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Décryptage

Les faux-porteurs d’humanisme, ou de qui se moque-t-on ?

5 Février 2010 | Fr. Thierry-Dominique Humbrecht op*

Ce qui nous caractérise, nous, post-modernes occidentaux, c’est l’inconsistance des propos et l’incohérence des comportements, avec, toutefois, une épaisse couche de bons sentiments, pour faire de ces gravats une sauce. Nous continuons, par exemple en France, de donner des leçons d’humanisme à la Terre entière, et nous oublions de nous en donner à nous-mêmes.


Comment ose-t-on se croire porteurs d’humanisme, avec plus de six millions d’enfants avortés (trois fois la population de Paris), légalement dépecés dans le sein de leur mère, au mépris de cette déclaration des droits de l’homme, pourtant brandie à tous propos, que toute personne a le droit à la vie ? Quel futur proposer aux jeunes – par ailleurs rescapés de ces avortements, de la contraception et de l’eugénisme –, quand des millions de personnes se font stériliser (par exemple en Allemagne ou aux États-Unis) ? Comment ose-t-on répandre sur la société une nappe aussi écœurante de politiquement correct et de moralement consensuel, quand la plupart des personnages politiques, qui nous gouvernent ou le voudraient, ne cessent d’afficher leur ego à petit budget, leurs querelles lamentables, leur bi- ou leur trigamie factuelles, sans compter les palinodies de leurs discours et leurs reculades programmées sur les questions éthiques ?

Le spectacle continue

Comment les médias en chœur (car la liberté de penser consiste ces temps-ci à produire partout les mêmes argumentaires, du moment que ceux-ci se décident dans les cocktails de la Rive gauche) osent-ils reprocher à Pie XII son silence, lui qui a sauvé tant de juifs, n’ayant, pour étayer leurs sarcasmes, en fait de pièces à conviction, que la pièce de théâtre d’un auteur par ailleurs révisionniste (merci, inattendu Bernard-Henri Lévy, de l’avoir rappelé) ? Qui sauvent-ils eux-mêmes, en ce moment, ces brameurs de vide, sauf leur pathétique audimat ? Pour qui mouillent-ils la chemise, ces tartuffes, hormis de se sentir transpirer sous les projecteurs ? Pas pour combattre les contre-vérités, pour lesquelles la postérité risque de nous juger aussi sévèrement que nous jugeons dans nos fauteuils tant de bourreaux ou de lâches du passé ; certainement pas non plus les victimes de catastrophes naturelles, après quelques jours bien remplis de compassion télévisée puis oublieuse : le spectacle continue !

La France, pays de liberté, risque de bientôt sanctionner par des lois toute parole non prévue dans telle circonstance ou toute indignation qui n’est pas dans l’air du temps. La police des mots et des idées est en marche. À tel point qu’il va falloir suivre les évolutions de près, pour ne pas se tromper, à une semaine ou deux d’intervalle, entre ce qu’il est bien vu de dire et ce qu’il faut continuer à taire. Quant au dialogue, malheureusement, il n’est souvent que le discours monologuant des responsables sourcilleux de leur pouvoir et autistes face à leurs interlocuteurs, ou bien le signe d’un malaise sur les valeurs auxquelles ils sont censés croire encore et qu’ils bradent sans plus les connaître.

Non, ce n’est plus d’humanisme qu’il faut parler, pas même d’humanité. Ceux qui nous dirigent font-ils montre d’une certaine qualité humaine, d’une noblesse de cœur, d’une haute culture, d’un courage médiatique ordinaire, d’entrailles ? Entre mots d’ordre et compromissions, il faut se contenter d’un minimum. Certes, ce n’est pas le chaos, tout n’est pas corrompu, gouverner est difficile, nous vivons sur la lancée d’un pays de droit, il y a de beaux restes. Quant aux convictions spirituelles, elles sont publiquement étouffées, moquées lorsqu’elles sont chrétiennes, et livrées à ce que les rapports de gendarmerie permettent d’en tolérer sans risquer les émeutes des banlieues ou les vapeurs citadines.

