans le cadre d’une société « ouverte et tolérante » fera tout pour mettre en place « une politique en faveur de la promotion de la diversité et de la lutte contre les discriminations ». Cela signifie, en particulier, qu’il « fera preuve de sévérité à l’égard des violences contre les transgenres ». Bien que ceux-ci ne soient pas les seuls à être agressés en Belgique, le Gouvernement « fera un inventaire des problèmes pratiques dont elles sont victimes et la Belgique jouera un rôle précurseur pour ce qui concerne leurs droits » ainsi que pour ceux des homosexuels. Elio Di Rupo n’a-t-il pas d’autre espérance à offrir à la Belgique que de réduire sa dette, récupérer une note AAA et en faire le pionner européen du gender ?
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