Décryptage
Michael Jackson : la mort de la panthère blanche
30 Juin 2009 |
« Michael Jackson est mort ! — Michael qui ? » On se demande quel chrétien assez retiré du monde peut être aujourd’hui assez fortuné pour ignorer ce onzième commandement de la société spectaculaire : tu n’adoreras que l’idole du pop, tu n’adoreras que la panthère blanche, tu n’adoreras que l’archétype platonicien de la société post-historique.
On peut toujours s’en moquer, me répondra-t-on avec ironie… Je crois que justement dans cette histoire, seuls les esprits éclairés se préoccuperont de ce phénomène crépusculaire.
Commençons par l’envers, par sa disparition : plus rumeur que moi tu meurs ! A-t-il été tué par ses médecins ? S’est-il suicidé pour éviter une épuisante tournée ? S’est-il mal médicamenté par mégarde ? L’un de ses créanciers lui en aurait-il voulu à la veille de ses concerts tous préachetés ? Toujours est-il que sa mort est incompréhensible, comme la guerre en Irak, comme la chute de l’Airbus de Rio, comme l’affaire Madoff et le reste (la pandémie, le tsunami, les subprimes…). Le Pierrot lunaire et planétaire s’en est allé et nous devons tous faire comme si Ben Laden faisait du saute-chameau dans le Karakorum… dont acte. Pleurons en chœur avant de bombarder l’Iran !
J’ai dit qu’il était endetté, j’ai déjà parlé de la dette immonde (debitum, le péché dans notre Pater), dont « Jacko » était recouvert jusqu’au cou, jusqu’à la nausée… Il avait beau avoir acheté à bas prix le catalogue des vieux briscards de Liverpool (dont la figure de proue avait aussi mal terminé), il dépensait désespérément plus qu’il ne gagnait : trois millions de dollars ou plus, mensuellement s’entend. Michael était l’archétype du ménage dérangé et surendetté, l’acheteur compulsif, le Sganarelle ahuri de la société de surconsommation. Les gouvernements surendettés de nos démonocraties, les ménages immobilisés à vie par leur immobilier à 100 dollars se reconnaîtront bien sûr dans ce capitalisme de catastrophe et attendront encore longtemps pour leur rédemption, le rachat de leur faute.
Et puis notre modèle était exemplaire : il voulait vivre dans un parc d’attractions entouré d’enfants. L’âge mental était resté de douze ans, sans doute moins. Il fallait des palmiers jaunes, des kangourous bleus et des éléphants verts, et ensuite touchoter des enfants dont les parents cyniques extorquaient ensuite des millions de dollars pour ne pas aller jusqu’au procès…
Multiracial
Jacko était méchant, cela s’entend, sous son vernis pédomane et humanitaire : il devient l’icône multiraciale des années Reagan (qui se réclamait de John Wayne ou Bing Crosby…) en insultant la Dirty Diana, en célébrant la lycanthropie dans Thriller (filmé par John Landis, le plus sinistre cinéaste de l’époque), en intitulant ses albums Bad (« le Mauvais ») ou Dangerous… Que demander de mieux ? Notre entité astrale et paradigmatique invente aussi le moonwalking, danse lunatique et spectrale, sur fond d’hymne au smooth criminal (« le criminel suave ») qui mieux qu’aucune autre précipite l’avènement de l’homoncule virtuel et viral : un Charlot revisité par le regretté Baudrillard.
J’ai dit multiracial : le mot ne fait plus recette, et ce, grâce à l’icône défigurée, qui a imposé en dix ans le métissage planétaire et la destruction au morphing et à la chirurgie esthétique de toutes les cultures, y compris des tiers-mondes.
L’homme-phare de la décennie financière a symbolisé cette confluence culturelle généralisée d’où ne surnageraient que l’adoration du fric et la pleurnicherie humanitaire (« We are the world »…). Lui-même, en se blanchissant lunairement, n’a fait que nous montrer le prix à payer pour l’engagement égaré de son âme dans ce domaine. Car on a bien l’impression d’un sacrifice humain dans cette histoire : et si Jacko avait payé pour d’autres sub-crimes ?
***
Commentaires (24)
Un grand artiste est mort, l'un des meilleurs du XX siècle ayez la délicatesse et la raison de le reconnaître.
Mon Dieu, à moi, il est mort pour Tous, et surtout et que pour les pécheurs !!! alors je ne comprends toujours pas votre façon de voir ????
- pitié, car il était mal dans sa peau, qu'il aurait voulue blanche ;
- pitié dans sa sexualité, avec tous ses errements ;
- pitié dans son existence même, car il voulait vivre sous une bulle d'oxygène ;
- pitié financièrement, car il meurt ruiné.
- Il n'y a que dans le domaine musical où il se sentait bien !
Paix à son âme, certainement torturée jusqu'à son dernier soupir !
Je vois en Michael Jackson un innocent crucifié.
