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Décryptage

Europe : l’enjeu des valeurs fondatrices

29 Mai 2009 | François de Lacoste Lareymondie

Pour ses plus chauds partisans, la construction européenne est la réponse à tous nos maux, en particulier aux défis de la crise ou... au changement climatique. Rien d’étonnant à cela. L’étonnement vient lorsque d’éminentes personnalités chrétiennes tirent argument des valeurs dont l’Union européenne serait porteuse pour lancer un appel en faveur du traité de Lisbonne et de la Charte des droits fondamentaux [1].

Or cette Charte est le signe le plus évident de la rupture qui s’est opérée avec les sources chrétiennes de l’identité européenne.

La fascination qui entoure encore l’idéal européen témoigne de la force de cette idée reçue selon laquelle l’Europe serait un exemple d’éthique et de promotion des droits humains tel qu’il mériterait qu’on lui sacrifie toute objection sur ses institutions ou son fonctionnement. Or, à y regarder de près, la Charte des droits soulève de graves problèmes éthiques sur lesquels se noue la fidélité, ou la trahison, de l’Europe à ses racines et à sa vocation. Sur ce point au moins, les chrétiens devraient être tous d’accord.

La Charte des droits fondamentaux, une question lancinante

Cette Charte n’est pas nouvelle. Elle a d’abord été proclamée par le Parlement européen le 7 décembre 2000 pour être annexée au Traité de Nice ; mais sans revêtir de portée juridique en raison de l’opposition de plusieurs États membres qui refusaient de s’y soumettre à cause, soit de leurs législations internes, soit de leurs mécanismes constitutionnels.

En dépit de leurs objections, elle avait été intégrée dans le dispositif de l’ex-projet de traité constitutionnel dont elle constituait le Titre II, et aurait acquis la même force juridique que lui s’il avait été adopté. Cette circonstance n’ayant pas été étrangère à certaines oppositions, les rédacteurs du traité de Lisbonne ont contourné l’obstacle : elle repart en annexe. En revanche, un article du traité stipule que « l’Union reconnaît les droits, les libertés et les principes énoncés dans la Charte des droits fondamentaux…, laquelle a la même valeur juridique que les traités ».

C’était un tour de passe-passe : la Charte recevra donc la même valeur contraignante que le traité de Lisbonne le jour où il entrera en vigueur. L’enjeu n’est donc pas minime.

Des lacunes et de graves ambiguïtés…

Selon le discours officiel, la Charte des droits fondamentaux ne serait que la transposition de la Convention européenne des droits de l’homme adoptée par le Conseil de l’Europe [2], à laquelle tous les États membres de l’UE sont également partie, moyennant quelques ajustements de rédaction. Ce n’est pas exact. Par exemple :

Le droit à la vie : l’article 2 de la Charte déclare que « toute personne a droit à la vie ». Mais les rédacteurs se sont délibérément abstenus de reprendre le texte de l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme qui comporte explicitement « l’interdiction d’infliger à quiconque la mort intentionnellement ». Cette différence de rédaction ouvre deux portes qui eussent du rester fermées :
  • La première valide la position des autorités européennes et la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, pour qui « l’enfant à naître n’est pas considéré comme une personne » ; il ne bénéficiera donc pas de la protection de la Charte pour ne pas revenir sur les lois autorisant l’avortement !
  • La seconde provient de la rédaction subjective donnée cet article (c’est un « droit à… »), donc un droit auquel on peut renoncer ou qui peut être modulé par la loi, laissant ainsi aux États la possibilité d’introduire l’euthanasie dans leur législation, comme le Luxembourg vient de le faire.

