Justice
Un communiqué du garde des Sceaux en date du 26 juillet annonce la fermeture de 9.000 places de prison vétustes et l’ouverture de 14.000 autres, modernes, d’ici décembre 2017. Des établissements jugés inadaptables, au nombre de 23, seront fermés. 68.000 places de prison seraient alors disponibles. L’annonce de cet important « plan de modernisation » incite à faire le point sur l’état et l’évolution du système carcéral français.
Le président de la République est un homme pressé ; il aime aussi bousculer ses interlocuteurs et faire sentir son pouvoir de décision. Cela ne suffit pas à expliquer le tollé qu’a suscité le discours qu’il a prononcé lors de l’audience solennelle du début d’année de la Cour de cassation.
Sans partager toutes les options du gouvernement en matière de justice et de politique pénale, il faut reconnaître que la détermination de Rachida Dati dans sa lutte contre la récidive criminelle est courageuse. Le garde des Sceaux fait d'ailleurs l’objet d’attaques de plus en plus haineuses dans le monde judiciaire.

À raison d’une réforme de la procédure pénale tous les dix-huit mois, l’actuel gouvernement n’a pas ralenti la moyenne enregistrée depuis vingt-cinq ans. Symptôme d’un mal profond qui gangrène la société française et s’aggrave d’année en année.



