Le 27 mars 2012, a l’occasion de la seconde Semaine européenne pour la vie, Sophia Kuby, directeur exécutif de European Dignity Watch, a pris à parti la Commission européenne en mettant en cause des financements considérables de l’Union européenne (UE) pour des associations et des programmes manifestement contraires à la vie et à la famille.

Elle a ainsi interpellé la Commission avec 4 questions, exigeant des réponses claires :

  • “Est-il vrai que les aides de l’UE au développement et à la santé reproductive sont utilisées pour pratiquer les avortements dans les pays en voie de développement ?“
  • “Y a-t-il négligence dans ces financements, ou bien l’UE le fait-elle consciemment ?”
  • “Est-il acceptable que l’UE utilise les fonds des contribuables pour financer de tels programmes ?”
  • “S’il y a négligence, quelles mesures l’UE entend-elle mettre en œuvre pour prévenir les abus ?”

D’après European Dignity Watch ce serait des millions d’euro de contribuables européens qui seraient utilisés pour financer des associations promouvant et pratiquant l’avortement. Les conclusions détaillées de l’organisation ont été publiée dans un rapport intitulé « Financement de l’avortement par l’aide au développement de l’Union européenne. Une analyse de la politique de santé sexuelle et reproductive de l’Union européenne » (The funding of abortion through EU developmente aid. An Analysis of EU’s Sexual and Reproductive Health Policy).

Ce rapport démontre que l’Union Européenne est à l’origine de 56% du financement total des associations qui pratiquent des avortements et des politiques contraires à la vie et à la famille. Au sein de l’UE, ces dépenses sont allouées au titre de « fonds pour le développement » et la « santé reproductive ». Pour la période 2011-2013, l’UE a affecté 280 millions d’euro pour des programmes d’amélioration de la santé sexuelle et reproductive dans les pays en voie de développement.

Ce rapport dénonce entre autres l’étroite collaboration entre la Commission européenne et les deux principales associations pratiquant l’avortement au niveau mondial : la « Fédération internationale de planning familial » (International Planned Parenthood Federation, IPPF) et « Marie Stopes International ».

A la suite de cette dénonciation, European Dignity Watch a obtenu de nombreuses déclarations de soutien de la part de députés européens qui souhaitent que la Commission de l’UE réponde et surtout mette fin à  un “financement controversé et illégal dans un secteur qui n’est pas de son ressort et sur lequel il n’y a pas de consensus”.

Sophia Kuby a donc enjoint la Commission à expliquer aux Etats membres comment il se fait que les aides au développement soient utilisées pour pratiquer des avortements et pour des politiques contraires à la vie. Le rapport de European Dignity Watch se conclut en invitant l’UE à garantir “nourriture, eau potable, santé et instruction aux enfants en difficulté, plutôt que de réduire leur nombre”.