Je vous laisse à méditer ses propres paroles qu'il avaient confiées à Gonzague Saint-Bris lors d'un voyage en Afrique, en 1992. Il citait un vieil adage indien : " Ne jugez pas un homme tant que vous n'avez pas marché deux lunes d'affilée dans ses mocassins".
Et je rajoute une parole de Jésus : " Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés ; remettez, et il vous sera remis" Luc 6, 36-37.
Priez pour lui. Merci
Sur son album « Dangerous »il y a la photo d’un homme qui s’appelle Antony Livey. Il a compilé un livre: « La bible Satanique ». C’était en 1971. Et il est connu comme étant le premier « pape noir » (prêcheur du diable) aux Etats Unis.
http://www.lesubliminal.fr/citations_d_artistes_104.htm
Sur le lien ci-dessous, on peut entendre des enregistrements inversés de musique de Michael qui sont éloquents..."
Je reviendrai !
Dans le langa afro-américain "bad" veut aussi dire "génial".
Michael Jackson est mort, paix à son âme. Michael Jackson a écrit quelques belles pages musicales certes, mais ceci n'efface pas les dérives de son comportement qui n'a rien de très chrétien.
Le dénoncer n'a rien de choquant. bien au contraire c'est faire preuve de lucidité en ne cédant pas à la culture de l'apparence et aux délires médiatiques qui ont entouré sa mort.
Je n'ai pas envie d'écrire plus à propos de votre torchon : on parlera de Mickael Jackson encore des lustres et des lustres mais qui parlera de vous et de votre torchon ?
Vous faites pitié, je vous laisse à votr article miteux écrit avec les pieds et qui attend les éloges ou les critiques. Vous devez penser que vous êtes un futur prix nobel ! LAISSEZ-MOI RIRE !!!!!
J'ai pitié pour vous, allez en paix tout de même et comme je suis croyante , je prierai pour vous...hahahahaha
Le seul fait d'évoquer cet individu débile, corrompu, san aucun intérêt, totalement fou dans votre rubrique est surprenant !
Comment évoquer un tel fait qui n'est même pas un fait divers tant cet individu est insignifiant, est un non évènement ?
J'ai entendu à la radio qu'hier les médias avaient retransmis son dernier show pendant des heures et des heures ! oh que j'étais bien loin de la télé et de toutes ces futilités !
et si ce que j'ai entendu est vrai, vraiment les médias n'ont pas grand chose à se mettre sous la dent
Oh
Un petit addenda: la culture de mort médiatique a encore frappé: has-been quasiment ruiné avant sa mort, MJ n'a jamais vendu autant d'albums que depuis son décès, comme si, mort, on était plus intéressant que vivant. En tant que salarié d'une grande surface spécialisée en produits culturels, je peux témoigner que ceci se produit au décès de chaque personnalité artistique (quoique jamais avec une telle vigueur). Notre époque est celle des vautours, nous sommes dressés à l'être.
A 3min43 : http://www.youtube.com/watch?v...re=related
A 4min50 http://www.youtube.com/watch?v...re=related
Son humilité et son amour vienne du comportement de Jésus, il a reçu le saint esprit.
un site de chrétiens américains qui connaissent mieux sa vie spirituelle que les tabloïd qui veulent se faire de l'argent: http://blog.christianitytoday....l_jac.html
vous comprendrez beaucoup de choses sur Michael et d'où vient son amour pour les autres.
- Michael est bien mort d’une intoxication aiguë au propofol, un puissant anesthésique qui est uniquement destiné à être administré pendant une intervention chirurgicale majeure.
- Michael souffrait bien du vitiligo , une maladie qui dépigmente la peau et se caractérise par l’apparition de tâches blanches un peu partout sur le corps.
Tout ceux qui doutaient de Michael Jackson lorsqu’il affirmait cela avec force sont donc aujourd’hui bien obligés de reconnaitre qu’ils se trompaient.
- Non, Michael ne pesait pas 49 kilos lorsqu’il est mort. Son poids était d’environ 61,5 kg.
Michael avait bien perdu plusieurs kilos suite aux répétitions de ses concerts de Londres [cf. News du 28/07/2009]. Mais à l’heure où la vérité est censée éclater au grand jour, il est nécessaire d’admettre que sur ce point précis Frank Dileo était dans le vrai.
Il a plusieurs fois démenti les affirmations selon lesquelles Michael ne pesait que 49 kilos [cf. son interview du 01/08/2009]. Il a été accusé de mentir à ce sujet.
Or , sur ce point là , il faut reconnaitre que Dileo avait raison et surtout que l’on était plus proche de la réalité.
Il ne s’agit pas pour nous de refaire le procès ou de nous transformer en médecins légistes mais de comparer ce qui a été dit au moment de la mort de M. Jackson avec les nouveaux éléments issus de sources officielles et aujourd’hui portés à la connaissance du public. L’objectif est de revenir à la réalité et de tourner le dos aux rumeurs.
Sources : Gather.com / MJLegend




Merci de me répondre.