Après la Grèce et l’Italie, c’est l’Espagne qui plonge en profondeur. Comme le souligne le journal en ligne Capital.fr, « l'économie espagnole, grand malade de l'Europe, est confrontée à une crise immense ».
Alors qu’en vingt ans, le taux de chômage a atteint son plus haut niveau (24% au 1er trimestre 2012), l'agence Standard & Poor's n’a pas hésité à abaisser de deux crans la note de la dette souveraine du pays, soit « de "A" à "BBB+" avec perspective négative, évoquant des risques de dérapages budgétaires susceptibles d'être plus importants que prévu » rapporte Capital.fr. La note souveraine de l'Espagne est maintenant au même niveau que celle de l'Italie, à "capacité de paiement adéquate" - soit à quelques crans seulement de la catégorie spéculative. Mais, contrairement à S&P, l’agence Fitch et Moody's estime que l'Espagne a toujours une "solide capacité de paiement".
Les conséquences d’une telle décision ne seront-elles pas plus néfastes encore pour le redressement économique de l’Espagne? Qui prêtera? La BCE en contrepartie de nombreuses assurances ? Le pays est-il en mesure de faire autant de sacrifices que les Grecs ? La moitié des jeunes sont sans emploi. Les mesures d'économies budgétaires d’environ 40 milliards d'euros cette année sapent évidemment tout espoir de croissance pour le pays.
Un secteur bancaire en panique
L'agence de notation S&P juge probable que Madrid doive apporter une aide à son secteur bancaire. Pour Gilles Moec, économiste à la Deutsche Bank, "il faut que le gouvernement fasse rapidement savoir comment il compte s'y prendre à leur égard". « Le gouvernement espagnol envisage de créer une structure de défaisance pour les actifs immobiliers toxiques des banques, trois séries de nettoyage et de consolidations du secteur financier du pays n'ayant pas suffi à rassurer les investisseurs sur sa solidité » explique Capital.fr. Quant au secrétaire d'Etat à l'économie, Fernando Jimenez Latorre, il exclut tout recours à des fonds européens. A-t-il décidé de suivre l’exemple argentin ?
Les investisseurs paniquent car Madrid est déjà venu au secours de plusieurs banques ravagées par l'éclatement de la bulle immobilière en 2008 et une nouvelle vague de défauts de crédit fragiliserait encore davantage le secteur financier du pays. L'Espagne semble avoir peu de chances d'atteindre ses objectifs budgétaires cette année malgré une sévère cure d'austérité. Surtout que le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a redit sa volonté de s'en tenir aux mesures d'assainissement budgétaire prévues pour le pays. Son gouvernement espère toutefois que les réformes de flexibilisation du marché du travail adoptées au premier trimestre produisent des résultats en 2013. Même jusqu’ici, de nombreuses entreprises en ont profité pour licencier davantage…
- Inédit : la Corée du Sud fortifie le droit à la...
- Chypre « turque » : le primat de l’île demande...
- Suicides chez les personnes âgées : le gouverne...
- Egypte : changement dans les rangs
- Présidence française du Conseil de sécurité des...
- La MAIF milite pour l’homoparentalité
- UE: le Parlement adopte une résolution contre l...
- Infertilité mais pas infécondité
- Le Conseil de l’Europe : mobilisation contre l’...
- Israël : une campagne massive d’expulsion des r...









