Spiritualité
La scène est saisissante : dans le film catastrophe 2012-La fin du monde, sous le Jugement dernier de la chapelle Sixtine, les cardinaux en prière espèrent une improbable issue. Quand survient le tremblement de terre annoncé, une faille zèbre symboliquement la voûte fameuse, entre le doigt de Dieu créateur et celui d'Adam. Adam s'éloigne de Dieu dans un fracas épouvantable — toute une catéchèse... pour revenir au catéchisme !
« Faites-le passer à tout mon peuple [1] ». L’homme courbé avance à pas hésitants, sa canne le soutient vaille que vaille. Malgré le vent, il accroche son béret qu’il enlève par respect pour la Dame qu’il vient prier. Il cale méthodiquement sa canne et se met à genoux sur l’étroit banc de bois.
Comme répondrait monsieur Jourdain, si on lui demandait de résumer d’un mot les trois lectures de ce dimanche (Jérémie 23, 1-16 ; Éph. 2, 13-18 ; Marc 6, 30-34) : « Il y a du mouton dedans. »
En cette année 2009, chacun est préoccupé par la crise financière et économique, qui touche le monde entier et particulièrement les plus fragiles. Bien sûr, l’Église, en tant que telle, « n’a pas de solutions techniques à offrir » (Jean-Paul II, Sollicitudo Rei Socialis, n. 41), elle propose cependant des pistes de réflexion solides et réalistes par sa doctrine sociale, développée et approfondie de Léon XIII à Benoît XVI.
Je l’appellerai Sam pour les besoins de l’histoire. C’est un vieux monsieur tout-à-fait délicieux, une petite note d’humour dans le coin des lèvres et une grande bonté dans le regard. Il est l’habitué de nombreux groupes de prière et représente bien ce qu’on a fait de mieux dans l’Église de ces dernières années.



