Europe
Il ne fait aucun doute que la Grèce sortira de l’euro à brève échéance. Les solutions qui pourraient permettre de l’y maintenir sont toutes exclues. La première serait que l’Europe garantisse la dette d’État grecque qui ainsi deviendrait une dette de toute l’Europe. Le règlement de l’euro ne le permet pas et cela pour des raisons évidentes : le précédent serait inacceptable.
Par un référendum appelé chez eux « votation », le 29 novembre dernier, les Suisses décidaient majoritairement de ne plus permettre la construction de nouveaux minarets sur le territoire helvétique. Qu’on le veuille ou non, de telles constructions constituent une présence dans l’espace public qui n’est pas simplement locale ; il ne paraît donc pas extravagant a priori que le public soit consulté. Or l’idée même d’un tel référendum avait déjà suscité une vague de condamnations de la part des grands médias, et ses résultats positifs furent blâmés, et cela au nom de la liberté religieuse.
Archi-classique. Telle est l’impression que donne le visage de l’Union européenne à travers ses nouveaux dirigeants. Le cahier des charges a été respecté ; les équilibres minutieux de l’Europe à 29 sont préservés ; les contentements et mécontentements sont équitablement distribués.
Malgré l’espoir des opposants au traité de Lisbonne qui, ailleurs en Europe, comptaient sur leur constance, les Irlandais ont fini par dire « oui » à une Europe retaillée à leur mesure [1]. La surprise est venue de l’ampleur de la majorité : 67% contre 33% au non.
Le programme du gouvernement luxembourgeois présenté le 29 juillet dernier prévoit l’ouverture du mariage « aux personnes de même sexe ». Les intellectuels et dirigeants catholiques du Cercle Beaumont réagissent, stupéfaits par ce projet soutenu par des chrétiens sociaux.