L’interdiction du clonage des êtres humains,
posée à l’article 3 de la Charte, ne vise que le but « reproductif » ; les auteurs de la Charte y font délibérément échapper le clonage à but dit « thérapeutique ». Comme si tout clonage n’était pas, par nature et non par intention, reproductif ! La différence de régime fondée sur l’intention de ceux qui s’y livrent ouvre la porte à toutes sortes de pratiques transgressives qui ont de beaux jours devant elles : recherche sur les embryons surnuméraires, diagnostic préimplantatoire, manipulations du génome humain, etc. Autant dire qu’est vaine la fausse frontière érigée par les mots vidés de leur sens. Là encore, la Charte régresse par rapport aux précédents instruments juridiques européens, en particulier la Convention de biomédecine du Conseil de l’Europe adoptée en novembre 1996, dite Convention d’Oviedo, qui interdit « toute intervention ayant pour but de créer un être humain génétiquement identique à un autre être humain vivant ou mort ».

Quant au mariage,
la dérive est encore plus perverse parce que moins visible. L’article 9 déclare que « le droit de se marier et le droit de fonder une famille sont garantis ». Mais la comparaison avec la Convention européenne des droits de l’homme révèle d’une part que la mention du sexe des conjoints (un homme et une femme) a disparu, d’autre part que les notions de mariage et de famille sont ici dissociées en deux droits distincts. En outre, la mise en œuvre de ces droits est renvoyée aux législations nationales « qui en régissent l’exercice ». Ainsi, la porte est ouverte à une double rupture au niveau européen : rupture au sein de la notion même de mariage qui ne suppose plus la différence de sexe entre les conjoints, et rupture entre mariage et fondation d’une famille.

… que risquent d’aggraver les dérives de la Cour de justice

En principe chargée de veiller au respect des traités, la Cour de justice a pris une importance considérable au fur et à mesure de l’extension des compétences de l’Union. Dépassant sa fonction régulatrice, elle a considéré que son mandat était de promouvoir, de définir le cas échéant, et de faire systématiquement prévaloir les normes européennes sur les normes nationales. Dans ce but, elle s’est arrogée l’exclusivité de leur détermination et a érigé en principes absolus leur primauté et leur effet direct. Ainsi, elle s’est transformée en une « machine à intégrer » par le droit.

Pour enrayer ces débordements qui ont donné lieu à des arrêts par lesquelles la Cour a sciemment empiété sur les compétences que s’étaient réservées les États membres dans le cadre du traité de Maastricht [3], les rédacteurs du traité de Lisbonne ont tenté introduit des garde-fous : 1/ en rappelant que les compétences de l’Union sont limitatives et ne doivent pas être élargies au détriment de celles des États qui sont de droit commun ; 2/ en supprimant l’article de principe qui, dans l’ex-traité constitutionnel, déclarait expressément que le droit communautaire prime celui des États membres.

Chassé par la porte, le loup rentre par la fenêtre : au traité de Lisbonne sont annexés une déclaration et un avis du service juridique du Conseil rappelant que cette primauté est consubstantielle au droit communautaire.

Or il est un principe que la Cour de justice fait primer sur tous les autres : le principe de non-discrimination. En effet, les traités en font un principe transversal, directement applicable non seulement aux politiques communautaires, mais aux États membres.

Initialement il visait les seules restrictions aux échanges et aux mouvements au sein de l’Union ; progressivement il a reçu une portée de plus en plus large, dans des domaines de plus en plus variés. Désormais inscrit à l’article 9 de la Charte et rédigé en termes très généraux, il acquiert une valeur universelle :
« Est interdite toute discrimination fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractéristiques génétiques, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle. »

Cette dernière mention, a été introduite à la demande des États qui ont légalisé le « mariage homosexuel » ou l’ « l’homoparentalité » et des lobbies qui militent en ce sens pour disposer d’un levier contentieux.

Le terrain est ainsi dégagé pour que la Cour, grâce à cette rédaction et en s’appuyant sur la conception idéologique qu’elle a de son rôle, contraigne les États récalcitrants à se plier aux revendications de ces lobbies, et aggrave le relativisme moral dominant.

L’enjeu des valeurs fondatrices

On l’a dit : aujourd’hui, au point où nous en sommes, l’enjeu européen n’est plus celui des institutions ou des politiques dans tel ou tel domaine. Il porte sur l’identité européenne, sur la fidélité de l’Europe à ses racines et sur le « primat des valeurs éthiques et spirituelles [4] » qui fondent la communauté de peuples et de nations que constitue l’Union.