Nommer les choses

Nul n’est parfait, mais le citoyen de base aimerait respirer un air moins asphyxié et rester fier de ses élites, toutes opinions confondues, de droite et de gauche, dans un pays qui se croit encore démocratique. Il s’en faudrait de peu, tant un zeste de courage suffirait, et qui serait même payant d’un point de vue électoral. Le chrétien, lui, aimerait vivre sans être montré du doigt, à l’école (même catholique) ou au travail (sans voir freinée sa carrière). Quant au prêtre, réduit à l’humilité de sa condition et souvent au dénigrement public, il pleure en silence sur l’engourdissement de ses contemporains, adonnés au loisir et à l’oubli de Dieu. Il côtoie par profession les arrière-boutiques de cette apostasie et se désole de ne pas pouvoir en soulager toutes les misères. Il voit le délitement d’une civilisation riche à crever et aveugle sur ses forfaitures, mais qui conserve de bon ce que le christianisme lui a, en deux mille ans d’efforts, instillé ; sans oser se l’avouer, bien sûr. Car du message chrétien ne reste plus que le socle humaniste supposé commun à tous, et, de celui-ci, ce que nos estomacs spirituels rétrécis peuvent en supporter.

Sans un peu plus d’honnêteté (je n’ose dire de recherche de la vérité, il ne faut pas exagérer), les gosses de riche finiront sur la paille, détroussés par les anciens pauvres, reniés par leur maigre et recomposée descendance, mais ce sera trop tard. Le sursaut social n’est pas politique, il est d’abord spirituel. Il suppose une conversion. La conversion est décision de se tourner vers ce Dieu qui seul peut encore nous sauver. Elle est aussi de nommer les choses de leur vrai nom : culture de mort, culture de vie. Car, lorsque Dieu n’est plus exclu, l’humanisme reprend ses droits. Avec les changements que cela implique.


 



*Religieux dominicain, philosophe, couvent de Bordeaux. Dernier ouvrage paru : Lire saint Thomas d'aquin (Nlle édition), Ellipses, déc. 2009.

Photo : Forumdesjeunes.com

 

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Commentaires (13)

Dorine (05/02/2010): Hé bien, c'est ce qu'on appelle taper du poing sur la table! Si je peux me permettre d'en rajouter sur vos prévisions funestes, je dirais que le fonctionnement de la société, car je n'ose accuser seulement nos gouvernants, ne s'en prend pas qu'aux embryons ou foetus. Nous sommes aussi confrontés de plus en plus au refus de soins les plus élémentaires à la personne jugée trop âgée ou trop "débile" dans son corps.
repos&detente (05/02/2010): Il ne faut pas se tromper sur le sens du mot "humanisme" et peut être lire Henri de Lubach, "le drame de l'humanisme athée".
Dans un autre registre, Volkoff avait relativement bien analysé la dialectique des totalitarismes dans "La désinformation : Arme de guerre", où l'art d'imposer un langage qui n'a pas de sens à tout le monde pour bloquer toute velléité d'opposition.

Les régimes matérialistes, marxistes et nazies, ont fait beaucoup de tort à nos sociétés occidentales de ce point de vue et je situerai volontiers l'émergence de la "communication" moderne à cette période. Goebbels disait qu'un mensonge répétait mille fois devient une vérité. C'est on ne peut plus vrai aujourd'hui... jusqu'à un certain point limite, qui est celui de la docilité du peuple, docilité qui tient plus à une sorte d'intérêt bien compris qu'à autre chose. Tant que vous êtes payés et que vous avez votre confort, à quoi bon chercher à faire évoluer une situation qui vous profite bien?

Pour le reste, je partage plutôt votre opinion, si ce n'est qu'elle déresponsabilise un peu trop le "citoyen de base". Je pense que l'on a aussi les élites que l'on mérite, que la langue de bois est aussi celle du "citoyen de base" et que le citoyen de base a plus de pouvoir qu'il ne l'admet généralement. L'épisode de la grippe A suffit pour s'en rendre compte.

La question ultime est de savoir si une civilisation batie sur mille ans de chrétienté peut survivre à la disparition de ses fondations. Cette question concerne autant le citoyen de base que l'élite - citoyen de base qui est souvent bien content de s'être débarrassé de principes moraux et d'une certaine culpabilité inévitable au regard de sa conduite par rapport à ces principes qui n'est pas mauvaise mais est plus lourde à porter que la frivolité et le relativisme moderne.

Le discours actuel sur la laicité, la tentative de s'appuyer sur les valeurs de la République, me semble peu crédibles comme substitut à un système religieux qui avaient quand même une certaine solidité! J'ai donc tendance à penser que non, mais rien n'est moins sûr. Les romains ont fini par céder aux barbares. Reste à savoir où sont les nouveaux barbares et quelle est notre capacité à leur résister.
Philippe E. Pouzoulet (05/02/2010): Re-quin-quant. Un vrai coup de booster pour l'entrée en Carême.