Dès lors, à côté du test ultime d’identité que constitue l’adhésion de la Turquie [5], un second point critique se dessine assez clairement : priorité doit être donnée à l’abandon de cette Charte, fût-ce au prix du traité de Lisbonne, en dépit des aspects positifs qu’elle comporte par ailleurs. La reconnaissance de la liberté de religion, y compris dans ses manifestations publiques (article 10), de la liberté de créer des établissements d’enseignement et du droit des parents à assurer l’éducation de leurs enfants conformément à leurs convictions, y compris religieuses (article 14, au demeurant subordonné aux lois nationales qui en régissent l’exercice), l’énoncé de nombreux droits sociaux, incidemment mis sur le même plan que les droits humains fondamentaux, ne suffisent pas à la sauver.

Même si l’élection au Parlement européen n’a pas directement cet objet, tant que le traité de Lisbonne n’est pas entré en vigueur et qu’une marge de pression existe, il importe de s’en saisir à l’occasion du choix que les électeurs feront des listes qui bénéficieront de leurs suffrages.



[1] Cf. « L’appel lancé aux citoyens européens à l’occasion des élections européennes de juin 2009 », par le groupe Initiative de chrétiens pour l’Europe (IXE) au mois d’avril, collectif qui associe notamment les « Semaines sociales », divers mouvements d’action catholique, les EDC, le MCC, des présidents ou coordonateurs de conseils pastoraux ou diocésains, des religieux, etc.
[2] Le Conseil de l’Europe est une institution distincte de l’Union européenne. Cette organisation intergouvernementale, créée par le traité de Londres en 1949, compte aujourd’hui 45 membres dont plusieurs pays non européens, y compris la Turquie. Elle s’est spécialisée dans la protection des droits de l’homme par l’adoption d’une série de conventions, dont la plus connue et la plus importante est la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales signée en 1950. Les violations de cette convention peuvent faire l’objet de recours juridictionnels devant la Cour européenne des droits de l’homme dont les décisions contraignent les États membres, et qui a développé une abondante jurisprudence.
[3] Notamment l’affaire C-176/03 jugée le 13 septembre 2005 : cf. mon article « La Cour de justice contourne les traités européens : dormez braves gens", Décryptage, 26 septembre 2005.
[4] Jean-Paul II, exhortation Ecclesia in Europa, 2003, n.2.
[5] Cf. l’analyse publiée sur le thème « Europe et liberté » dans le n° 3 de notre Journal des européennes (version papier).

 

 

 

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Commentaires (6)

vicenzo (29/05/2009): Merci Monsieur Fr. LACOSTE LAREYMONDIE de cet article dont je partage complètement les termes, vous avez le don d'aller à l'essentiel avec sûreté, mesure et fermeté; je lis régulièrement vos articles sur ce site formidable de Liberté Politique (un merci collectif au passage à Monsieur de Saint Germain, à Monsieur Boutet, à Monsieur Jubert, etc.) toujours avec grand profit.

J'ai vu votre photo avec plaisir dans le récent n° de FC...plus sérieusement, ce petit article de vous dans FC m'a paru dire l'essentiel sur la crise économique actuelle, il vaut des tonnes de papiers inutiles déchiffrés ailleurs. La consommation frénétique ne veut pas se restreindre, le politique ne veut pas réguler la société, dire non à un désir...C'est le meilleur à mon avis...
Il faudrait faire une étude sur la jurisprudence de la Cour Européenne des droits de l'homme fa, le grand public (chrétien ou non) ignore jusqu' à quel point de refus des valeurs elle va...elle manque cette étude!
La lutte contre les dsicriminations que vous avez bien raison de mettre en avant est en effet devenu une valeur formelle envahissante, un levier qui fait sauter une à une les valeurs substantielles...et certains font toujours mine de ne rien voir...elle tétanise nos dirigeants et les élites occidentales, plus vous montez dans l'échelle sociale, plus la société est prise dans les glaces de l'inconstestatibilité sociale de ces fausses valeurs.
Oui, c'est incroyable cet européanisme chrétien qui s'entête encore aujourd'hui, typique d' une attitude plus large qui continue de postuler l'optimisme historique de principe et un rapport erroné au monde (cf. déjà la mise au point de MARITAIN dans le Paysan de la Garonne, en 1966...) au mépris de ce que disent pourtant beaucoup, beaucoup d' intellectuels non chrétiens (FINKIELKRAUT, TAGUIEFF, COMTE SPONVILLE, pour ne citer que quelques uns de ceux qui ont encore une étiquette "de gauche"...)
Nous sommes arrivés à une société nihiliste, qui à force de l'accepter et de le gérer, commence à verser dans l' imposture (Cf. la banalisation et la mondialisation de l'avortement, l'anti-morale sexuelle enseignée dans les écoles par le Plannig familial ou par les profs, l'eugénisme qui s'installe devant nos yeux, la non-éducation et la non-instruction généralisée de la jeunesse, l'indifférence au mal protéiforme qui met tout en crise, la famille, la jeunesse, le mariage, les moeurs, l'entreprise, le travail, la justice sociale, l'économie, la justice, le respect inconditionnel de la vie humaine, la santé mentale même, etc.) et ils seront les derniers à le reconnaître.
Cet optimisme de principe fait toujours impasse sur les vraies évolutions et ruptures historiques, et s'obstine à ne pas faire descendre son analyse jusqu'aux causes humaines des phénomènes sociaux comme y conduit normalement une bonne anthropologie thomiste...je suis d'ailleurs persuadé que le rejet et l'omission de la Sagesse réaliste et métaphysique proposée par l'Eglise à travers sa promotion du Docteur Commun (v. le même Paysan de la Garonne, d'ailleurs!, qui contient aussi un chapitre sur ce point) y est pour beaucoup...N'ayons pas peur en ces temps de bilan historique, ça, c'est positif!, d'expliciter le fond de notre pensée, c'est un service à rendre au monde.
Vous remarquerez que cela se recrute assez abondamment dans les milieux de la pensée économique et sociale d'étiquette chrétienne, ya -t-il une raison particulière ?
ed (29/05/2009): Je suis européiste et chrétien. J'estime que tout ce qui est dit dans cet article est vrai et juste. Pourtant, je pense que la Charte et le traité de Lisbonne, constituent une avancée vers une politisation de l'Europe. Les points évoqués, s'ils révèlent parfois une véritable intention de nuire à la morale et à la vie, ne constituent pas, selon moi, des reculs par rapport à la situation actuelle. On peut cependant parler d'occasions perdues. Et c'est par la politisation du "machin" communautaire que nous arriverons à faire entendre nos voix.
Donnons à l'Europe les moyens de nous entendre.

Philippe E. Pouzoulet (30/05/2009): Rappelons tout de même que le "tour de passe-passe" dont il est question ici est dû à Nicolas Sarkozy et à la majorité parlementaire UMP qui ont permis la ratification de la Charte avec le traité de Lisbonne, un peu plus de deux ans après le "non" au référendum : la charte aura donc force supérieure à la loi française dès que le traité entrera en vigueur. Mais il ne s'agit pas d'une surprise : le candidat Sarkozy a réalisé un engagement de campagne électorale. Ses électeurs devraient lui en être reconnaissants.

Pour mémoire aussi, rappelons que cette Charte a été négociée en bonne intelligence par les équipes Chirac et Jospin. C'est un pur produit de cohabitation.

Quant au bulletin de vote européen, il ne sert strictement à rien pour enrayer le processus d'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. C'est en toute "souveraineté" que la majorité parlementaire actuelle et le Président de la République nous ont engagés.

Je crois donc que la conclusion de l'article de F. de Lacoste-Lareymondie est inopérante car je ne vois vraiment pas où est la "marge de pression" : même si l'UMP ne faisait que moins de 15 % des voix le 7 juin, l'entrée en vigueur du traité ne serait pas entravée pour autant...