Il en faudrait quelques-uns comme cela de la part de l'épiscopat pour recadrer les débats et dégonfler les baudruches. C'est le moment: on reproche suffisamment à Pie XII de n'avoir pas assez parlé, et pas assez fort...

Exemple : le gouvernement fait la politique abortive du Planning Familial (voir article de Tugdual Derville) ; et une fois de plus, ce serait le silence radio à la conférence des évêques ?
Précédent: les évêques américains, eux, interviennent, crosse en avant, et tous ensemble, dans le débat sur la réforme de la santé pour qu'on protège la vie...Ce n'est pas une question d'humanisme, mais de pure humanité. Humanité de l'embryon. Ah, les bons évêques...




KIEFFER (06/02/2010): EXCELLENT !!
Camille (06/02/2010): A Philippe Pouzoulet : silence radio? Avez-vous au moins écouté l'interview de Mgr Vingt-Trois ce matin sur Radio Notre Dame? Il y aborde justement entre autre cette question de l'avortement, de la ontraception, et des subventions publiques en ce domaine... Avant de critiquer les évêques, encore faudrait-il les écouter quand ils parlent...
http://www.radionotredame.net/audio/entretienducardinal/entretienducardinal_20100206.mp3
Jean-Marie Achéritéguy (07/02/2010): Bon, cher ami, cher frère, merci pour ces mots.
Je veux bien revêtir l'habit épouvantail du désespéré qu'on s'empresse de qualifier de pessimiste, autant dire de pestiféré. Mais ce monde, l'esprit de ce monde me fait horreur, pas seulement horreur comme on a horreur du mauvais goût ou de l'odeur de tabac froid, il fait de moi un apatride et me tient en exil en ses murs. Je suis catholique, je cherche Jésus tous les jours, je prie dans les larmes et dans la désespérance qui espère quand même contre toute mort, je sais que je suis fondamentalement rien du tout et fragile, et je sais que je ne peux pas prendre appui pour respirer sur une société gagnée à la culture de mort. Ce que je voudrais dire est que pour moi la vie n'est plus possible. Il y a un lien invisible et néanmoins certain entre la fuite devant la mort et la culture de mort. Ces temps sont infernaux, je le pense depuis ma chair et mon âme qui ne sont plus qu'un cri. Nous n'en sortirons plus avec des mots emplis de bonnes intentions. L'heure est au martyre. Pour ma part, dire que je souffre à des frères catholiques est déjà une épreuve car "tu éloignes de moi mes amis, mes familiers" ps. 88, et y ajouter ma vision angoissée des temps présents me rapproche parfois d'une forme de martyre. Mais je ne peux plus faire autrement que de crier que nous sommes foutus si nous ne nous convertissons pas A PARTIR de notre pauvreté, péché et souffrance, qui est notre seule richesse, celle qui, m'a-t-on si souvent enseigné au début de ma conversion, attire irrésistiblement la Miséricorde. C'est notre cri venant de nos entrailles qui bouleverse les entrailles de Dieu. Crions, pleurons, lamentons-nous, supplions, cela fait la gloire de Dieu car nous attendons alors notre vie de sa grâce. La mort ne reculera que devant notre misère acceptée et assumée, bienheureux pauvres de cœur qui connaissent et reconnaissent qu'ils n'y arrivent pas. Au secours Seigneur nous périssons ! Et si Jésus me reproche mon manque de foi, je tomberai d'amour dans ses bras, parce que je sais qu'il aura aussi intimé à la tempête et aux forces de mort de se taire. Viens Seigneur Jésus ! J'ai besoin que tu m'aides, que tu nous aides.
Rémy BERT (07/02/2010): Magnifique et courageuse démonstration. Merci Père Humbrecht de ce souffle de fils de Saint Dominique !
Soljenytsine avait intitulé son fameux discours à Harvard: "le déclin du courage". Il avait osé attaquer les américains là où ça fait mal: sur le "politiquement correct". Il est parti pour le Vermont et jusqu'à son retour en Russie, bien peu de micros lui ont été tendus...
Le vrai problème n'est-il pas là ?
Il n'y a plus de courage. Les medias disent le bien et disent le mal et les politiques s'inclinent, terrorisés à l'idée de détoner par rapport à l'ambiance, de faire l'objet d'une critique du Canard enchaîné ou de TF1...
Même le pouvoir électoral (de moins en moins sollicité) du peuple soi-disant souverain finira par disparaître, puisqu'il suffit de décréter qu'il a mal voté (cf. le traité de Lisbonne) pour qu'on se passe de lui, ou bien, comme en 2002 que ce n'est plus de la démocratie mais du populisme et que l'on ressort "les pires heures de notre histoire"...
ermort (08/02/2010): Un petit extrait d'une nouvelle écrite en 2004:

"Lui qui avait risqué sa vie, maintes fois, pour protéger celle de personnes plus démunies que lui, avait vu avec satisfaction l'abolition de la peine de mort. Mais il s'était profondément désolé des lois autorisant l'avortement, d'abord par opération chirurgicale, puis plus insidieusement, par le biais de petites pilules d'apparence rassurante, qui transféraient sur la mère toute la responsabilité (on pourrait même dire toute l’irresponsabilité !), y compris celle des personnels pudiquement appelés "soignants". En 1997, on comptait dans le monde plus d'un milliard d'enfants éliminés ainsi, tout à fait légalement. C'était tout bonnement révoltant. Le plus ignoble des holocaustes. Quelle infamie !

"Puis, quelques années après l'an 2000, l'euthanasie avait été légalisée, et petit à petit imposée. Les générations actives avaient réussi à faire voter, par une majorité de députés d'âge actif, des lois qui protégeaient de moins en moins les vieillards que les progrès de la science gardaient en vie de plus en plus longuement. Les personnes âgées avaient donc perdu le droit de vote après 75 ans, puis on avait drastiquement réduit leurs retraites…

"Et puis, ces générations actives étaient majoritairement composées de personnes "non natives". L'écroulement de la natalité avait imposé une immigration massive. Des millions d'hommes et de femmes s'étaient rués sur la vieille Europe, et en avaient pris les commandes. Mais ils n'avaient guère l'intention de bosser dur pour financer des retraites à des vieillards qui n'étaient ni de leur religion, ni de leurs cultures… et qui, des décennies durant, des siècles même, les avaient nargués du haut de leur Occident…

"Alors, dans la suite logique, on avait quasiment imposé l'élimination des sujets invalides. Ils coûtaient tellement cher à une société dont la pyramide des âges ressemblait à un menhir lancé par Obélix, ayant atterri sur la pointe. Même sans l'accord de la famille, n'importe quel médecin pouvait décréter "une mort digne" en faveur de ces personnes qui souffraient et n'intéressaient plus grand monde, voire personne.

"Les maisons de retraite avaient quasiment disparu. Et celles qui restaient n'étaient pas sûres : beaucoup de vieillards valides y entraient… pour quelques jours seulement.

"Devenir clochard, il ne fallait pas y songer. Il serait vite ramassé par des services sociaux pléthoriques, et, au vu de son âge, dirigé vers un des hospices officiels… antichambre des services d'euthanasie. Sous prétexte d'un examen de sang, on lui inoculerait une dose létale.

"Cette société se marchait vraiment sur la tête. Elle interdisait toujours la peine de mort, quoique la discussion fut remise à l'ordre du jour, depuis peu, par les conservateurs sécuritaires qui gagnaient en audience de jour en jour. Mais elle tuait les vieux, les handicapés, les enfants non désirés… Ces pensées mettaient Léonin dans une rage douloureuse. Il y pressentait le suicide organisé d'une civilisation… Dire que, moins d’un siècle plus tôt, des millions d’hommes et de femmes étaient morts pour débarrasser l’Europe de telles vilenies…
Philippe E. Pouzoulet (08/02/2010): A Camille.
Je reprends le clavier pour vous répondre car la précision est capitale.
Vous m'avez mal lu...Ce qui compte à présent c'est une mobilisation COLLECTIVE de TOUS les évêques de France à la mesure des périls et des dérives de l'IVG qui prennent un tour catastrophique avec la diffusion de l'IVG "furtive" par voie pharmaceutique. Une véritable peste pour les jeunes femmes.
J'écoute comme vous les déclarations des plus courageux de nos évêques. Toujours les mêmes d'ailleurs...Et je ne peux comme vous que rendre hommage à l'engagement personnel du cardinal Vingt-Trois qui est un réconfort. Ce sont des initiatives très importantes mais qui ne font que mieux ressortir les divisions du collège épiscopal. Il faut oser le dire tout haut. Une maison divisée ne tient pas. Aux Etats-Unis, cela fait plus de 20 ans que les évêques se mobilisent pour soutenir les laïcs. On commence à voir les fruits : la culture de vie est en train de refleurir outre-Atlantique.
L'Eglise ne peut plus se permettre d'être "plurielle" sur un sujet aussi essentiel, alors que le discours du Magistère est parfaitement clair et opérationnel. Les catholiques français ne peuvent plus se contenter de cette carence et doivent le dire. Faudra-il faire repentance dans 50 ans pour ces silences ?
C'est pourquoi l'heure n'est plus du tout aux "larmes" comme le dit l'appel d'ADV. L'heure est à la mobilisation de toute l'Eglise. Par exemple, vous trouvez cela normal que les Marches pour la vie ne soient soutenues que par une trentaine d'évêques dans toute la France ? Grand merci à ceux-là, mais pour les autres, je trouve cela consternant.