Le vrai problème, c'est que la question que soulève fort justement FLL n'est pas en débat. Elle ne l'est ni à l'UMP, ni au Modem, ni au PS parce que ces formations ont déjà basculé dans une culture politique euro-libertaire. De l'avis "off" d'un député UMP, il y a au maximum dix élus de ce groupe qui sont sur une ligne éthique rigoureuse à propos de la protection de la vie, du couple, de la famille. Cherchez-en au Modem ou au PS...Mme Morano n'est pas une anomalie, c'est la nouvelle "tendance". Elle aurait pu être ministre de Bayrou ou ministre de S. Royal.

Nous n'en sommes donc plus du tout à une question de lobbying...C'est la substance même du débat politique qui est atteinte car ce pays n'offre plus de vraie possibilité de choix parmi les partis de gouvernement,sur les questions majeures de société.

Par conséquent, je ne voterai pas le 7 juin parce que les élections au soviet suprême européen me semblent dépourvues d'intérêt et strictement sans incidence sur les choix politiques européens de la France. Nos politburos décident sans tenir compte de notre avis (voir le référendum de 2005).
Et d'ailleurs, la seule chose qui compte est le score des trois premières formations. Dès l'élection passée, tout le monde dans l'establishment politique parisien cessera de s'intéresser pour 5 ans au parlement européen.

Je vote utile : en pesant sur l'abstention pour que cesse cette mascarade, indigne des pères fondateurs du projet européen.














Le pèlerin Dominique (30/05/2009): Pourquoi devrons-nous allez voter, alors que nos dirigeants ont trouvé les moyens de faire adopter le projet de la constitution européenne, en le maquillant par le traité de Lisbonne ; malgré la majorité de non à cette constitution ?
Pascal (01/06/2009): Votre article est très bien et contrairement au commentaire de "ed", il s'agit bien d'un recul, bien plus encore, il s'agit d'un décrochage éthique pré-programmé, comme une bombe à retardement contre laquelle on ne pourra plus rien faire. En effet, nos gouvernants auront donné leur accord en signant le traité et il leur sera bien difficile de dire qu'ils ne savaient pas ce qu'ils ont signé... C'est donc au nom de nos dirigeants, et même en notre nom, puisqu'ils sont censés nous représenter (même si en 2005 le peuple a dit non à 54,6%...), que la cour de justice appliquera cette charte et déploiera sa culture de mort.

C'est pour cette raison également que je ne partage pas complètement les dernières lignes de conclusion de l'article. La seule position que l'on puisse prendre en tant que citoyen responsable est de voter pour des hommes et des femmes qui se positionnent très clairement contre la signature du traité de Lisbonne. Après, il sera trop tard, car rien ne sera négociable, puisque tout aura été accepté par nos dirigeants. Si nous votons pour ceux qui sont favorable au traité de Lisbonne, c'est très logiquement qu'ils le voteront en notre nom et en vertu de quoi pourrons nous exercer une quelconque pression ?

Étant donné la gravité des enjeux, nous n'avons pas le droit à l'erreur.

Pascal
Trophyme (06/06/2009): A Mr Pouzoulet et consorts
1° les absents ont toujours tort ; or les abstentionnistes sont non seulement absents mais théoriciens de l'absence ; on a vu (fin 19ème siècle) où a mené cette tare qui semble donc profondément enfoncée dans une partie du monde catholique français (et chez des gens intelligents, ce qui est encore pire) ; où ? aux poubelles de l'histoire
2° pourquoi ne faites-vous pas votre devoir, en votant pour une des listes qui vont dans le bon sens (il y en a au moins 4 !) ; certes, vous vous retrouveriez en compagnie de pauvres types, et aussi d'abonnés aux scores minoritaires, etc... mais est-ce que cette humilité(liation ?) ne vaut pas mieux que la superbe abstention dont vous vous vantez (et qui m'apparait comme une affreuse déresponsabilisation)

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