Les évêques sont la conscience de la nation et cette conscience n'aura une chance d'être entendue (à commencer par les chrétiens) que si elle s'exprime d'une seule voix et avec une mobilisation continue qui doit se faire sentir jusque dans nos paroisses.



Jean-Paul (08/02/2010):
bonsoir
si cela peut faire réfléchir
je me permets d'envoyer votre article
à quelques personnes sans votre photo
aux sdf malheureusement je ne pourrai leur donner par internet
Tsinapah (09/02/2010): Un bel article, cependant je ne vais m'attarder que sur ce qui me chagrine et non la majorité qui me plait ... :-)

Comment peut on dire "Car, lorsque Dieu n’est plus exclu, l’humanisme reprend ses droits. Avec les changements que cela implique." Alors que c'est l'Humanisme qui a chassé Dieu durant les ténèbres qu'on appelle Lumières ?

Le Protestantisme n'est t il pas l'engeance de l'Humanisme?

L'humanisme même "Chrétien" n contesta t-il pas l'autorité de la Sainte Eglise ?

Quand nous entendons les Humanistes dire et parfois pour ce qu'ils croient être le bien commun que l'homme est le sujet et le but de toute vie sociale, n'est ce pas en contradiction avec Pie XI affirmant que "le Christ Roi est le sujet et le but de toute vie sociale" [Quas 18-19] ou encore "Le Christ Roi est le centre et le sommet de toutes choses" [Quas 19]

Les humanistes ne cherchent qu’à justifier l’Homme pourtant le Pape Paul III affirme que « Par le baptême, l’homme est justifié instantanément »

Le bienheureux Pie XII n’a-t-il pas dit « L'humanisme est dangereux et détourne les esprits ». Dans son Encyclique : Mediator Dei.

Quand bien même qu’on me justifierai que l’Eglise est une association humaine j’argumenterai par Léon XIII citant son Encyclique Satis Cognitum : »C'est une erreur gravissime de considérer l'Église comme une institution humaine ».

L’humanisme et la Conscience humaine a été condamné dans l’Encyclique de St. Pie X Pascendi Dominici Gregis


Alors mon Père, bien que je sois d’accord avec beaucoup de votre article, je serais tenté de dire que votre dernière phrase serait mieux formulée par « Si Dieu n'est pas exclu il n'y a plus d'humanisme »

L’Humanisme dès sa conception est en rupture fondamentale, ses nouvelles conceptions de l’Homme résultent en une affirmation des Etats et des individualités et à la remise en cause de la Sainte Église. C’est une doctrine contre Dieu, contre Notre Sainte Mère l’Eglise !
THIEUMA (11/02/2010): Merci père HUMBRECHT pour cette analyse en vérité, et je ne peux m'empêcher d'évoquer également les prises de position courageuses de beaucoup d'évêques américains sur ces sujets de défense de la vie de son début jusqu'à sa fin puisuq'ils vont jusqu'à refuser la communion aux personnes qui ouvertement et publiquement bafouent l'enseigenment de l'Eglise, il aurait été souhaitable que cela se passe aussi lors de la célébration officielle des funérailles de P SEGUIN !!!!!
Colette (17/02/2010): Un grand merci pour ces mots auxquels je souscris complètement et qui me vont droit au coeur. Mon mari et moi nous sentons si souvent seuls quand nous osons nous exprimer comme vous le faites et même pour beaucoup moins que çà! Mais il faut rester dans l'Espérance et prier pour oser! Je suis maintenant grand-mère et je pense beaucoup à l'avenir de mes petits-enfants dans ce monde barbare. merci encore!

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